Les paroles du huit-fois difforme. Dialogue sur la réalité
Porte Alain
ECLAT
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EAN :9782841627493
Les Paroles du Huit-fois-difforme " (Ashtâvakra Samhitâ) est un texte classique du monisme védantique, postérieur de plusieurs siècles au Mahâbhârata.Sa rédaction peut être datée entre le IV' et le Vile siècle de notre ère. Il consigne l'instruction spirituelle du roi Janaka par l'enfant Huit-fois-difforme Ashtâvakra. "Comment s'obtient la connaissance ? Comment se produira la délivrance ? Et l'absence de toute passion, comment s'obtient-elle ? " Tous les concepts fondamentaux de notre philosophie sont évoqués ici : l'Etre, la connaissance, l'Un, le multiple, la conscience, la pensée, la vérité, etc. Mais le bouleversement advient dès lors qu'on réalise qu'en sanskrit la pensée est un organe, l'intellect un sens qui transcrit les cinq autres, et que la vérité s'apparente à ce qui peut être "désigné du doigt". Alors la lecture des Paroles du Huit-fois-difforme devient une expérience de haute-montagne. Une lente ascension d'un monde et d'une langue, d'un monde qui est la langue, jusqu'au principe des choses, jusqu'à ce que "le sage soit comme le ciel". "A quoi bon multiplier les mots ? " s'écrie alors Ashtâvakra, et cette"propédeutique du silence" adressée au roi Janaka prend une tout autre dimension pour l'homme occidental, coupé de son "orient" où naît le jour.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
140
Date de parution
14/05/2025
Poids
300g
Largeur
110mm
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EAN
9782841627493
Titre
Les paroles du huit-fois difforme - Dialogue sur la réalité
Auteur
Porte Alain
Editeur
ECLAT
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110
Poids
300
Date de parution
20250514
Nombre de pages
140,00 €
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Jean Klein (1912-1998) appartient à la galaxie des Maîtres spirituels en quête de l?Ultime Réalité, et comme tous ses pairs illustres en ce domaine de recherche, il communique à son enseignement une tonalité unique. C?est cette qualité qui donne à sa parole une authenticité féconde, et la saveur d?une vie réelle à la non-dualité (Advaïta) dont il dira lui-même que " ce n?est pas un système, une religion ou une technique, que ce n?est même pas une philosophie, c?est simplement la vérité. " Jean Klein semble simplement se pencher au chevet du monde, pour le réveiller de sa léthargie de somnambule. Il n?y a pas chez lui d?exposés dogmatiques, simplement des exercices à l?air libre de discrimination rigoureuse pour évincer de notre perception tous les écrans superflus qui s?interposent entre nous et? nous ! Les idées et les émotions dans l?être humain sont des turbulences à pacifier, pour gagner la tranquillité de la Conscience. Une invitation à être, assortie d?aucune condition, ainsi pourrait-on formuler la perception de ce que Jean Klein nous offre, il le fait par un examen précis des choses, une sorte d?état des lieux de l?âme humaine, éclairée par la lumière d?une Présence, et c?est alors que les incessants conflits de notre pensée deviennent le combustible capital de notre véritable naissance. Ce sage est l?horloger qui sait sur nos cadrans faire sonner les heures de l?éternité. Sous son regard, la nostalgie du passé et l?espoir d?un futur viennent se résorber dans la Tranquillité du Présent. Alain Porte nous présente de façon inspirée et avec une belle écriture cette Présence de Jean Klein. Etant sanskritiste, il nous donne également des indications passionnantes et substantielles sur la sagesse de l?Inde (le yoga, la Bhagavad Gîtâ?). Ce texte s?adresse tout autant au coeur qu?à l?intelligence. Ce qui se déploie dans les entretiens de Jean Klein et qui est comme un océan immuable sans cesse renouvelé, c?est une lumière dont on ne peut détecter la source, et dont la seule raison d?être est d?éveiller en chacun sa propre lumière.
Le message de l'Avadhûta, sage parmi les sages, est d'une simplicité désarmante : "Tout est Béatitude, je suis comme le ciel". Ces paroles s'adressent à la Pensée, cet ange blessé qui nous sert de lumière intérieure. C'est une manière inhabituelle, intensément paradoxale, d'interroger la vie, tout en repoussant les angoisses du devenir jusqu'aux frontières de l'illusion, afin de placer au coeur de la Conscience une seule et unique réalité, celle de l'Etre, sans pour autant la pervertir en une certitude. Par delà l'infructueuse discrimination du Bien et du Mal, par delà l'horizon laborieux du savoir, se révèle une oasis émancipée de tout conflit : la plénitude qui nous habite, plus vaste que l'éternité et plus magique que la poésie. Cette gîtâ est un des grands textes de la spiritualité indienne pour la première fois traduite en français. Ce texte est attribué au sage Dattatreya et remonte au XIIe siècle.
Résumé : Ainsi, la Création du monde est-elle orientée dans les premières mesures de cet hymne, vers la puissance de l'Energie primordiale, la Déesse, la Shakti. Le poète la chante en vagues successives, en élans renouvelés, dans l'éblouissement d'instants fulgurants, où l'on voit les plus emblématiques figures du panthéon indien - Brahma, Vishnu, Shiva - prosternées devant son infinie puissance, simples poussières d'étoiles dans la féerie cosmogonique qu'est l'insondable devenir du monde. Entre ses mains de Créatrice, de Maya, la réalité, divine ou humaine, a pris corps, mais avoir une forme est comme un défi lancé à la conscience de chaque créature : atteindre à travers une vie périssable l'étrange et insoutenable beauté de Celle qui ne meurt pas. Ou, pour le poète dont nous lisons les chants, le désir de faire entendre l'intime vibration de l'être épuisé d'illusion, pour dépasser, jusqu'aux rives de l'indicible, la sphère des discours et des morts. Cet hymne est attribué à Shankara (VIIIe siècle).
Flüsser David ; Petitdemange Guy ; Pinto Lasry Vér
L'oeuvre de David Flusser a marqué durablement les relations entre le judaïsme et le christianisme, et son ouvrage sur le Jésus historique, à la suite des travaux de Joseph Klausner, a si considérablement modifié la figure du Christ que les nouveaux exégètes en mal de compromis ont vite fait de l'ignorer. "Flusser ouvre une voie, comme peut-être personne, par le savoir indubitablement, mais aussi par une sorte d'illumination intérieure délivrante, en enracinant le christianisme dans l'histoire du judaïsme de l'époque. Ce n'est évidemment pas une explication ; c'est un éclairage sans pareil, éclairage qui est aussi un réveil, le regard sur un autre paysage ", écrit Guy Petitdemange dans sa préface à ce petit livre, devenu un 'classique' secret et qui résume l'oeuvre de toute une vie.
Les martyrs ignorés, qui aurait dû introduire les Etudes philosophiques de La Comédie humaine, est resté inachevé, même si la conversation à la `Table des philosophes' du Café Voltaire, menée tambour battant avec tout le génie et l'ironie de Balzac, revient à poser la question qui est au coeur de la Comédie tout entière : "qu'en est-il de la pensée ? peut-on en abuser comme on abuse du café? enrichit-elle la vie ou la détruit-elle ? ", à laquelle répond l'oeuvre même, qui témoigne que l'on meurt à trop penser, de même que sans penser, il n'est pas de vie qui tienne.
Les Aventures administratives d'une idée heureuse (1834), qui paraissent pour la première fois en volume, est un petit chef-d'oeuvre d'une ironie mordante, doublée de la critique acerbe de la bureaucratie et des enjeux de pouvoir. Le texte aurait dû faire partie des études philosophiques qui accompagnaient les grands cycles de la Comédie humainé, mais les mille taches qui occupaient Balzac eurent raison de ces Aventures, presque inachevées, même si tout est déjà là : des personnages hauts en couleur, un humour ravageur, une courtisane, un jeune homme, du fantastique (ou comment enfermer dans une fiole les idées "bleues" d'un individu) et enfin une "idée" : comment l'idée survit à l'homme et est transmise de génération en génération jusqu'à se confondre avec l'homme lui-même.