Histoire, médecine et santé N° 26, hiver 2024 : Drogues. Le renouveau historiographique
Pointeau-Lagadec Erwan
PU MIDI
15,00 €
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EAN :9782810713103
L’histoire des drogues est un champ de recherche en plein renouveau en France. Le présent numéro dresse un panorama de quelques-uns des grands chantiers qui le structurent : usages médicaux, ludiques ou toxicomaniaques, anti-alcoolisme, prohibition, dopage, etc.Champ de recherche en plein renouveau en France, l'histoire des drogues n'a plus fait l'objet d'un état des lieux conséquent depuis près de 30 ans. C'est ce manque que se propose de pallier le présent numéro, au travers d'une série de contributions à forte coloration historiographique présentant quelques-uns des principaux chantiers en cours d'investigation : la place qu'occupaient l'opium et le haschisch dans les sociétés de l'Islam médiéval, l'essor du mouvement anti-alcoolique français à partir du XIXe siècle, la panique morale des années 1960 ayant conduit à la prohibition des stupéfiants, le retour en grâce des thérapies à base de substances psychédéliques depuis le début des années 2000, la massification du recours aux produits dopants dans le monde sportif, la stigmatisation des usagers de crack, etc. Les réflexions ainsi menées révèlent un champ de recherche intimement lié aux choses médicales et sanitaires, dont les perspectives d'avenir ? multiples et clairement identifiées ? sont tracées par des chercheurs s'employant à exhumer le passé afin de contribuer à l'émergence d'un nouveau régime de gestion collective de la dépendance, de l'ivresse et de la modification de conscience.
Nombre de pages
221
Date de parution
27/11/2024
Poids
412g
Largeur
166mm
Plus d'informations
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EAN
9782810713103
Titre
Histoire, médecine et santé N° 26, hiver 2024 : Drogues. Le renouveau historiographique
Auteur
Pointeau-Lagadec Erwan
Editeur
PU MIDI
Largeur
166
Poids
412
Date de parution
20241127
Nombre de pages
221,00 €
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La consommation d'alcool, notamment de vin, occupe une place singulière dans la culture française. Que révèle ce rapport collectif à une pratique dont le coût social et sanitaire est particulièrement élevé? ? Alors que les usages évoluent (recul du vin au quotidien, banalisation du binge drinking, émergence du Dry ? January ou du No/Low), pourquoi l'alcool occupe-t-il toujours la même place dans l'imaginaire national ?? A la croisée de l'histoire, des sciences de l'information et de la ? santé publique, cet essai montre que, depuis les années 1960, les ? longs-métrages de fiction véhiculent majoritairement une ? image positive de l'alcool dans la culture populaire, en invisibilisant ses effets négatifs et en valorisant ses dimensions sociales et festives. Les représentations de l'alcool comme ciment social ou composante de l'identité française se perpétuent dans les films, alors que les connaissances, normes et attentes en matière de consommation se transforment. Erwan Pointeau-Lagadec met ainsi au jour une forme de "? découplage ? " entre l'évolution des usages et la permanence des représentations filmiques de l'alcool. Destiné aux chercheurs, étudiants et acteurs de la santé publique, cet ouvrage souligne la part prise par le cinéma dans la banalisation de l'alcool et ouvre une réflexion plus large sur les déterminants culturels de la santé et des conduites addictives.
Depuis la massification des usages de drogues dans les années 1960, le cannabis est devenu le premier produit stupéfiant consommé en France, et les Français comptent parmi les plus importants consommateurs de cannabis au monde. Comment expliquer la relation privilégiée que nous avons nouée avec cette substance psychotrope, pourtant interdite par la loi du 31 décembre 1970 ? La réponse se trouve peut-être du côté de notre accommodement à sa présence dans notre environnement sensible et dans nos productions culturelles. Forgé par les sociologues de la déviance, ce concept invoque les transformations des systèmes de représentations pour expliquer la normalisation des pratiques autrefois considérées comme moralement condamnables ou socialement illégitimes. Quel meilleur prisme d'observation que le film de fiction pour étudier les scansions et les mécanismes de ce basculement du regard, constitutif de notre rapport à l'ivresse, au plaisir, à la jeunesse et à la transgression ? Cet ouvrage est lauréat du Prix scientifique L'Harmattan.
En 1846, Théophile Gautier publie dans La Revue des Deux Mondes un conte fantastique intitulé Le Club des hachichins. Témoignage de la curiosité pour le haschisch qui travaille alors la bohème artistique et le corps médical français, ce texte a conféré à quelques soirées d'ivresse entre amis l'image d'une société secrète de prosélytes de la drogue, voire d'incubateur de la toxicomanie moderne. La tenue avérée de réunions d'expérimentation du cannabis à l'hôtel Pimodan, entre 1845 et 1849, exclut de réduire le Club des hachichins à une pure invention littéraire. Il convient ainsi de revenir aux sources de connaissance en la matière afin d'établir les faits le concernant, et de déconstruire le mythe qui continue de l'entourer.
Les manuels qui accompagnent tous les élèves.? Des activités de prolongement qui suivent la progression du manuel. ? Des activités qui réinvestissent les connaissances des élèves au sein d'une démarche active. ? Un dispositif de différenciation : adaptation aux différents niveaux des élèves à l'intérieur de chaque activité. ? Version corrigée pour l'enseignant offerte sur www.bordas-motsenherbe.fr
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.