En 1938, Gontran de Poncins part seul, sans assistance ni itinéraire préétabli, parmi les Inuit netsilik de l'Arctique canadien, dont il partage la vie quotidienne pendant quinze mois. L'objectif de ce voyage, parrainé par la Société de géographie et le musée de l'Homme, est d'observer et de mieux comprendre ce peuple mais aussi de mieux se connaître lui-même en entreprenant une quête de paix intérieure. Gontran de Poncins se déplace à pied ou à traîneau à chiens et couvre toute la zone de Coppermine à l'ouest jusqu'à Pelly Bay à l'est. Il découvre ainsi les grands espaces, les températures négatives extrêmes, la nuit polaire, les contraintes de la vie en iglou, la pratique de la chasse, et doit s'accommoder des moeurs bien différentes des autochtones. Il finit par adopter leur mode de vie, entretenant un grand respect pour la culture inuit".
Nombre de pages
300
Date de parution
03/04/2026
Poids
300g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782361573140
Titre
Kablouna
Auteur
Poncins Gontran de ; Fisset Emeric
Editeur
TRANSBOREAL
Largeur
120
Poids
300
Date de parution
20260403
Nombre de pages
300,00 €
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Au retour de sa célèbre expédition dans le Grand Nord canadien (cf. Kablouna), Gontran de Poncins, à bord d'un vieux bateau, se lance sur l'océan Arctique, en compagnie de deux bourlingueurs, avec le projet ambitieux de contourner la grande bosse de l'Alaska, passer le détroit de Béring et redescendre sur Vancouver. C'est cette traversée qu'il relate dans ces pages...
Comme nous prenons conscience de la vie le matin, dès le réveil, chaque prise de conscience sur le plan universel est comme un nouveau jour qui se lève pour l'individu comme pour l'humanité. Dans cette réévaluation qu'il m'a fallu faire, j'ai essayé de voir l'Homme sous son aspect le plus fondamental, puis j'ai été amené à me demander, par-delà mon cas personnel, par quels moyens chacun de nous, dans le bouleversement actuel, pouvait se maintenir en équilibre. Pour moi -, sans doute est-ce dû à la première impression reçue dans l'enfance -, j'ai trouvé dans le contact intime avec la nature et avec tout élément naturel, le meilleur moyen de parvenir à l'équilibre, ma plus grande source d'information, et aussi ce caractère divin de la vie dont le visible ne constitue qu'un des moindres aspects. Plus encore: de cette vérité essentielle, j'ai retrouvé dans chaque événement les mêmes lois, le même mouvement, les mêmes symboles.
La température est maintenant si basse que mon crayon n'écrit plus : la mine est gelée. Le lendemain, toujours pas de kudlerk (lampe à huile). C'est un conflit d'entêtements. Je reste enfoncé tout le jour dans mon sac de couchage pendant qu'Algunerk, assis sur la couche, le torse nu (à cette température !), marmonne pour lui tout seul. Physiquement et moralement, c'est la pire journée que j'aie passée dans l'Arctique. J'ai dit que la lampe à huile est la chaleur, la vie ; je puis vous dire maintenant que sans elle l'iglou est un tombeau. Dehors, le vent balaie le lit de la rivière, hérisse les poils des chiens. Le vent mord la peau et donne envie de mordre en retour. La journée entière se passe dans l'inquiétude, l'attente ; puis la suivante. " Que sera la troisième ? " Bien plus qu'un simple voyage, ce livre décrit la douloureuse mais fascinante initiation d'un " kablouna " (un " homme blanc ") à la vie, aux mœurs, aux mentalités, aux dures réalités des Eskimos. C'est au milieu du siècle que Gontran de Poncins (1900-1962) a vécu cette aventure en Arctique. Illustré de portraits saisissants, son témoignage est à placer aux côtés des plus célèbres récits de découverte.
Crane Adrian ; Crane Richard ; Gilleron Julien ; T
Résumé : Adrian et Richard Crane se sont lancé un défi : traverser l'Himalaya dans son intégralité, d'est en ouest, de Darjeeling, en Inde, à Rawalpindi, au Pakistan, en moins de cent jours. Pourquoi cela ? Parce qu'on n'a qu'une vie, parce que l'itinéraire est fantastique, parce que courir est une évidence, l'expression même de la liberté : il suffit de lacer ses chaussures, de pousser une porte, et c'est parti ! A l'été 1983, deux décennies avant la création de l'UTMB, six ans avant celle de la Diagonale des fous, les frères Crane n'ont pas 30 ans. Avec leur allure de clochards célestes, ils vont courir plus de 3 000 kilomètres, cumulant 90 000 mètres de dénivelé, dont un aller-retour au camp de base de l'Everest. Des forêts profondes du Népal aux cols d'altitude, de l'agitation de Katmandou au silence du nord-ouest indien, les deux Britanniques doublent tous les 8 000. Sans itinéraire précis, sur un parcours qui les conduira à plus de 4 500 mètres d'altitude, les Crane improvisent, adaptent leurs étapes, avancent au gré des rencontres. Les équipements techniques n'existaient pas à l'époque, et cela rend l'aventure encore plus belle. Nul besoin de se transformer pour aller au bout, qu'importe le matériel pourvu qu'on ait l'ivresse ! La fatigue favorise les disputes, les tensions ne manquent pas, mais l'humour, toujours, les sauve. Une aventure sportive et pionnière, à l'époque où trail se disait "course à pied" .