Ethiques et formes de mobilisation de l'acteur au travail
Postel Nicolas
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782747592888
La mutation récente du capitalisme, vers une forme plus financiarisée, s'est accompagnée d'une précarisation du salariat, affaiblissant par là même les motivations du salarié à " jouer le jeu " du travail bien fait. Et pourtant, paradoxalement, cette période a aussi été celle de l'éclosion du mouvement de l'entreprise " éthique " ou " responsable " et des principes toyotistes de production fondés sur " l'auto-activation " et " l'autonomie " du salarié. Comment expliquer ce paradoxe qui voit à la fois le salarié appelé à plus d'implication volontaire dans le travail et moins de reconnaissance formelle ? C'est à cette question que ce second volume consacré à l'action au travail cherche à répondre, en traquant, au-delà des modes macro-économiques classiques de mobilisation, les ressorts plus individuels de l'engagement éthique et moral et les modifications méso-économiques des représentations communes du temps ou du rapport salarial qui sont à l'œuvre au coeur du monde du travail.
Nombre de pages
198
Date de parution
01/01/2006
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747592888
Titre
Ethiques et formes de mobilisation de l'acteur au travail
ISBN
274759288X
Auteur
Postel Nicolas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
20060101
Nombre de pages
198,00 €
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Pourquoi les économistes parlent-ils si peu des règles collectives au moment même où il n'a jamais paru plus urgent de stabiliser et de rendre plus équitable un système économique déboussolé ? Les économistes s'appuient, pour défendre le primat de la régulation par le marché, sur un modèle qui vise à démontrer l'inutilité des règles sociales le modèle Arrow/Debreu. Pourtant, dès lors que l'on cherche, avec Arrow lui-même, à introduire le temps et l'altérité (morale et sociale), le problème de la règle refait surface... Il est alors traité alternativement sous l'angle du choix d'une organisation efficace (économie des coûts de transaction) ou sous celui d'une contrainte sociale fortuite et dépourvue de sens (théorie des jeux). Ainsi, pour saisir ce qu'est vraiment une règle, contingente mais socialement signifiante, il faut mobiliser les réflexions " hétérodoxes " de Keynes, Simon et plus récemment de l'Économie des Conventions. Or s'aperçoit alors que pour pouvoir penser les règles, l'économiste se doit d'élargir sa conception de l'action économique et de prendre en compte des aspects éthiques, échappant au seul impératif d'efficacité. Cet ouvrage, théorique, vise essentiellement un public familiarisé avec les sciences économiques mais s'adresse également aux spécialistes d'autres sciences humaines familiers du concept de règle, et, plus généralement, toute personne curieuse de comprendre une des raisons fondamentale du poids de la régulation marchande dans nos économies.
La Responsabilité Sociale de l'Entreprise s'affirme comme un nouveau paradigme de la régulation du capitalisme et un nouveau cadre pour la négociation sociale et sociétale. Ce mouvement est cependant peu théorisé et défini. Ces contours sont flous, en pratique, et plus encore en théorie. C'est ce vide que ce dictionnaire entend combler. Un dictionnaire à usage des décideurs, des partenaires sociaux, des ONG impliqués dans des processus complexes de RSE. Un dictionnaire à usage des chercheurs et intellectuels dubitatifs quant aux contours exacts et au potentiel régulatoire de ce mouvement principalement porté par les entreprises et la société civile. Ce dictionnaire recueille les contributions de spécialistes du domaine en sciences sociales et est sans équivalent en langue française. Par sa dimension pluridisciplinaire il propose une représentation complète de phénomène. Par sa dimension réflexive et critique, et non uniquement opérationnelle, il suggère une mise en perspective réflexive nécessaire pour commencer à appréhender ce qui constitue une des inflexions les plus notables du " dialogue sociale " et de la nature de la médiation publique ces dernières années.
Le théoricien de la « grande transformation »Intellectuel juif de la Mitteleuropa de l'entre-deux-guerres contraint de fuir le nazisme, Karl Polanyi (1886-1964) est l'auteur d'une ?uvre pluridisciplinaire qui replace l'économie dans son indépassable encastrement social et écologique. Il donne des clés pour comprendre ce qui a provoqué l'effondrement des sociétés européennes dans les années 1920-1930. Sa conviction est ferme : le fascisme est une conséquence du libéralisme économique et donc l'épilogue du bouleversement provoqué par un système capitaliste qui organise le monde selon une logique de marché autorégulateur. Si, après guerre, une « grande transformation » avait permis de réguler cette logique, l'avènement du néolibéralisme a relancé un mouvement de marchandisation et réactivé le risque d'effondrement. Nicolas Postel et Richard Sobel se penchent sur la trajectoire et l??uvre d'un économiste essentiel du XXe siècle. Ils montrent combien son interprétation des rapports entre économie et société et, plus précisément, entre marché et démocratie est novatrice, et combien elle résonne de nos jours avec acuité.