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Confession téméraire
Pittoni Anita ; Vierne Béatrice
LA BACONNIERE
20,00 €
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EAN :9782889600045
Anita Pittoni (1901-1982) est une femme de lettres italiennes sortant absolument de l'ordinaire. Styliste, écrivaine, éditrice, elle a un sens du travail et de la beauté qui explose dans chacune de ses activités. Dans le domaine de la mode, dans l'Italie des années 1950, elle dessine et compose une ligne de vêtements et surtout s'engage pour la défense de l'artisanat et contre la production de masse. Amie des intellectuels triestins parmi lesquels Roberto Baslen (l'un des fondateurs de la célèbre maison d'édition Adelphi) et le poète Umberto Saba, elle tenait salon et a monté une maison d'édition, Lo Zimbaldone, au catalogue remarquable (Italo Svevo, Umberto Saba, Giani Stuparich, Benedetto Croce...) De cette effervescence intellectuelle, elle tire ses écrits. Délicats et puissants, ils sont souvent courts, sous forme de nouvelles, journaux, bribes, et époustouflants. Confession téméraire est une suite de petites proses inspirées de la vie intime d'Anita Pittoni. "Les douze récits qui composent ce volume forment un tout, écrit Pittoni, relié par une constante vision introspective qui a son origine dans le rapport entre la vie intérieure et les événements, en tant qu'affrontement (ou drame) pacifié ; exprimé dans l'imagination par des images et des symboles. [... ] je dirais, si on me le permet, qu'il s'agit d'une formation géologique d'origine volcanique". Ses réflexions sont nourries par cette vision introspective et elle se place d'emblée sous la protection de Nietzsche : "C'est la même terre, te dis-je, la même terre ! Ce sont mes herbes fragiles, mes humbles fleurs des champs, mes amers chênes rouvres, et les arbres immenses de Nietzsche, forts, bien enracinés, capricieux, qui donnent un sens aux horizons". On découvre ainsi tout au long de ces proses une femme d'un grand courage, celui d'être aimante et intellectuelle et d'affronter sa créativité. Un exemple d'une puissance très rare. "Je suis folle, une femme dénuée de sentiment, je ne sais pas nourrir des sentiments vrais, et j'ai d'autres défauts. Il suffit que je veuille bien me voir telle que je suis, que j'aie le courage de me dire clairement le jugement porté sur moi et sur mes mouvements pour me sentir bouleversée. Franchement, je ne sais pas comment j'ai eu la force de me supporter".
Nombre de pages
160
Date de parution
10/05/2019
Poids
276g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782889600045
Titre
Confession téméraire
Auteur
Pittoni Anita ; Vierne Béatrice
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
140
Poids
276
Date de parution
20190510
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : Tenu entre le 18 octobre 1944 et le 5 août 1945, ce Journal a pour toile de fond la fin de la guerre à Trieste et l'occupation yougoslave, les bombardements et les retraits précipités dans les abris. Mais son objet est tout autre, il est tendu vers la création, la liberté d'être et d'écrire. Il tient tout entier dans l'exploration de l'angoisse de la persévérance d'une vie intérieure riche et de la disponibilité de temps et d'esprit pour réfléchir. Sa liberté de jugement étonne et son don pour l'introspection séduit. Ce Journal explore aussi le rapport d'Anita Pittoni à la sensualité, au corps, aux lignées de femmes de sa famille et surtout expose ses sentiments amoureux pleins de craintes et de fulgurances. On y croise l'entourage d'Anita Pittoni, les intellectuels de Trieste, son compagnon Giani Stuparich, le poète Umberto Saba qu'elle publie... Si elle s'attarde longuement sur les relations humaines et les angoisses qu'elles génèrent, elle décrit aussi minutieusement le réseau de créateurs essentiel dans ces heures dures et sur lequel elle s'appuie pour avancer. De l'effervescence intellectuelle dans laquelle elle est plongée, Pittoni tire des écrits délicats et puissants. La Baconnière a publié d'Anita Pittoni, en 2019, Confession téméraire, un recueil de proses poétiques inspirées de sa vie intime. Cette édition du Journal sera richement illustrée par une iconographie tirée de ses archives déposées à Trieste.
Le Moignic Gwenaële ; Pittoni Catherine ; Saint Pa
Résumé : A l'initiative d'Annick de Souzenelle, soucieuse de rendre son enseignement accessible à tous, de l'enfant à l'adulte, cet ouvrage illustré traite, sous la forme d'un dialogue entre une grand-mère et son petit-fils, lycéen, de spiritualité sans cadre ecclésiastique défini, en lien avec le judaïsme et le christianisme, basé sur la bible, les lettres hébraïques, avec des thèmes simples et fondamentaux abordés avec des réponses fluides, compréhensibles dans le cadre d'un dialogue entre adulte et adolescent. - Ces thèmes, la vie, la mort, la vie intérieure, sont toujours extrêmement difficiles à traiter, et notamment à expliquer aux enfants : la grande force de cet ouvrage est d'y répondre clairement, simplement, profondément. - On reconnaît les mots de cette enseignante lumineuse, aujourd'hui très âgée, qui est et qui restera une des personnalités majeures de la spiritualité contemporaine.
Lorsqu'il émigre à New York en 1978, Sergueï Dovlatov cofonde un journal russophone, Le Nouvel Américain, dans l'idée de représenter "la troisième vague d'émigration soviétique", une génération plus lucide sur l'URSS et nourrie de culture américaine. La marche des solitaires recueille une grande partie de ses éditoriaux. Ces textes, sur fond de climat politique tendu entre l'URSS de Brejnev et les Etats-Unis de Reagan, nous plongent dans les débats qui agitent les cercles de l'immigration soviétique new-yorkaise, constituée de dissidents, d'intellectuels et d'artistes. Dovlatov et ses amis naviguent à vue dans ce nouveau pays, tentant de réaliser leurs rêves de succès sans (trop) compromettre leurs idéaux. Le recueil, inédit en français, rend compte de l'étonnant talent de Dovlatov pour explorer les complexités de l'existence humaine par le prisme du rire. "J'ai déjà écrit que nous avons de la peine à travailler. Le marché est exigu, le public inerte. Le saucisson se vend mieux que Nabokov."
Un groupe d'artistes, d'intellectuels et d'anarchistes se rassemble en 1900 en Suisse italienne, à la recherche d'un mode de vie "plus sain et plus naturel" . Au cours des premières décennies du XXe siècle, la colline où ils s'installent, rebaptisée Monte Verità, devient emblématique des nouvelles utopies ; en cherchant des alternatives aux conventions sociales, la colonie se tourne vers le végétarisme, la frugalité, le féminisme, et un nouveau rapport à la nature, au corps et à la nudité. De nombreux artistes y séjournent et elle devient, à partir de 1913, le berceau de la danse moderne en accueillant, entre autres, Isadora Duncan, Emile Jaques-Dalcroze et Rudolf Laban. Ida Hofmann, cofondatrice de cette colonie avec son compagnon Henri Oedenkoven, témoigne dans ce récit des conditions de sa création et de la tension permanente entre idéalisme et réalité qui a caractérisé cette expérience. Elle passe en revue les principaux acteurs et actrices qui l'ont animée sans cacher les conflits internes et les désillusions, offrant ainsi une vision complexe de leur recherche de vérité et de beauté. Dans une prose incisive, non dénuée d'ironie, Ida Hofmann invite le lecteur à considérer le Monte Verità comme une illustration des défis auxquels nous sommes confrontés dans notre quête d'authenticité et de sens. Ce témoignage précieux est inédit en français.
Adolf, qui préfère qu'on l'appelle Adi, grandit dans les années 1940 au nord de la France. Son père, employé agricole, traîne derrière lui de ferme en ferme une famille nombreuse et avare en affection. Sombre tableau. Alors, quand Adi est envoyé en Suisse alémanique pour travailler dans un hôtel, la séparation sonne comme une promesse pour le jeune homme avide de revanche sociale et tourmenté par une ambition douloureuse. Adi rêve d'autre chose, mais il a du mal à concilier les échappées que la vie lui offre avec ce qu'on lui a inculqué pour "être un homme" . Ce roman de la colère sonde les chemins tracés en quête du dépassement de ce qui nous construit. Par sa forme littéraire "caméra à l'épaule" , écrit à la deuxième personne et empruntant à l'argot et aux parlers régionaux, il nous encourage à une vision empathique du personnage.