L'étymologie n'est jamais une folle du logis. De son origine (phantazo) phantasma a conservé l'idée de rendre visible, d'exposer à la vue, de montrer, d'où ces notions d'apparition, de spectre ou de fantôme. On trouve également dans le Nouveau Testament une occurrence de phantazo traduit cette fois par le mot spectacle. Et si terrifiant était ce spectacle que Moïse dit : Je suis épouvanté et tremblant (Epitre aux Hébreux, 12.24). A cet égard toutes les apparitions qui prennent ici corps, en adoptant contours, figures, couleurs, composent un spectacle tout aussi captivant que déroutant, au point que le spectacle en arrive à devenir une histoire, comme s'il pouvait exister des narrations à dessiner, des narrations de l'apparition même, dont les compositions de Chloé Poizat écriraient quelques lignes. Une histoire des formes, des modes et des matières de l'apparaître, non pas comme de simples surfaces qui ne seraient qu'apparences ou reflets, mais comme des images d'êtres débouchant de leurs plus anciennes origines, de leurs plus lointaines profondeurs.
Nombre de pages
60
Date de parution
22/10/2020
Poids
104g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791094565742
Titre
Phantasma
Auteur
Poizat Chloé
Editeur
WAKNINE
Largeur
155
Poids
104
Date de parution
20201022
Nombre de pages
60,00 €
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Chloé Poizat nous guide dans une création subtilement inquiétante. Les enfants poussent sur les arbres où ils seront pendus, ils sortent en fumée des cheminées ; corps décapités, têtes coupées, troncs mutilés, tout témoigne de quelque catastrophe inouïe, comme effacée de notre mémoire. Enveloppés par une horreur muette, nous nous aventurons dans le monde des cauchemars, à la rencontre de fantômes ambigus. Chien à tête de chou ou homme à tête d'escargot, fillette en feu, ces apparitions, flottent à la frontière du rêve et de la réalité, du conscient et de l'inconscient, condamnées à une errance éternelle. Bal de tête est le produit d'une contrainte que l'auteur s'est imposée à elle-même : réaliser dans des carnets de petit format un dessin par jour pendant un an. De cette volonté d'ouvrir la porte à l'inconnu, de ce désir de formes surgissant de manière presque automatique est né un cabinet de curiosités hanté par des créatures mi-bestiales, mi-humaines, issues de croisements improbables ; une parade de monstres de foire qui attendaient tapis dans l'inconscient de l'auteur qu'elle leur ouvre la porte et que leur heure advienne enfin. Dans ces carnets, Chloé Poizat a donné forme aux peurs ancestrales, aux créatures nocturnes, que nous aurions voulu oublier. On s'attend à croiser, au hasard de son univers absurde, Odilon Redon, Gourmelin, ou Virgil Finlay. Et l'ombre de Lautréamont n'est pas loin.
Elles sont surréalistes et sophistiquées... Ce sont des machines à rêver, pour améliorer notre quotidien et donner envie d'en inventer. Dans ce petit livre d'art, chaque machine raconte son histoire.
Gianpaolo Pagni et Chloé Poizat sont tous les deux artistes plasticiens et illustrateurs. Ils vivent ensemble depuis vingt ans et partagent le même atelier depuis huit ans. En août 2011, ils décident d'entreprendre un travail commun sur une même feuille de papier, avec pour règle de commencer le dessin à tour de rôle. Chloé travaille au stylo-encre et Gianpaolo aux tampons. Nos pièces montées, c'est jouer avec le dessin de l'autre, le métamorphoser, se l'approprier, se défier, accepter de ne pas terminer son dessin, qu'il change de direction, qu'il soit sauvage. Une fois encore, après Bal de tête, Chloé Poizat explore son territoire peuplé de monstres et de créatures errantes. Dans ce livre, Gianpaolo Pagni les met en scène, les anime par le mouvement de la couleur et la répétition des motifs, pour en donner un sens nouveau.
Il était une fois une petite fille très gentille, presque plus gentille que toi, et si légère, si légère que, lorsqu'elle naquit, sa maman s'étonna de ne pas la sentir peser dans ses bras. Aussi l'appela-t-elle d'un nom léger : Grain-d'Aile. Un conte écrit en 1951 par Paul Eluard, de son vrai nom Eugène Grindel.
La reine fantasque, conte ; poésies diverses ; Sur les herbiers, lettre à Madame Delessert ; Sur les mousses, lettre à Monsieur de Malesherbes ; préface au Dictionnaire de musique ; Sur la musique militaire. De Jean-Jacques Rousseau, nous conservons comme une sorte de portrait figé et forgé par l'institution scolaire. Pourtant, ce portrait comprend de nombreux autres Rousseau, dont le présent ouvrage propose de découvrir quelques facettes, en révélant le fameux homme de lettres sous ses diverses plumes. un cd : Les pantouflettes (paroles et musique Jean-Jacques Rousseau)
« L'amour de l'Italie aura été une des plus fortes passions de ma vie d'artiste et de ma vie intérieure. » L'aveu est de taille. Lorsqu'il débarque en Sicile en 1921, le peintre Maurice Denis (1870-1943), pose le pied sur la terre italienne pour la huitième fois. Arrivé d'Afrique du Nord avec l'une de ses filles, il vient s'y consoler d'un grand deuil. Maurice Denis a profondément aimé ce pays. Carnets de voyage en Italie peut être regardé comme un récit pittoresque ? c'est bien le mot ? de ses passages dans diverses villes, mais aussi une leçon d'histoire de l'art à travers l'étude de grands maîtres de la peinture. Assurément, ces Carnets sont ceux d'un peintre qui sait, qui aime écrire, et la chose est rare.
Au sein de l'exceptionnelle bibliographie de Henri Focillon brille d'un éclat particulier un petit texte : Eloge de la main, qui figure toujours en appendice à la Vie des formes. Pourtant ce texte court, d'une profondeur et d'une intensité rares, peut être lu pour lui-même, en ce qu'il propose au lecteur une réflexion sensible autour de la main de l'homme, entendue comme outil pratique, artistique, voire spirituel, à même d'être élevé au statut d'une invention sans pareille, comparable à celles du feu et de la roue dans l'histoire de l'humanité.
Héritier du théâtre grec, le théâtre romain n'a fait usage du masque pour ses représentations qu'à partir du premier siècle avant notre ère. Qu'il s'agisse de tragédies (Accius ou Pacuvius) ou de comédies (Plaute ou Térence) l'usage du masque a d'abord été d'ordre technique, cet accessoire faisant alors office de porte-voix afin que tous les spectateurs puissent entendre la pièce. Un curieux personnage (Francesco de Ficoroni) (1664-1747) (homme de grande érudition, collectionneur, antiquaire et archéologue) a rassemblé dans un petit ouvrage des dizaines de ces masques appartenant à la tradition théâtrale romaine, grâce auxquels nous pouvons découvrir combien ces masques ont pu devenir, en eux-mêmes et par eux-mêmes, des objets d'art à part entière : un univers fascinant et somptueux, dont chacun désormais pourra faire l'expérience en parcourant ces pages.