De Jules Renard à Roland Barthes, de Pindare à Plutarque, de don Juan à Nero Wolfe, Giuseppe Pontiggia porte sur les oeuvres et les figures littéraires le regard acéré du critique et du romancier rompu au commerce des écrivains posthumes et des hommes de lettres inexistants. Rien n'échappe à sa curiosité : pas plus la passion dévorante du joueur d'échecs que les abîmes de la bêtise, ni la duperie des titres trop évocateurs, ni l'inéluctable dévaluation de la parole, monnaie galvaudée s'il en fut. Recueil d'essais publiés pour la première fois en Italie en 1984, Le Jardin des Hespérides représente une étape de la réflexion sur la littérature que l'auteur mène sans discontinuer, parallèlement à son oeuvre de romancier. Enfin, un vrai, un grand livre, dont on sort meilleur, un peu plus en accord - et en résonance : il dilate l'intelligence, la réflexion, en même temps qu'il aiguise la sensibilité, affine le jugement et le goût et plonge en profondeur.
Nombre de pages
284
Date de parution
16/10/1996
Poids
230g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782714305916
Titre
Le jardin des Hespérides
Auteur
Pontiggia Giuseppe ; Bouchard François
Editeur
CORTI
Largeur
120
Poids
230
Date de parution
19961016
Nombre de pages
284,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Fort et émouvant, poignant même, mais empreint d'une merveilleuse ironie, aussi discrète que constante, ce roman raconte les rapports entre un père et son fils handicapé, l'apprentissage réciproque qui domine leurs vies et les portes à constater la futilité de toute recherche de la normalité. «Ces enfants naissent deux fois, explique un des médecins consultés. Ils doivent apprendre à se mouvoir dans un monde que leur première naissance a rendu plus difficile. Et la seconde dépend de vous, de ce que vous saurez lui donner. Mais, au bout du compte, pour vous aussi, ce sera une renaissance.» Tout au long de leur parcours, l'espoir et le découragement se succèdent, des rencontres ont lieu avec des gens compréhensifs, mais la lutte prévaut toujours : contre soi-même, contre la société, contre la bêtise humaine, contre tout le monde. A la fin, ayant réussi à devenir eux-mêmes, liés par l'amour et le respect, père et fils s'accepteront dans leur diversité.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
Chaque grand écrivain, disait Marcel Proust, écrit dans une langue étrangère. Dans la postérité du Texte inconnu (Editions de Minuit, 1948) et de L'Observance du Même, (Puyraimond, 1978), Michel Fardoulis-Lagrange poursuit avec L'Inachèvement, une expérience de la factualité ontologique du Logos menant à l'évidence sensible autant qu'à l'abstraction, au sens kandinskien. Il y a dans cette oeuvre en suspens indéfini, ouverte à maint éclairage ainsi qu'aux ombres de l'élucidation, un enjeu insondable : quand le Neutre, signe troué de l'être, appelle l'effacement de la lumière du grand midi à travers les hauts faits de l'apparence en son clair-obscur légendaire. Hubert Haddad.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.