Valeurs, attachements identitaires, plaisirs: l'alimentation est un moyen d'échange privilégié entre les sociétés. Découvrir les richesses gastronomiques de leurs voisins décourage les instincts belliqueux des peuples, leurs inclinations à la guerre, aux frontières et encourage plutôt leur curiosité, souvent leur gourmandise, parfois leur verve. Que l'on songe seulement à l'admiration goulue des Français pour la pizza, la pasta, la paella ou la saucisse de Francfort et leur dédain ironique pour la sauce à la menthe, le gigot bien cuit, les légumes à l'eau ou la crème aigre-douce Les frontières qu'examine ce livre sont géographiques. Elles n'en présentent pas moins la condition humaine dans son unité et dans toute sa diversité. Seuls les plantes et les animaux se nourrissent de leur environnement immédiat. Depuis toujours, les sociétés humaines l'ont appel à l'ailleurs. Leurs besoins ont été à la source des grandes routes commerciales, des caravanes de sel et flottilles de vin, d'épices ou de sucre aux avions-cargos de poissons frais pêchés dans toutes les mers du globe, en passant par les camions et trains de fruits et de légumes. Les inégalités de cette diffusion ajoutent aux frontières de la nature, celles de la culture. Goûts, produits, modes de préparation, manières de table, s'ensuivent pour des raisons religieuses, politiques, identitaires ou tout simplement par plaisir. Un panorama sans précédent qui permet de comprendre ce qui fait notre pain quotidien, mais aussi les univers culinaires des autres. Biographie de l'auteur Massimo Montanari est professeur d'Histoire médiévale à l'Université de Bologne. Jean-Robert Pitte est professeur de Géographique historique et culturelle à l'Université Paris-Sorbonne, membre de l'Institut. Tous deux sont spécialisés dans le domaine de l'alimentation et collaborent dans le cadre de l'Institut européen d'histoire et des cultures alimentaires (IEHCA).
Nombre de pages
346
Date de parution
29/01/2009
Poids
458g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782271066428
Titre
Les frontières alimentaires
Auteur
Pitte Jean-Robert ; Montanari Massimo
Editeur
CNRS EDITIONS
Largeur
140
Poids
458
Date de parution
20090129
Nombre de pages
346,00 €
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Dans les Alpes-de-Haute-Provence, sur la route de Saint-Geniez, un mystérieux rocher gravé fait mention de Théopolis, cité fondée au Ve siècle en référence à la Cité de Dieu augustinienne, et dont l'existence, la taille et la localisation ont fait l'objet de nombreuses spéculations. Mais plus que la cité elle-même, la figure de son fondateur, Dardanus, fascine les historiens et excite depuis longtemps les imaginations, son existence étant très peu documentée. Qui était ce Romain qui vécut dans les derniers temps troublés de l'Empire, parvint aux plus hautes fonctions et qui, à la suite de sa conversion au christianisme, se retira dans les Alpes, où il fonda la fameuse Théopolis, dont les siècles ont effacé toute trace, à l'exception de la Pierre écrite ? A travers ce récit romancé en forme de journal intime, Jean-Robert Pitte tente de lever le voile sur le mystère qui continue de planer sur cette cité et nous livre sa version de l'histoire de Claudius Posthumus Dardanus, préfet du prétoire des Gaules à la destinée étonnante.
Ce livre présente une géographie générale de la France permettant de comprendre la formation du territoire national et son organisation actuelle. L'auteur aborde l'ensemble des facettes de la discipline géographique. Il s'attache à la géographie historique de la France, à sa géographie démographique, à la question des milieux, mais aussi à celle de l'aménagement du territoire. Il explique le système formé par les villes et les voies de communication, l'organisation de l'espace productif français, avant de se pencher sur les espaces vécus des Français, sur la place de la France en Europe et dans le monde, dans une perspective de géographie culturelle et de géopolitique. La nouvelle édition est riche d'un ensemble de documents et de données mis à jour, ainsi que d'une cartographie actualisée permettant de saisir l'unité et la diversité du territoire français. Cet ouvrage est destiné à un public d'étudiants ou d'élèves de classes préparatoires, mais aussi de non-spécialistes, pour lesquels il constitue un outil très utile, clair et synthétique.
De tous ceux qui peuplent nos pays, le châtaignier est certainement le moins "naturel" des arbres. Sa culture a sans doute été imaginée dans le Caucase et a gagné pendant l'Antiquité l'Europe occidentale où il poussait déjà à l'état sauvage. Grâce à une sélection méthodique de ses meilleures variétés, il a été littéralement "domestiqué" à la fin du Moyen Age et à l'époque moderne. Consommés sous diverses formes, ses fruits — d'une grande valeur nutritive — compensèrent longtemps les fréquents déficits céréaliers d'un monde souffrant d'un trop-plein d'hommes et vulnérable aux moindres variations climatiques. Jouant jusqu'au siècle dernier, en de nombreuses régions d'altitude moyenne au sol pauvre, un rôle fondamental dans l'économie rurale (bien qu'on en ait rarement pratiqué la monoculture), il est à l'origine de paysages très typés — dont il ne reste plus de nos jours que des traces —, et son bois a connu de multiples usages — en particulier les échalas des vignes et une quantité d'objets de la vie quotidienne. On peut donc à bon droit parler d'une "civilisation du châtaignier" qui possède des traits communs en Galice, en Toscane, dans le Trás-os-Montes portugais, en Corse, dans les Cévennes, l'Auvergne et le Limousin : une civilisation à l'imaginaire très riche et dont la disparition entraîne aujourd'hui des nostalgies un peu trop oublieuses de son caractère éphémère à l'échelle des siècles. L'histoire du châtaignier en Europe et des hommes qui l'ont fait et en ont vécu n'avait jamais été entreprise. La voici retracée, d'après l'observation sur le terrain et la consultation des archives, avec la perspicacité que confère à l'historien des paysages la connaissance — propre au géographe — du pragmatisme des activités humaines devant les sols et les climats.
Le concert de louanges décernées par l'ensemble du monde à notre gastronomie, ajouté à l'intérêt des Français pour les plaisirs de la table, pose un réel problème historique et géographique: quand, comment et où a germé, fleuri et rayonné la haute cuisine à la française? Pourquoi dans l'Hexagone et non dans les autres pays européens (par exemple l'Italie), alors qu'il existe partout des produits de qualité, des mets de choix et des amateurs éclairés? Il importe de comprendre le processus séculaire qui _ à la faveur de l'aimable laxisme de l'Eglise en ce domaine et grâce aux modèles proposés par la Cour et la haute aristocratie puis la bourgeoisie _ a permis, depuis la Renaissance, à cette réputation de s'établir. Aujourd'hui, quelque peu endormis sur leurs lauriers, les Français auraient pourtant tort de se croire à jamais les meilleurs. Quelques douzaines de chefs de génie ne sauraient faire oublier ni la banalité et la pauvreté gustative qui menacent bien des tables familiales ni les assauts venus d'outre-Atlantique. Il faut éduquer le goût, inciter le secteur agro-alimentaire à rechercher la qualité et l'authenticité, faire reculer l'uniformité qu'engendre une productivité dévoyée. Que les Français se persuadent à nouveau de manger vrai, et ils guériront peut-être de la maladie de langueur qui les atteint parfois. Professeur de géographie à l'université de Paris-Sorbonne, Jean-Robert Pitte s'intéresse particulièrement aux phénomènes culturels dans leurs rapports avec l'espace. Parmi ses ouvrages, on peut citer l'Histoire du paysage français (1983) et Terres de Castanide, Hommes et paysages du châtaigner des origines à nos jours (Fayard, 1986).
L’effet Papillon ou ‘’ La théorie du chaos’’ est l’un des rares concepts mathématiques à être connu du grand public. Toutefois, si vous vous questionnez sur les circonstances de sa découverte ; sur ses applications au quotidien ; sur le concepts d’ « attracteur étrange » ; ou sur la manière de prévoir l’imprévisible, alors ce livre est là pour vous donner des réponses rapides et accessibles.
Brès Anne ; Marc Claire ; Arnaud Nicolas ; Moullet
. La Terre est une planète exceptionnelle. Elle possède une atmosphère, des océans, des montagnes, des volcans mais également un champ magnétique, une tectonique, des climats variés... qui tous concourent à la rendre habitable. Ainsi, peu à peu, la vie y a émergé et a pu se maintenir malgré une histoire jalonnée de bouleversements majeurs depuis sa formation jusqu'à la crise climatique actuelle. Se maintiendra-t-elle encore longtemps ? Acteur majeur de la recherche en France, le CNRS a mobilisé chercheurs et chercheuses pour répondre à une vingtaine de questions essentielles. Ce livre nous plonge ainsi dans les entrailles de la Planète, et parfois dans son passé très lointain, mettant en lumière tant son caractère exceptionnel que sa fragilité. Sous l'apparente légèreté du graphisme, cet ouvrage couvre des enjeux fondamentaux et rend compte de ce que l'on sait vraiment, ainsi que de la façon dont ce savoir est construit.
La première révolution quantique qui naît notamment sous l'impulsion d'Einstein au début du XXe siècle, bouleverse notre vision du monde, fait émerger des concepts surprenants comme la dualité onde-particule, et conduit à des inventions majeures : le transistor, le laser, les circuits intégrés des ordinateurs. Moins connu est le développement d'une deuxième révolution quantique initiée en 1935 par le débat entre Albert Einstein et Niels Bohr, et rendue possible à partir de la fin des années 1960 par l'expérimentation sur des particules individuelles. Cette révolution, qui se déroule encore sous nos yeux, repose sur la notion étrange de particules intriquées qui se comportent de manière extraordinairement similaire même lorsqu'elles sont éloignées. Cette notion a été vérifiée en particulier dans les expériences d'Alain Aspect au début des années 1980 et connaît déjà des applications concrètes, notamment en matière de cryptographie. Elle pourrait déboucher à terme sur des technologies nouvelles comme l'informatique quantique. Tourné vers une physique d'avenir, cet ouvrage raconte une magnifi que histoire de science, dans laquelle l'expérimentation a permis de trancher des débats philosophiques.