Toute entière lumière propose une traversée poétique du territoire, de l'exil et des langues qui cherchent à se rejoindre. Entre les neiges du Canada, les villes frontalières de l'intime, les voix migrantes et les gestes d'hospitalité, Laurent Poliquin compose un chant de présence où chaque mot devient passage, chaque rencontre, une manière d'agrandir le monde. Le français y dialogue avec l'arabe dans une même quête de clarté, de fraternité et de recommencement. A travers des vers amples, sensibles et habités, le poète explore ce que signi ? e accueillir, aimer et tenir debout dans un pays toujours en train de naître. La lumière n'y e ? ace ni la fatigue ni les fractures. Elle les traverse, les écoute, les transforme en sou ? e commun. Intime et ouvert sur l'universel, ce recueil invite le lecteur à entrer dans une parole où les frontières se déplacent, où les langues se répondent, et où la beauté devient un acte de courage.
Nombre de pages
112
Date de parution
16/07/2026
Poids
140g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336634883
Auteur
POLIQUIN LAURENT
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260716
Nombre de pages
112,00 €
Disponibilité
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Avec ce quatrième recueil, Laurent Poliquin s'autorise une poésie lyrique qui démontre la vitalité d'un peuple. Le poète rend la parole aux communautés tapies dans l'ombre des sociétés majoritaires. Cette réverbération du métissage livre toute la couleur de la dynamique identitaire et terrienne des plaines de l'Ouest canadien. Quelques vers de La Métisse filante ont été diffusés dans les transports en commun de Winnipeg (Manitoba, Canada) à l'occasion de Poetry in Motion 2006.
Dans une langue habitée par une vision initiatique de la vie et d'une pratique poétique incarnée, la poésie de Laurent Poliquin emprunte le passage de tous les souffles de vie pour sonder la densité tellurique des mots, ce qui rythme leur origine. Dans Marchand d'intensité, les poèmes proposent leurs marchandises opératives capables de s'emparer du lecteur pour le rendre à sa propre intensité.
Dans Voyageur des interstices, l'écriture de Laurent Poliquin est d'abord une invitation à l'égarement dans des sentiers qui permettent au réel de gagner en intensité et de lui infuser un sens de la rêverie et de l'innocence. Tel un refuge, la poésie s'ouvre alors en un silence nu, vrai et sans fard. Peu à peu, elle dévoile le monde. Elle croque sur le vif ce qui définit ce que nous sommes et d'où nous venons. Elle promène ses impressions à l'orée de l'être, là où les sons et les sens se rencontrent. Avec cette quête profondément humaine, le poète canadien distille un art insoupçonné en bord de rupture et de disjonctions. Il nous offre ici une véritable leçon en creux de ce que l'insaisissable peut nourrir.
Rouge. Rivière. Du sang bien sûr. Malaises. Récit dans un espace farouche, lyrisme déjanté, sous le signe des corps, relation périphérique avec une faucheuse instantanée, la mort. La lecture avance à tâtons, déplie sa forme, sa partition, aux variations ouatées d'angoisse. Le poète porte en lui l'ivresse, non pas des paysages, mais des mots. Leur silence. Leur amnésie. Leur syntaxe mouvante. Le livre saisit. Geste familier. Neuf. Amoureusement intime. Laurent Poliquin fragmente ses visions, les guette jusqu'au surgissement d'une parole, d'un silence. Sa maîtrise poétique se lie aux ramures de ses maîtres en poésie (Meschonnic, Miron, Stéfan). Il dialogue avec eux, "lis Ponge, lis Scève", et écume des forces qui "fracassent des passés".