La région humaine - Des corps dans la ville. Lyon Septembre de la photographie
Poivert Michel ; Verneret Gilles
FILIGRANES
24,99 €
Epuisé
EAN :9782350460796
Pour sa quatrième édition, Lyon Septembre de la photographie, s'intéresse aux relations qu'entretiennent les corps et la cité. Chaque occupant de l'espace public construit son attitude en fonction de l'architecture, des flux et des échanges qui caractérisent la ville. Styles vestimentaires, regards, postures... Tout concourt à la signification poétique et politique du corps. Cette chorégraphie ordinaire s'offre comme un répertoire de formes pour la modernité. Du 15 septembre au 4 novembre, une quarantaine de galeries et de centres d'art de l'agglomération lyonnaise accueille les photographies des quatre-vingt quatre artistes participant à Lyon Septembre de la photographie. La manifestation, divisée en deux parties, explore des thématiques telles que le corps urbanisé, ritualisé, chorégraphié, sacré, enfermé... Le premier corpus, La Région humaine, met l'accent sur le caractère théâtral et universel des corps acteurs de l'urbanité. Le second, Des Corps dans la ville, ouvre notre regard à une grande diversité de styles artistiques et d'approches thématiques. du flâneur à l'usager des villes ultra-contemporain, de la poésie des corps urbains à leurs aspects sociaux, politiques, philosophiques...
Nombre de pages
142
Date de parution
25/09/2006
Poids
246g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782350460796
Titre
La région humaine - Des corps dans la ville. Lyon Septembre de la photographie
Auteur
Poivert Michel ; Verneret Gilles
Editeur
FILIGRANES
Largeur
210
Poids
246
Date de parution
20060925
Nombre de pages
142,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Célébre pour ses reportages de guerre en Israël, au Vietnam ou au Biafra dans les années 1960, Gilles Caron est aussi considéré comme "le" photographe de Mai 68. Derrière des images légendaires, les archives de la Fondation Gilles Caron permettent désormais de découvrir la partie immergée d'un iceberg : des milliers de vues réalisées tout au long d'une année où il propose un portrait de la jeunesse française, de ses vedettes, de ses hommes politiques et d'une foule d'anonyme décidée à changer d'époque. Sur le terrain, dans les amphis et au cours des manifs, Gilles Caron tient une chronique de 1968 en très grande partie inédite. Son expérience malgré sa jeunesse lui permet de poser un regard à la fois bienveillant et distancié sur des événements au goût de révolution, lui qui sera le témoin engagé de conflits dramatiques en Afrique tout au long de cette année 1968. Disparu prématurément en 1970 à l'âge de 30 ans au Cambodge, Gilles Caron laisse le plus précieux témoignage de la "révolution symbolique" que fut Mai 68.
Phénomène artistique majeur du tournant des XXe et XXIe siècles, la photographie contemporaine ne se limite pas à un courant de l'art contemporain. La photographie s'ouvre à la catégorie générale de l'image. Elle concerne les recherches expérimentales au temps du virtuel, les formes alternatives de l'information au temps des nouveaux médias, l'histoire du modernisme au moment de la remise en cause du statut de l'oeuvre d'art ; mais aussi la question du document ou bien à l'inverse celle de l'image mise en scène et enfin le courant d'une photographie recomposée après la rupture numérique. Cet essai, largement illustré, explore ce moment qui commence au seuil des années 1980 et se prolonge jusqu'à nous en réunissant des productions, certes différentes, mais toutes habitées par un même souci d'éthique. Comment voyons-nous, que regardons-nous, quel partage entre fiction et réalité ? Imposant la stabilité de ses formes réfléchies dans un monde aux messages brouillés, la photographie contemporaine est le nom d'une communauté de pratiques créatives qui place la photographie au coeur de la sensibilité de notre temps.
Cet ouvrage regroupe les photographies de Gilles Caron (1939-1970) couvrant les conflits des années 1960 en Israël, Irlande, Tchad, Biafra, Vietnam et Cambodge, souvent en compagnie de Don Mc Cullin. Ses images de mai 68 sont également iconiques. Il est composé de sept chapitres : héroïsme, regard intérieur, douleur des autres, mouvement de révolte, Nouvelle Vague, conscience malheureuse. Ce beau livre à la riche iconographie et sous la direction de Michel Poivert, historien de la photographie et président de la Société française de photographie pendant 15 ans, sortira à l?occasion d?une très grande exposition dédiée à Gilles Caron.
Des temps de l'invention à nos jours, cet essai propose en douze chapitres une vision personnelle des grandes étapes qui ont conduit la photographie à s'imposer comme le modèle de l'image moderne. Privilégiant le ton d'une expérience de vie au sein des collections, de l'enseignement et de la recherche, l'auteur revendique la subjectivité d'une approche où les photographies produites dans les contextes les plus variés ne cessent d'interroger notre rapport à la réalité. En historien d'art qui a vu la photographie devenir depuis les années 1980 une part de l'art contemporain tout en maintenant son rang de média populaire au c?ur des réseaux sociaux, Michel Poivert propose de repérer les grands changements de valeurs que nous attribuons à la photographie (fiction ou réalité, vérité ou mensonge, intime ou publique, etc.). Dans son analyse tout à la fois thématique et chronologique, Michel Poivert, après s'être intéressé à la question des origines, et aux démarches exploratoires des premiers cercles d'amateurs, interroge la photographie du visage et les codes de la célébrité. Il montre les relations entre la personnalité d'un Nadar, qui concentre l'image sur la psychologie de son modèle, et celle du médecin Duchenne de Boulogne, qui cherche à établir une grammaire des expressions du visage en utilisant des modèles anonymes. Les sciences sont présentées comme un laboratoire de formes en interaction avec l'enseignement des beaux-arts. Mais dès le XIXe siècle, la photographie est aussi défendue au nom d'une véritable morale consacrant les seules valeurs de la prise de vue, du négatif et de la fidélité : une " pureté " qui condamne les pratiques hétérodoxes de la mise en scène et des manipulations des épreuves au moment du tirage. Pourtant, au tournant des XIXe et XXe siècles, les pictorialistes comme Robert Demachy en France déjouent cette morale et renient les valeurs du progrès de la technique en utilisant le flou et les effets plastiques. Rouvrant le dossier de l'avant-garde, cet ouvrage s'inscrit dès lors dans une dynamique qui privilégie les tensions autour du statut de la photographie. Avec Alfred Stieglitz et Paul Strand, le document et l'art ne cessent de se répondre pour fonder les principes d'une image capable de se mesurer aux contradictions du monde moderne. En ce sens, le surréalisme est au c?ur d'une approche anti-disciplinaire de la photographie où les figures d'André Breton ou Salvador Dalí commencent à détourner les photographies des magazines et journaux : le monde des images s'ouvre comme un territoire de jeu où règne l'esprit critique. La question des médias est alors posée frontalement à partir du photojournalisme. L'auteur insiste sur le rôle de reporters tel Gilles Caron, pour montrer le passage entre l'image de l'événement et la tentation subjective de l'auteur et interroge les valeurs humanistes de la profession. Enfin, Michel Poivert conclut son essai en définissant la photographie contemporaine comme le moment où art et photographie semblent lier leur destin. La richesse de propositions artistiques aussi différentes que celles des partisans de la mise en scène, comme Jeff Wall, ou des tenants du genre documentaire comme Allan Sekula, l'esthétisation de l'image de presse ou bien encore le retour en grâce de l'image expérimentale contredit ceux qui, à l'aube du numérique, prédisaient l'obsolescence de la photographie.
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.