En raison du mouvement de grève à Bpost, nous vous recommandons de privilégier les envois par Mondial Relay sur notre site.
Une mémoire de papier. Les historiens de village et le culte des petites patries rurales à l'époque
Ploux François
PU RENNES
20,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753513877
La tradition des études de village, que depuis quelques années les amateurs d'histoire locale redécouvrent et réinventent, s'est constituée au cours du XIXe siècle. C'est au début du règne de Louis-Philippe que furent réalisées les premières monographies de commune rurale. Cette formule rencontra un vif succès. Sous la Troisième République, des milliers d'érudits locaux consacraient leurs loisirs à étudier l'histoire, le folklore et les traditions des villages. Le travail de production monographique était une source de prestige pour ces chercheurs qui, en dotant leur commune d'un patrimoine immatériel, tentaient de faire advenir une conscience collective dont les fondements objectifs étaient de moins en moins tangibles. C'est pourquoi le champ de l'érudition villageoise fut massivement investi par des hommes - mais aussi quelques femmes - qui aspiraient à exercer un leadership local: châtelains s'efforçant de perpétuer les formes traditionnelles de domination; curés luttant pied à pied contre la sécularisation des identités villageoises, et pour qui l'histoire était d'abord un moyen d'apostolat rural instituteurs laïques dont le prestige ne cessait de croître au sein d'une paysannerie désormais alphabétisée. Cette science des terroirs connut son apogée alors même que les campagnes commençaient à se dépeupler. Pareille coïncidence ne doit rien au hasard. Les historiens de village, véritables apôtres du localisme et de l'agrarisme, ne cachaient pas leur inquiétude quant aux conséquences sociales ou morales de l'urbanisation et du développement industriel. Et ils étaient persuadés que la vulgarisation de l'histoire locale suffirait à réduire le pouvoir d'attraction des villes. A une époque où les appartenances locales perdaient de leur évidence, ils tentèrent de jeter les bases d'une nouvelle territorialité, fondée sur la connaissance du patrimoine et de l'histoire des petites patries villageoises. En développant chez les agriculteurs un patriotisme de clocher, ils s'efforcèrent de les enchaîner à leur terroir.
Nombre de pages
344
Date de parution
30/06/2011
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753513877
Titre
Une mémoire de papier. Les historiens de village et le culte des petites patries rurales à l'époque
Auteur
Ploux François
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20110630
Nombre de pages
344,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Janvier 1816. Depuis plusieurs semaines, un bruit circule dans les campagnes : Napoléon, échappé de Sainte-Hélène, serait sur le point de regagner la France. Malgré la multiplication des démentis officiels, la rumeur se répand, colportée par le bouche à oreille, jusque dans les hameaux les plus reculés du royaume. Les paysans sont partagés entre l'espoir d'être prochainement débarrassés des Bourbons et la crainte d'une nouvelle guerre. Certains, pris de panique, marient leurs fils en âge d'être enrôlés, cachent leurs effets précieux ou abandonnent précipitamment leur maison... Complots, attentats, régicides, nouveaux impôts, retour de la dîme, empoisonnement des fontaines ou spéculations sur le blé... Ces milliers de rumeurs qui ont circulé en France au cours du XIXe siècle ne peuvent être considérées comme des affabulations pures et simples, car elles expriment les angoisses, les aspirations et les ressentiments des paysans et des ouvriers des villes. Comment naissent-elles ? Qui les répand ? En quoi nous disent-elles quelque chose de l'imaginaire politique du XIXe siècle ? Ce livre s'interroge sur le rôle qu'a pu jouer cette forme originale de communication dans la politisation des Français entre le retour des Bourbons et la chute du Second Empire.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
Mercier Charles ; Warren Jean-Philippe ; Malet Rég
Post-vérité ? Popularisé en 2016, année marquée par le Brexit et la première élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mot désigne une configuration politique et médiatique dans laquelle la crédibilité d'un discours repose moins sur son adéquation aux faits que sur sa correspondance avec les croyances et les pulsions émotives d'une partie de la population. Différentes hypothèses circulent pour expliquer ce phénomène : développement des flux d'informations numériques circulant sans la régulation d'intermédiaires, succès des théories relativistes dans le champ intellectuel, fragmentation de la polis en communautés plus ou moins étanches... Quels que soient les facteurs en jeu, il est clair que la recherche scientifique, qui ambitionne de produire des énoncés adossés à des données et à un protocole, se trouve affaiblie par la montée du post factualisme. Des chercheurs de disciplines variées unissent ici leurs forces pour diagnostiquer les origines du problème, sans faire l'impasse sur les responsabilités de la communauté académique. Ils proposent une lecture globale et inédite d'un des plus grands défis de notre époque et réfléchissent à des solutions pour restaurer la crédibilité du discours scientifique dans le débat public et politique.