Cornelius Castoriadis et Claude Lefort. L'expérience démocratique
Poirier Nicolas
BORD DE L EAU
19,00 €
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EAN :9782356873545
Si, aujourd'hui, la démocratie fait, encore et toujours, question, peu d'oeuvres comparables à celles de Cornelius Castoriadis (1922-1997) et de Claude Lefort (1924-2010) permettent de circonscrire avec plus de profondeur et de radicalité ce questionnement. Sous les regards de la philosophie, de la sociologie, de l'histoire et de la science politique, cet ouvrage propose d'interroger le travail de réflexion entrepris par ces deux grandes figures de la philosophie politique contemporaine à la fois en commun, dans le cadre de Socialisme ou Barbarie, puis de manière indépendante par la suite. Pour l'essentiel, le travail de Castoriadis et de Lefort aura principalement consisté à redonner sens à la notion de démocratie, que l'on ne doit pas entendre uniquement en tant que régime et institution politique, ou même en tant que réalité sociologique, mais bien plutôt en tant qu'expérience par laquelle les hommes s'emploient à transformer les conditions de leur existence commune. Si les convergences entre ces auteurs sont profondes, des différences se marquent aussi entre une pensée de la démocratie comme auto-institution explicite de la société et une conception de l'agir démocratique soucieuse de mettre avant tout l'accent sur le fait de la division sociale, et suggérant davantage de contester le pouvoir, en revendiquant contre lui des droits, qu'à chercher à en démocratiser l'exercice effectif Pour autant, l'un comme l'autre invitent à envisager la perspective de l'émancipation à la manière d'un processus conflictuel dont il est impossible de connaître le terme et qui n'a d'autre fondement que le désir de liberté.
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Nombre de pages
184
Date de parution
18/02/2015
Poids
245g
Largeur
140mm
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EAN
9782356873545
Titre
Cornelius Castoriadis et Claude Lefort. L'expérience démocratique
Auteur
Poirier Nicolas
Editeur
BORD DE L EAU
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140
Poids
245
Date de parution
20150218
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184,00 €
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Romancier, dramaturge, anthropologue, essayiste et moraliste, prix Nobel de littérature en 1981, Elias Canetti est un écrivain inclassable, rétif aux dogmes comme aux idéologies, qui a tout fait pour ne pas s'ériger en maître. Hostile aux systèmes de pensée à vocation totalisante, la pensée de Canetti peut sembler, à première vue, assez déroutante, tant il est difficile d'en identifier la forme unitaire qui lui confère d'emblée sa signification. Pourtant, si ses motifs sont indéniablement pluriels, l'oeuvre de Canetti n'en reste pas moins portée par le souci de donner tout son sens à la possibilité pour les hommes de résister, en se jouant notamment des identités figées, à un pouvoir ayant besoin d'infliger la mort pour s'exercer. Le livre de Nicolas Poirier privilégie l'aspect plus directement politique de l'oeuvre de Canetti : à partir principalement de l'anthropologie de la culture élaborée par Canetti dans Masse et puissance, son unique ouvrage théorique, il se donne pour objet de faire ressortir les thématiques et problématiques saillantes de la réflexion menée par Canetti concernant notamment le pouvoir et son lien avec la mort, mais aussi plus largement la capacité humaine de faire communauté sans succomber aux pathologies qui enferment l'homme dans une identité qu'il prétend exclusive.
Cet ouvrage, tiré d'une thèse de doctorat en archéologie soutenue à l'université François-Rabelais de Tours, a pour objectif de restituer les étapes de la construction d'une micro-région du Berry par les sociétés de la Protohistoire à l'époque contemporaine. La combinaison de la micro-échelle spatiale et du temps long constitue l'originalité de l'approche et favorise un meilleur repérage des ruptures et des continuités dans l'occupation du sol. Mais considérer l'évolution d'un espace dans la longue durée implique la nécessité de traiter plusieurs sources différentes: données archéologiques, sources textuelles et planimétriques, données environnementales. Sur le plan méthodologique, cette approche est l'occasion de définir des outils aptes à étudier les dynamiques de l'occupation du sol de manière diachronique et à favoriser les comparaisons micro-régionales, notamment par la mise en oeuvre de modélisations statistiques et spatiales au sein d'un système d'information géographique. Ainsi, la comparaison des évolutions observées dans la microrégion étudiée avec d'autres études de cas, ainsi que sa restitution au sein d'un contexte régional élargi au Berry antique et médiéval, permet de mesurer tous les apports de l'approche microrégionale à la connaissance des dynamiques de l'occupation du sol, en dégageant les tendances communes des particularismes locaux.
On reconnait en Castoriadis l'un des principaux penseurs politiques alternatifs contemporains, toujours actuel. Mais on connaît sans doute moins le lien étroit qui existe entre ses analyses politiques et ses prises de position philosophiques. Or, elles s'éclairent réciproquement. Le refus de subordonner la raison pratique à la raison théorique permet à Castoriadis de penser l'idée de création. Sa rupture avec Marx, auquel il reproche son ontologie déterministe, l'amène à repenser l'émancipation politique et sociale à partir de la notion d'imaginaire créateur. Pour bien comprendre cette notion, il faut la confronter avec les conceptions de l'imagination défendues notamment par la phénoménologie, particulièrement Sartre et Husserl. Elle débouche sur le concept de chaos, dont il ressort que l'action humaine repose sur un désordre pour une part irréductible, ce qui explique qu'on ne puisse fonder celle-ci, pas plus que la démocratie, en référence à une légitimité indiscutable. Cherchant à tisser un lien entre la pensée, l'oeuvre et la vie d'un homme engagé dans son temps, ce livre trace un parcours à travers les thèmes centraux de la pensée philosophique et politique de Castoriadis, qu'il met en rapport avec d'autres approches contemporaines : Maurice Merleau-Ponty, Claude Lefort, Richard Rorty, Vincent Descombes, ou encore Michel Foucault à propos de l'éthique du sujet. Un chapitre est également consacré à la place de l'exil dans la vie et la pensée de Castoriadis.
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Les repas de famille ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et de débats. Entre la tante convaincue que " c'était mieux avant ", votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebook, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. " Les LGBT sont une mode " ? ! " Les jeunes sont de plus en plus violents " ? ! " Depuis #metoo on ne peut plus rien dire " ? ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. A glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Il est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.