L'espace fragmenté. Eléments pour une analyse sociologique de la territorialité
Poche Bernard
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782738444257
La sociologie s'est rarement préoccupée du rapport du monde social à l'espace dans toute l'extension de ce terme. Embarrassée dans une ambition congénitale tournée vers la production de concepts généralisables, elle n'a pas su exploiter l'héritage de penseurs tels que Marcel Mauss, qui établissaient un lien constant entre sociologie et ethnologie, entre structure et particularité, et elle a le plus souvent abandonné ce domaine à la géographie et aux sciences politique et administrative, se contentant d'un usage parfois un peu aventuré du paradigme de la ville. C'est ainsi tout un aspect du processus de la connaissance sociale qui a été trop délaissé, et que se propose d'aborder cet ouvrage : celui qui a trait à la relation au monde matériel en tant qu'il n'est jamais réductible à ce qu'en fait l'homme. A travers cette position contextuelle de la société insérée et impliquée dans son environnement physique, c'est tout un pluralisme de la vision sociologique qui se trouve mis en évidence. L'apport des sociologies d'inspiration phénoménologique se révèle très précieux dans cette démarche, en ce qu'il fonde la discipline sur la construction sociale de l'intelligibilité du monde, et non sur l'édifice rationaliste constitué par un système a priori de fonctions. Au delà des dérives économicistes et universalisantes de certaines sociologies actuelles, l'objectif poursuivi ici se présente comme une refondation de la sociologie générale, de la théorie du lien social, en les enracinant dans le paradigme de la représentation, c'est-à-dire dans l'analyse des phénomènes d'auto-référence.
Nombre de pages
275
Date de parution
30/10/1996
Poids
468g
Largeur
155mm
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EAN
9782738444257
Titre
L'espace fragmenté. Eléments pour une analyse sociologique de la territorialité
Auteur
Poche Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
468
Date de parution
19961030
Nombre de pages
275,00 €
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Alors que le milieu du XIXe siècle avait vu, dans la culture et dans l'expression littéraire comme en politique, le triomphe du centralisme jacobin, réduisant la " province " à n'être qu'une France de second rang, la déroute - provisoire - du rationalisme progressiste après la chute du Second Empire et la crise du naturalisme vont conduire, un peu partout, à l'éclosion d'une vie littéraire sensible aux grands mouvements intellectuels et esthétiques qui marquent alors l'Europe. Bien différente de la poussée régionaliste qui avait illustré les années 1850-1870, il s'agit souvent d'une culture d'inspiration spiritualiste ou intimiste qui va donner lieu, en particulier dans la région lyonnaise, à la création de nombreuses " jeunes revues " et à l'émergence de vagues successives de jeunes auteurs. L'héritage de Verlaine, les relations entre le symbolisme et les musiques de Wagner ou de Debussy comme avec la philosophie de Bergson sont perçus à Lyon sans passer par l'influence des groupes parisiens. Il en résulte, dans la ville, une inspiration poétique totalement renouvelée qui se combine parfois avec la veine populaire issue du courant chansonnier. Un peu plus tard l'élan spiritualiste se traduira par des romans à tendance éthique dans la ligne du post-naturalisme d'un Huysmans. Mais ces vagues diverses, qui ont chacune une originalité (par exemple, celles qui sont marquées par l'unanimisme ou le futurisme) ne débouchent pas sur un mouvement durable. Beaucoup de jeunes auteurs sont partis pour la capitale, où, le plus souvent, ils ne connaîtront pas le succès escompté et, après l'interruption de la guerre, cette " culture autre " de la région lyonnaise prendra des orientations bien différentes, en particulier sous la forme du roman.
Le début du XXe siècle avait vu se développer à Lyon une littérature propre, autonome du contexte national et qui remettait à l'honneur une tradition spiritualiste lyonnaise. Mais les querelles antireligieuses et le traumatisme de la grande guerre vont porter un grave coup à cette inspiration. Après une tentative assez vaine d'encourager une production susceptible de donner à la ville une meilleure visibilité, les auteurs les plus ambitieux vont s'orienter vers le roman historique ou psychologique. Mais, malgré leur succès, ces entreprises n'ont pu ressusciter un système de sens propre au monde lyonnais. On a vu également apparaître une littérature populaire qui se contente de décrire les coutumes de la petite bourgeoisie locale et qui même quelquefois n'a plus de rapport avec la ville. La littérature et la poésie de type spiritualiste deviennent minoritaires. Avant même la crise de 1939, la notion d'une culture propre caractérisant un groupe localisé va cesser d'avoir un sens.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.