En moins de deux siècles, la photographie a profondément bouleversé notre culture de l'image comme notre rapport à la création artistique. Depuis les années 1980, les études photographiques se sont constituées autour de grands repères : les questions de l'invention et du progrès des procédés techniques, le statut artistique des photographies, la figure même du photographe ou bien encore la part du u photographique " dans les avant-gardes artistiques. Cependant, l'histoire de la photographie ne peut procéder par simple accumulation de ses objets. Il s'avère donc nécessaire de fédérer les approches et les thématiques, les régimes d'historicités et les courants théoriques. En apparaissant graduellement dans l'histoire des représentations, la photographie est devenue le prétexte à des tentatives et à des innovations protéiformes, qui sont chaque fois des expériences de ses propres potentialités et, symétriquement, des expériences sociales du rôle des images dans la culture. Parce que tout est nouveau à partir du milieu de siècle, pour la photographie comme pour ceux qui s'y trouvent confrontés, l'expérience devient une dimension constitutive de son historicité. Cet ouvrage, préparé sous la direction d'Éléonore Challine, Laureline Meizel et Michel Poivert, est le sixième volume de la collection Histo.Art, présentant les travaux de l'école doctorale Histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Date de parution
03/07/2014
Poids
510g
Largeur
160mm
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EAN
9782859447823
Titre
EXPERIENCE PHOTOGRAPHIQUE
ISBN
2859447822
Auteur
POIVERT
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
510
Date de parution
20140703
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Pour sa quatrième édition, Lyon Septembre de la photographie, s'intéresse aux relations qu'entretiennent les corps et la cité. Chaque occupant de l'espace public construit son attitude en fonction de l'architecture, des flux et des échanges qui caractérisent la ville. Styles vestimentaires, regards, postures... Tout concourt à la signification poétique et politique du corps. Cette chorégraphie ordinaire s'offre comme un répertoire de formes pour la modernité. Du 15 septembre au 4 novembre, une quarantaine de galeries et de centres d'art de l'agglomération lyonnaise accueille les photographies des quatre-vingt quatre artistes participant à Lyon Septembre de la photographie. La manifestation, divisée en deux parties, explore des thématiques telles que le corps urbanisé, ritualisé, chorégraphié, sacré, enfermé... Le premier corpus, La Région humaine, met l'accent sur le caractère théâtral et universel des corps acteurs de l'urbanité. Le second, Des Corps dans la ville, ouvre notre regard à une grande diversité de styles artistiques et d'approches thématiques. du flâneur à l'usager des villes ultra-contemporain, de la poésie des corps urbains à leurs aspects sociaux, politiques, philosophiques...
Célébre pour ses reportages de guerre en Israël, au Vietnam ou au Biafra dans les années 1960, Gilles Caron est aussi considéré comme "le" photographe de Mai 68. Derrière des images légendaires, les archives de la Fondation Gilles Caron permettent désormais de découvrir la partie immergée d'un iceberg : des milliers de vues réalisées tout au long d'une année où il propose un portrait de la jeunesse française, de ses vedettes, de ses hommes politiques et d'une foule d'anonyme décidée à changer d'époque. Sur le terrain, dans les amphis et au cours des manifs, Gilles Caron tient une chronique de 1968 en très grande partie inédite. Son expérience malgré sa jeunesse lui permet de poser un regard à la fois bienveillant et distancié sur des événements au goût de révolution, lui qui sera le témoin engagé de conflits dramatiques en Afrique tout au long de cette année 1968. Disparu prématurément en 1970 à l'âge de 30 ans au Cambodge, Gilles Caron laisse le plus précieux témoignage de la "révolution symbolique" que fut Mai 68.
Poivert Michel ; Cohn-Bendit Daniel ; Bachelot Wil
Célèbre pour ses reportages de guerre, Gilles Caron est aussi considéré comme "le" photographe de Mai 68. Les archives de la Fondation Gilles Caron nous permettent aujourd'hui de découvrir une radiographie de la France de cette armée charnière. Disparu prématurément en 1970 à l'âge de 30 ans au Cambodge, Gilles Caron laisse le plus précieux témoignage de la "révolution symbolique" que fut Mai 68. Un entretien intergénérationnel exclusif entre William Bachelot, petit-fils de Gilles Caron, et Daniel Cohn-Bendit, met en lumière les événements et les photographies de Mai 68.
Phénomène artistique majeur du tournant des XXe et XXIe siècles, la photographie contemporaine ne se limite pas à un courant de l'art contemporain. La photographie s'ouvre à la catégorie générale de l'image. Elle concerne les recherches expérimentales au temps du virtuel, les formes alternatives de l'information au temps des nouveaux médias, l'histoire du modernisme au moment de la remise en cause du statut de l'oeuvre d'art ; mais aussi la question du document ou bien à l'inverse celle de l'image mise en scène et enfin le courant d'une photographie recomposée après la rupture numérique. Cet essai, largement illustré, explore ce moment qui commence au seuil des années 1980 et se prolonge jusqu'à nous en réunissant des productions, certes différentes, mais toutes habitées par un même souci d'éthique. Comment voyons-nous, que regardons-nous, quel partage entre fiction et réalité ? Imposant la stabilité de ses formes réfléchies dans un monde aux messages brouillés, la photographie contemporaine est le nom d'une communauté de pratiques créatives qui place la photographie au coeur de la sensibilité de notre temps.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.