Aspect essentiel de " la vie théâtrale au XVIIIe siècle ", le théâtre de société constitue un objet d'étude privilégié pour les historiens des mentalités, du théâtre, de la littérature, de la musique, de l'architecture et des arts du spectacle en général. Les textes ici rassemblés, dans cette perspective interdisciplinaire, privilégient un ordre chronologique qui part de la cour de Sceaux pour arriver à la période révolutionnaire, dont on doit se demander si elle sonne la fin de ces manifestations considérées comme caractéristiques de l'Ancien Régime. Trois grands axes de réflexion se dessinent au sein de ce cadre : les lieux et les répertoires qui ont pour objet de situer précisément cette activité parmi d'autres ; les rapports de ces corpus avec la société du triple point de vue esthétique, moral et politique ; les échos que le théâtre de société a laissés dans les écrits du temps. L'étude de sources jusque-là inexplorées permet d'en savoir plus sur la genèse des pièces et des spectacles, de montrer comment, pourquoi, à quel moment de leur vie ou de leur carrière littéraire des auteurs amateurs ou professionnels, comme Marivaux, Voltaire ou Beaumarchais, se sont tournés vers les scènes privées, et quelles y sont les conditions de représentation : bâtiments, des plus simples aux plus luxueux ; composition des troupes, mêlant souvent professionnels et amateurs, qu'il s'agisse des comédiens ou des musiciens, dont le rôle essentiel et parfois novateur est ici souligné. La diversité des théâtres étudiés met en lumière l'importance de la province, tant dans les villes que dans les résidences de compagne. A Paris, l'activité théâtrale publique se trouve même démultipliée par celle des scènes privées. Si le théâtre de société se caractérise par la notion d'espace privé, qui le définit pour l'essentiel et le distingue des scènes privilégiées, officielles et non, il joue également un rôle de théâtre expérimental pour certaines pièces. Il permet en effet à certains auteurs de fourbir leurs premières armes à l'ombre d'un commanditaire s'apparentant plus ou moins à un mécène, dans un cadre où la notion de " société " ou de " spectateurs " se substitue à celle de " public ". Là, il imite, détourne ou invente de nouveaux genres, susceptibles de s'épanouir sur les scènes publiques, en France et, plus largement, dans une Europe tournée vers le modèle français. Lieu de transfert culturel, donc, des textes, des auteurs, des acteurs et des esthétiques, le théâtre de société du XVIIIe siècle est bien aux origines du théâtre amateur qui se développe aux siècles suivants.
Nombre de pages
291
Date de parution
01/11/2005
Poids
475g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782800413648
Titre
Les théâtres de société au XVIIIe siècle
Auteur
Plagnol-Diéval Marie-Emmanuelle ; Quero Dominique
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
475
Date de parution
20051101
Nombre de pages
291,00 €
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Né en 1709 et mort en 1783, Charles Collé est au coeur de la production littéraire et critique du XVIIIe siècle. Chansonnier, membre du Caveau, homme de théâtre et auteur d'un Journal rédigé de 1748 à 1772 qui est une mine d'informations, il se met à écrire des pièces de circonstance pour la famille de son protecteur M de Meulan, avant de devenir le fournisseur attitré des divertissements du duc d'Orléans (à Paris, Bagnolet et Villers-Cotterêts) et, à un moindre titre, de ceux du comte de Clermont (à Berny). Son statut d'auteur de société ne l'empêche pas de viser une reconnaissance littéraire : l'amuseur renommé pour ses chansons et sa veine amphigourique, le faiseur de parades et de tragédies burlesques est aussi l'auteur de La Veuve ou Dupuis et Desrosnais, des comédies proches du genre sérieux, et de La Partie de chasse de Henri IV, jouée en société puis en province avant d'être tardivement autorisée à la Comédie-Française. Cet ouvrage collectif explore pour la première fois l'ensemble de l'oeuvre de Collé imprimée et manuscrite (chansons, pièces de théâtre de tout genre, journal et correspondance), ce qui permet de réévaluer sa place dans la République des Lettres, ses relations avec ses contemporains chansonniers, dramaturges, auteurs appointés ou indépendants, commanditaires ou acteurs, et d'expliciter un certain nombre de ses jugements esthétiques. Comme témoin de la vie littéraire de son époque, comme dramaturge de société qui réfléchit à sa condition d'homme de lettres et comme spécialiste des formes comiques et des petits genres, Collé est un auteur à redécouvrir.
Célèbre de son vivant aussi bien à la Comédie-Française que sur les autres scenes françaises et européennes, auteur de deux des plus grands succès du siècle, avec Le Philosophe morié (1729) et Le Glorieux (1732), Destouches bénéficie actuellement d'un certain regain d'intérêt pour le répertoire comique de la première modernité. Son théâtre se situe entre tradition et innovation, entre comique et sérieux, entre édification et plaisir. On y reconnait diverses influences, notamment celle du théâtre anglais, mais également celle de Molière, dont il cherche à se démarquer tout en rendant hommage à son modèle Indépassable. Ce répertoire essentiel de la première moitié du XVIIIe siècle appelle des perspectives variées qui articulent l'étude d'une dramaturgie à vocation morale, étayée par une poétique d'un nouveau genre préfigurant le drame, impliquée dans les grandes questions sociales, économiques, juridiques et politiques de son temps. Ce volume s'inscrit dans le renouvellement actuel de la lecture de Destouches. Il rassemble les articles de chercheurs et d'artistes soucieux de le remettre en scene, de lui redonner sa juste place dans le paysage théâtral, aux côtés des Regnard, Dufresny, Gresset, et même Voltaire et Marivaux. Il a pour ambition de montrer la complexité de cette oeuvre hybride et de mettre au jour les mécanismes de sa notoriété.
Les femmes éducatrices qu'évoque ce livre ont compris les enjeux qui dépassent largement l'individu singulier, garçon et/ou fille. Elles agissent dans l'enceint familiale en interpellant mère et père (la mère dont ses actes révèlent l'importance réelle ou fictive tant elle apparaît de plus en plus comme un interlocuteur privilégié), enceinte familiale considérée comme un lieu expérimental pour préparer un projet de société. Les partenaires de l'éducation, femmes, hommes, auteurs ou non, entrent dans des géométries variables, mais qui, toutes, soulignent la présence grandissante de la femme dans le domaine éducatif, quelle que soit sa place dans la société, femmes de pouvoir ou au pouvoir, femmes exceptionnelles ou non, personnel mercenaire d'une éducation domestique, conventuelle, institutionnelle, privée ou non, célibataires, épouses, mères ou grand-mères, mais toutes conscientes de leur rôle. Cette préoccupation est l'occasion de se forger un destin, d'abord par la réflexion sur le statut lié à leur éducation, mais aussi et surtout parce que leur prise de position s'accompagne d'une entrée en écriture, en littérature, parfois en politique, tolérée dans un premier temps tant le terrain discursif paraît le prolongement naturel de la vocation maternelle, mais aussi discutée, contestée, ridiculisée, interdite quand les revendications inquiètent trop le pouvoir en place. La question des savoirs, leur nature, leur mode d'apprentissage qui peut aller de l'autodidaxie à une éducation spécifique conçue pour elle par un mentor (père ou mère) en passant par un enseignement reçu par contrebande (quand elles profitent de l'éducation de leurs frères) posent le problème d'un enseignement féminin lui-même, enté sur une conception de la femme naturellement portée vers mes arts d'agréments, la civilité, l'épistolaire, à qui les sciences, mais aussi tout simplement la lecture doivent être autorisées avec parcimonie et surveillance. Explicitée ou non par les textes, la question d'une éventuelle spécificité féminine est au coeur des débats, elle en constitue le point d'ancrage, qu'il s'agisse des programmes, des méthodes ou des expérimentations proposées.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
Résumé : Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.