La collection Lettres gothiques se propose d'ouvrir au public le plus large un accès à la fois direct, aisé et sûr à la littérature du Moyen Age. Un accès direct en mettant chaque fois sous les yeux du lec-teur le texte original. Un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et aux notes qui l'accompagnent. Un accès sûr grâce aux soins dont font l'objet traductions et commentaires. La collection Lettres gothiques offre ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.Christine de Pizan, fille d'un médecin et astrologue italien au service de Charles V, se retrouve veuve à vingt-neuf ans, avec la charge de trois enfants. Elle devient alors la première femme à vivre de son métier d'écrivain et se montre très soucieuse de défendre les femmes, calomniées et maltraitées dans un monde masculin.En écrivant Le Chemin de Longue Etude, Christine de Pizan veut prouver sa capacité à entrer dans le débat moral et politique de son temps. A la faveur d'une vision, elle gagne les sphères célestes et assiste à un débat entre les forces qui régissent la société. Ce débat vise à déterminer les qualités idéales d'un prince qui gouvernerait le monde entier. Quand elle redescend sur terre, elle est prête à en soumettre le texte au roi de France. Son poème pourra contribuer ainsi à la réforme du pays.Oeuvre majeure de Christine de Pizan, Le Chemin de Longue Etude était jusqu'ici introuvable. Le présent volume en offre une édition nouvelle - la première depuis plus d'un siècle - et, pour la première fois, une traduction en français moderne.
Nombre de pages
476
Date de parution
03/05/2000
Poids
255g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782253066712
Titre
Le chemin de longue étude
Auteur
CHRISTINE DE PIZAN
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
255
Date de parution
20000503
Nombre de pages
476,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le Livre de la Cité des dames (composé entre 1404 et 1407) est un livre exceptionnel à plus d'un titre, écrit par une écrivaine hors norme pour d'autres femmes de son temps et de celui à venir afin de leur transmettre la mémoire des femmes du passé et leur faire ainsi un rempart contre des siècles de misogynie. C'est un livre savamment écrit et composé, le point d'aboutissement d'une part importante de l'oeuvre de Christine de Pizan (1365-vers 1430), consacrée à la défense et illustration du sexe féminin tout entier. Poétesse renommée, elle a aussi écrit de nombreux ouvrages didactiques, historiques, politiques et moraux. Dans ce livre, Christine voit apparaître trois Dames couronnées, Raison, Droiture et Justice, qui lui enjoignent d'aller au "champ des lettres" et d'y construire une cité allégorique, dont les pierres et les habitantes seront des femmes qui se sont illustrées par leurs capacités dans tous les domaines de l'activité humaine. Cette oeuvre s'inscrit dans un contexte historique et social bien éloigné du nôtre, mais elle continue cependant de parler aux femmes et aux hommes d'aujourd'hui. Elle est considérée comme l'une des plus importantes de l'écrivaine, mais le texte original reste peu accessible. On pourra lire ici pour la première fois une édition critique du texte d'après le dernier manuscrit réalisé sous la supervision de Christine de Pizan, accompagnée d'une nouvelle traduction, de notes et d'une introduction visant à rendre ce texte accessible au plus grand nombre de lectrices et lecteurs contemporains, des spécialistes aux simples amateurs ou curieux.
Le Livre des Trois Vertus est inédit depuis le XVIe siècle, époque où, sous le titre de Trésor de la Cité des Dames, il connut un succès certain. Si cette appellation ne doit rien à Christine, elle répond à certaines de ses conceptions : l'ouvrage rappelle les allégories consolatrices de la Cité — Raison, Droiture et Justice — naguère apparues pour prendre la défense des femmes auprès de l'auteur "obnubilée par les ténèbres de l'ignorance et la misogynie cléricale. Toutefois l'orientation est ici différente : plutôt que du projet utopique d'une forteresse d'honneur, il s'agit d'un livre pratique — "livre de manières", disait-on à l'époque —, où les déesses tutélaires délèguent leur parole à Prudence Mondaine. Sous le couvert de cette allégorie s'incarne le Bien Moral, mais aussi le sens des choses de la vie, prêt s'il le faut à prendre des aménagements avec le monde que l'on dit réel. S'adressant aux princesses, puis aux femmes de noble état, enfin à celles de condition modeste, Christine prodigue, selon le modèle tripartite qui lui est cher, des conseils de toute nature : certains, relevant de la piété et de la moralité communes, s'adressent aussi bien aux hommes qu'aux femmes, mais sans doute sera-t-on plus sensible aujourd'hui à la prise de conscience au nom d'un quatrième Etat, celui de la "communauté des femmes". Le discours, franchement didactique, est profondément enraciné dans la réalité médiévale, et l'abnégation chrétienne voisine, parfois de façon déconcertante, avec les stratégies qu'opposent les faibles à l'arbitraire du pouvoir. Mais c'est surtout l'état de veuvage qui retiendra l'attention, thématique certes personnelle mais non point exclusivement telle, et qui n'a rien d'un épiphénomène. Car le veuvage fut le sort inéluctable de la majorité des femmes, et la mortalité masculine conférait à la femme minorisée un statut de sujet qu'il fallait bien assumer, malgré l'étroite dépendance où l'enfermaient la coutume, l'éducation et la Loi. C'est à cette femme sujette, de tous âges et de tous états, que Christine adresse le trésor de sa sagesse.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "