L'art des foules. Théories de la réception filmique comme phénomène collectif en France (1908-1930)
Plasseraud Emmanuel ; Pisano Giusy
PU SEPTENTRION
27,00 €
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EAN :9782757403358
Chacun va au cinéma, aujourd'hui, avec le sentiment de vivre une expérience partagée, mais en même temps intime et singulière. La réception filmique ne fut pourtant pas toujours envisagée ainsi. Durant la période "muette", en France, elle était considérée comme un phénomène ressortissant aux lois de la psychologie collective. Les films ne s'adressaient pas à des individus mais à la foule. La foule était au centre des préoccupations d'une époque que Gustave Le Bon a baptisé d'"ère des foules". Sa Psychologie des foules est demeurée l'emblème de la psychologie sociale naissante. Pourtant, la vision négative des foules qui s'y dessine ne fut pas la seule manière de concevoir ce phénomène. La foule est aussi apparue comme l'expression d'une volonté de renouveau du communautarisme et du spiritualisme, au sein d'un monde moderne qui s'orientait vers l'individualisme et le matérialisme. C'est par rapport à ces débats que des critiques, cinéastes et théoriciens (Canudo, Gance, Delluc, Epstein, L'Herbier, Moussinac, Faure) envisagèrent d'octroyer au cinéma un rôle capital. Ils voulurent que ce spectacle populaire devienne l'art des foules. Ce n'était qu'ainsi qu'il pouvait offrir aux foules des moments de communion et d'élévation spirituelle, et qu'en même temps, cette mission "religieuse" conférée à l'art par le romantisme serait sauvée. Il était donc destiné à prolonger les idéaux romantiques dans le monde moderne, tout en préparant la venue d'un homme nouveau capable de fusion psychique, voire de télépathie. Psychologies des foules, histoire de l'art, pacifisme, universalisme, socialisme, occultisme et sciences psychiques sont ici convoqués pour exhumer les enjeux idéologiques de cette grandiose et utopique théorisation du cinéma comme Septième Art et de la réception filmique comme phénomène collectif.
Nombre de pages
336
Date de parution
18/08/2011
Poids
544g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757403358
Titre
L'art des foules. Théories de la réception filmique comme phénomène collectif en France (1908-1930)
Auteur
Plasseraud Emmanuel ; Pisano Giusy
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
544
Date de parution
20110818
Nombre de pages
336,00 €
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De Paris à Tokyo, sans quitter la surface du globe. Un voyage vers l'extrême-orient, à travers huit pays. Un voyage intérieur avec un compagnon : Montaigne.
Le style baroque, défini dans un premier temps par Aloïs Riegl et Heinrich Wölfflin à partir de l'art du XVIIe siècle, est devenu un concept qui s'est élargi au-delà de ses frontières initiales, si bien que l'on a pu l'appliquer, par exemple, au cinéma, art du 20e siècle. En effet, parce qu'il est un dispositif de projection d'ombres, d'artifices, d'illusions, de mise en mouvement des images, le cinéma semble correspondre au désir profond du baroque de dépasser la représentation réaliste du monde pour accéder à la dimension de l'imaginaire. Mais cette utilisation du concept de baroque au cinéma ne va pas de soi, et tout l'enjeu de ce livre, qui vient après des tentatives éparses et parfois contradictoires, est d'offrir une présentation synthétique d'un cinéma baroque qui est envisagé sous l'angle de sa métaphysique illusionniste et de sa physique de l'infiniment divers. Il s'agit donc de proposer une théorie du cinéma au regard du baroque, à partir d'analyses d'?uvres de cinéastes qui se sont dits influencés par ce style, comme Raoul Ruiz, Peter Greenaway ou Emir Kusturica. C'est aussi l'occasion de relire les films de réalisateurs reconnus, comme Orson Welles, Federico Fellini, Max Ophuls, Alain Resnais ou David Lynch et de découvrir des cinéastes plus marginaux, comme Kenneth Anger, Jos Stelling, Alejandro Jodorowsky, style du passé. Il est un miroir qui permet surtout de penser notre monde moderne, et d'offrir au cinéma des possibilités de renouvellement formel laissant espérer, pour l'avenir, de riches perspectives de développements.
A travers l'histoire des théories de la réception filmique, de la période muette à nos jours, l'opposition idéologique entre collectivisme et individualisme transparaît dans la valorisation de la vision collective des films en salle ou de la dimension individuelle de l'expérience spectatorielle.
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Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.