Un homme rattrapé par l'âge s'inquiète de ce qui lui reste d'aptitude au plaisir. Lors d'un voyage dans la région de Naples, jadis fameusement vouée aux délices (l'amour, le vin, la poésie...), il rencontre un couple dont la liberté le fascine -même s'il doit s'avouer que le fascine surtout la jeune femme, double à ses yeux des belles voluptueuses que l'on peut contempler sur les fresques des villas romaines d'alentour. Amusés - et troublés - par le désir hors saison de ce passant tardif, ces deux-là l'ont baptisé le Faune... Alternent pages du Journal que tient le vieil homme et épisodes de la vie du couple avec lequel il finira par se lier. Eros accompagne ce trio. mais comme en sourdine: les esprits, quoi qu'on dise, se parlent plus vite que les corps... Qui est vieux? Qui est pervers. innocent? Qui est sincère, on rusé? Et surtout: est-il sage de renoncer à ce qui n'est plus pour nous et qui passé certaine limite de la vie (mais quelle limite?), semble perdu d'avance? Poccioni se garde bien de répondre à ces questions. L'essentiel pour lui est dans la façon de les poser: loin de tout discours univoque. entre tristesse et enchantement. Où il rejoint Rilke. autre voyageur émerveillé par la beauté de ce qui n'est plus et, plus loin encore, par la richesse que ne cesse de nous apporter tout ce qui nous manqué. Biographie de l'auteur Jean-Pierre Poccioni s'est fait remarquer il y a quelques années avec un premier roman bien accueilli par la critique (Le Beau Désordre, Autrement, 2000). La Maison du Faune est son deuxième roman.
Nombre de pages
108
Date de parution
05/01/2006
Poids
232g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782752901323
Titre
La maison du Faune
Auteur
Poccioni Jean-Pierre
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
232
Date de parution
20060105
Nombre de pages
108,00 €
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Paul Manonni, scénariste en mal d'inspiration, séjourne à Venise où il se dispute avec Sylvie, sa femme. Sur un coup de tête, il la quitte, prend le premier vaporetto qui l'amène au cimetière San Michele. Là, une Fiorella le photographie devant la tombe de Stravinsky soi-disant pour un projet d'exposition organisé par la mairie. Une aventure singulière se dessine alors que se complexifient les relations entre le réel et la fiction. Paul erre dans Venise en l'absence de sa femme à laquelle il ne cesse de penser. Aurait-elle rejoint ce Ludivico rencontré au Florian ? Serait-elle retournée en France ? La retrouverait-il dans leur café habituel à l'heure du spritz ? Paul n'est pas à un scénario près, jusqu'au plus macabre. Avec Paul et Sylvie, Jean-Pierre Poccioni nous entraîne dans une Venise inattendue, labyrinthe entre Murano, San Michele ou le Rio del Gozzi et les effluves de la mer. Une Venise à la fois envoûtante et perverse jusqu'au point de non-retour.
Le narrateur, cadre technique délocalisé en province à la suite d'un plan social, tente de s'intégrer à la vie de ses collègues d'entreprise. En vain... Son défaut? Celui d'être seul, étrange et rempli de prévenances. Car dans ce monde dominé par les rapports de force et les stéréotypes, où même la féminité a perdu de son mystère, l'être doué de sensibilité ne peut que se sentir dépassé. Mais il ne renonce pas pour autant à partir à la rencontre des autres et de leur humanité enfouie. De sorte qu'aux instants de pure paranoïa vécue au contact de leur société vulgaire et agressive, succèdent des plages d'exploration onirique.Une fable coupée au cordeau, à mi-chemin entre la parodie et le désenchantement, qui séduira par son ton à la fois poétique et décalé.Par l'auteur de Le Beau Désordre (Autrement, 2000) et La Maison du faune (Phébus, 2006).
Même l'achat de la voiture neuve, à crédit, est l'occasion d'observer que le monde de l'argent n'aime pas les contes de fée. Leur banquier s'est habitué au mépris confortable, aux facilités accordées avec cette parcimonie imprévisible des puissants qui laissent voguer leurs humeurs. Il observe le contrat de travail, concède un " c'est très bien tout ça " qui laisse poindre le maximum de défiance et parle d'un délai incompressible. Gérard désappointé comme l'enfant qu'il est resté face aux désirs d'objets, tourmenté par l'image du roadster Mazda qui n'attend que lui, décide de se confier à monsieur Porcel. Cet homme qui dirige International Furniture, l'a accueilli et inséré dans l'entreprise avec un merveilleux sens diplomatique et Gérard le vénère. Monsieur Porcel sourit, donne du cher ami, et conseille un banal changement de banque. - Pourquoi pas la nôtre ? Et c'est ainsi, progressivement, on pourrait dire modestement et sans éclat que l'argent s'installe." Un roman pince-sans-rire dont on savourera les aléas et les surprises sur fond de routine aveugle. Ou comment triompher par l'absurde de l'épreuve permanente et quasi musculaire du quotidien.
Julien était toujours stupéfait de constater à quel point on pouvait lancer dans les conversations ces brutales procurations qui introduisaient le voisin, le frère ou même un lointain camarade perdu de vue. Cette façon de passer du moi à l'expérience d'un autre quel qu'il fût n'était même pas une marque d'indigence intellectuelle. Il se souvenait d'une fille très brillante qu'il avait connue à l'époque où il faisait de vagues études d'anglais. Dans le petit groupe d'étudiants qui passaient les heures dans des cafés, elle était la plus cultivée et souvent la plus profonde. Pourtant, un jour dans une discussion elle avait lancé : 'Ma voisine a très bien connu Francis Bacon'." C'est peut-être une histoire d'amour. En tout cas, l'histoire d'un homme sans gravité, informaticien par accident, qui promène sur le monde un regard étonné ; et qui sans cesse se heurte à l'énigme irréductible de l'autre, des autres. L'épopée douce, entre flottements et frottements, d'un héros de notre temps.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.