Placoly Vincent ; Maragnès Daniel ; Prudent Lamber
TRAVERSES
14,05 €
Épuisé
EAN :9782493970138
«Fort-de-France, elle, ainsi qu’une jeteuse de sorts vivante sous un tas de vieilleries, de gris-gris, de poudres et de mystères, Fort-de-France refuse les lumières du futur… Pourtant, tu te pousseras bien, vieille canaille, et tu disparaîtras même sous l’assaut des machines, des rues rectilignes et vastes.» Fort-de-France, les années 70. La révolte gronde dans la cimenterie du béké Hamelin, où les ouvriers sont accusés de vol de matériaux. Se déploie alors, sous la plume de Vincent Placoly, dans une langue sonore et frissonnante, l’itinéraire d’hommes et de femmes dont les destins les conduiront à vivre la révolte de la ville. Roman d’une modernité destructrice, roman d’une colonisation qui dure, roman, enfin, d’un amour fou de la Martinique, L’Eau-de-mort guildive fait de Fort-de-France son personnage principal. Là affluent les paysans des mornes, les ouvriers sans grade, les femmes de petite vertu, tous réunis, à la fin, dans cet immense incendie où luit, dans les flammes, une humanité qui se fracasse contre la répression coloniale.
Nombre de pages
196
Date de parution
15/10/2022
Poids
180g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782493970138
Titre
L'eau-de-mort Guildive
Auteur
Placoly Vincent ; Maragnès Daniel ; Prudent Lamber
Editeur
TRAVERSES
Largeur
120
Poids
180
Date de parution
20221015
Nombre de pages
196,00 €
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Résumé : Eclats de la mémoire d'un Martiniquais exilé à Paris dans les années soixante, au soir de sa vie, marquée par l'amour pour Eleonora, la prostituée bretonne, et éclats d'une conscience à jamais séparée de son origine, de sa terre et de sa lumière, La vie et la mort de Marcel Gonstran est une réinvention de l'écriture mémorielle. Dépassant la simple biographie, pour rendre compte d'une génération déracinée et déconsidérée, Vincent Placoly se revendique de la Négritude tout en la dépassant, et bouleverse les formes du roman pour imposer une littérature engagée, portée par une langue d'une poésie inédite, qui interroge l'homme, le souvenir, l'exil et la langue. "On ne choisit pas sa mémoire" nous dit Marcel Gonstran. Mais Vincent Placoly en saisit les traces dans une extraordinaire modernité littéraire qui questionne, encore, chacun d'entre nous.
1848. Saint-Pierre, Martinique. Alors qu’une époque, celle de l’esclavage, meurt et qu’une autre, encore incertaine, commence à prendre forme, un colon, un «?béké?», observe ce monde en pleine mutation, au rythme du carnaval, de la nature et de la révolution, en pleine conscience. L’abolition est annoncée, elle sera prononcée. Quelle époque ouvre-t-elle ? Quelle société ? Quelle douleur ? Vincent Placoly imagine le journal intime de cette année 1848, écrit, à l’ombre du volcan, par cet homme malade, produit du colonialisme, et pourtant fasciné par les esclaves, afin de traduire les ambiguïtés d’une île, projetée dans ce futur qui est notre présent. Aussi n’est-ce pas seulement de la Martinique dont il est question, mais de tous les lieux qui portent encore l’esclavage comme une plaie vive au cœur de leurs mémoires. Interrogation sur le livre, le mal et la révolution, portée par une langue magnifique, Frères Volcans est un chef-d’œuvre d’équilibre, de beauté et d’intelligence, unanimement salué comme tel à sa sortie, qui affirme «le sentiment, encore confus, que nos jours exigent que la poésie pousse à l’action».
Un époux jaloux et suspicieux, un tombeur rétro, un voisin exemplaire, un dictateur de toute bonne foi, un inconditionnel de l'Empereur, un homme d'église rêvant des très hautes sphères, un fan de Star Wars... ce sont là quelques-uns des personnages ou plutôt quelques-unes des "victimes" qui composent ce recueil haut en couleurs, plein de cynisme et d'aimable férocité, ode irrespectueuse aux insupportables rabat-joie et autres fâcheux, raseurs et importuns.
Résumé : En novembre et décembre 1927, Paul Morand et son épouse sont de retour dans les Antilles après un passage express effectué au début de l'année. Le but de Paul est de se "documenter" sur les Noirs des Antilles en vue de rédiger la partie antillaise du troisième volet de sa "Chronique du XXe siècle" : Magie noire. Ces Carnets d'un voyage aux Antilles correspondent aux notes prises au jour le jour par Paul Morand durant son séjour, consignées dans trois carnets conservés dans le fonds Morand des Archives de l'Académie française, que l'auteur a remaniées pour former la première partie d'Hiver caraïbe. Les éléments inédits contenus dans ces notes permettent d'appréhender, outre sa méthode de travail et ses humeurs du moment, l'évolution du regard porté par Morand sur les Noirs entre le début de sa "période nègre" en 1927 et sa fin en 1930.
Roumain Jacques ; Price-Mars Jean ; Lanni Dominiqu
Hallucinant roman de la quête de la victime expiatoire par les hérauts du malheur, explorant entre catholicisme et vaudou les insondables croyances et ténébreuses angoisses des paysans, et devant au créole son rythme, son phrasé et sa puissance apocalyptique, La montagne ensorcelée est sans doute le texte le plus vertigineux écrit par Jacques Roumain. Happé dans un tourbillon d’images par une prose d’une stupéfiante puissance d’évocation, le lecteur plonge dans un univers dont il parvient à s’extirper. Mais de cette plongée, il ne ressort pas indemne ; lorsque ses yeux se détachent de la dernière ligne, il halète, suffoque. Frappé de mutité, il étouffe un cri, comme ensorcelé et en proie à une indéfinissable torpeur.