Comment parler des origines ? Comment dire ce que furent la naissance de l'univers, celle de l'homme, celle de la société ? Du Timée au Critias, la réponse ne varie pas : c'est à un discours qui constitue son objet que revient la tâche explicative. D'un côté, la cosmologie du Timée qui cherche les conditions d'une connaissance du monde sensible. De l'autre, le récit de la guerre qui opposa l'Athènes ancienne à l'Atlantide, relaté par deux fois (Timée, Critias) ; ou comment naît un mythe toujours présent à notre imaginaire d'hommes modernes. Platon raconte ici des histoires et fonde la méthode scientifique. Poète ou philosophe ? Il ne choisit pas. "Ayant été doté des vivants mortels et immortels et ayant atteint ainsi sa plénitude, il est né notre monde, vivant visible comprenant les vivants visibles, dieu sensible, image d'un dieu intelligible, très grand, très bon, très beau, et très parfait, ciel unique qui est le seul de sa race."
Nombre de pages
496
Date de parution
08/01/2026
Poids
270g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782080152121
Auteur
PLATON
Editeur
FLAMMARION
Largeur
109
Date de parution
20260108
Nombre de pages
496,00 €
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Je t'affirme, dis-je, que je n'ai d'autre but en te faisant toutes ces questions que d'examiner les problèmes relatifs à la vertu et ce qu'est la vertu en elle-même. Car je suis persuadé que ce point éclairci jetterait une vive lumière sur l'objet de la longue discussion que nous venons d'avoir ensemble, moi prétendant que la vertu ne saurait être enseignée, toi, qu'elle peut l'être. [...] Si, en effet, la vertu était autre chose que la science, comme Protagoras a tâché de le prouver, il est clair qu'elle ne saurait être enseignée. Si au contraire elle se ramène exactement à la science, comme tu as à coeur de le prouver, Socrate, il serait bien extraordinaire qu'elle ne pût être enseignée" (Protagoras).
La vie de Socrate, son procès, sa condamnation, sa mort eurent pour Platon, en dehors du choc affectif qu'ils provoquèrent, une valeur de symbole. La condamnation, en particulier, constitua l'événement à partir de quoi s'imposa, à ses yeux, comme nécessaire la décision de philosopher. [...] Car l'acte de philosopher apparaît bien comme une réponse, la réponse à une situation historique intenable, celle où triomphent, dérisoirement et dans le désordre, l'ignorance, le mensonge, l'injustice, la violence. Condamné par le tribunal des Athéniens, un jour de l'an 399 av. J. -C., Socrate a bu le poison mortel. Il avait soixante-dix ans. De cette injustice, où s'enracine toute la philosophie occidentale, Platon explore les raisons et la signification ultime dans l'Apologie de Socrate, le Criton et le Phédon. Trois textes essentiels, donc, pour pénétrer l'univers de la pensée. Mais aussi, grâce à des commentaires judicieux, pour approcher l'énigmatique et fascinante figure de Socrate. L'Apologie, qui met en scène la fameuse "ironie socratique", force critique et dissolvante de l'esprit, expose les grands principes d'une démarche philosophique singulière. Le Criton défend le bien-fondé et la nécessité des lois dans les sociétés humaines. Le Phédon, enfin, développe la conception socratique de l'âme. Une initiation à ce que philosopher veut dire.