L'amour en partage. Les professionnels auprès des personnes agées au secours du lien social
Pitaud Philippe ; Sanchez Eric
ERES
20,00 €
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EAN :9782749275628
La période pandémique dont on ne connaît pas la fin a mis à mal, d'une part, l'expression des sentiments comme les échanges amoureux dans leur diversité physico-psychique et, d'autre part, la restitution comme le partage de l'amour reçu aux parents âgés qu'ils soient hébergés en institutions (Ehpad) ou résidant à leur domicile. Les liens entre les générations souffrent également des mesures de distanciation et parents, grands-parents, petits-enfants se savent plus trop quelle démarche adopter pour retrouver les gestes et les marques d'un partage, d'une communion affective d'un passé pourtant proche, mais qui semble suspendu à une échéance encore indéterminée. Par ailleurs, les confinements ont mis les couples face à de nouvelles situations, les obligeant à réinventer des pratiques éprouvées voire routinières, mais désormais exposées à des effets secondaires pesant sur leur quotidien, souvent dans des espaces plus ou moins réduits ; dans tous les cas et en grande majorité, non initialement prévus pour une vie à deux ou plus, en continue. Comme le notent G. Ribes et M. Veluire, (2019) " Chez les couples vieillissants, dans un contexte de réorganisation domestique qui ne laisse pas suffisamment d'espace intime à chacun, peut naître un sentiment d'enfermement, d'envahissement, d'intrusion, voire un rejet de l'autre. Les remparts spontanés (travail, enfants) créant des espaces/temps différents et nourrissant les membres du couple ne sont plus présents. Chacun se retrouve sous le regard de l'autre, et peut se sentir observé, scruté au quotidien, y compris dans ce qui n'est pas fait, dans ce qui aurait dû l'être, dans ce qui devrait être ". Paradoxalement, ce contexte anxiogène, à tout le moins démoralisant, tant l'avenir semble s'assombrir, se traduit par une augmentation du besoin d'être aimé et de partager, d'être reconnu et reçu par des proches ou encore de créer de nouvelles relations avec les perspectives imaginaires qu'elles supposent depuis toujours. Les situations de crise ont, de tous temps, fait ressurgir d'un quotidien parfois lénifiant souvent rassurant, ce besoin d'amour comme celui lié à la nécessité de se sentir exister. Personnes âgées, parents, enfants, petits-enfants, mais aussi amants, aidants... chacun est à la recherche de cet échange des sens et des ressentis fondateurs du lien social, du lien physique/sexuel, du lien sensoriel qui nous unit à l'autre, aux autres dans leur diversité et nous amène à exister et à partager notre besoin d'amour. Les professionnels du secteur, comme acteurs du quotidien mais également comme intermédiaires recherchés par les familles mises dans l'impossibilité de voir leurs proches âgés n'échappent pas à ces épreuves comme à ces bouleversements ; ceci tant dans leur vie personnelle que dans leur vie au contact des patients âgés et de leur famille pris dans la nasse de la pandémie et de ses effets induits en terme de contraintes, d'impossibilités à faire, de réduction des espaces de liberté etc... Vaste thème s'il en est et pourtant si précieux et essentiel, si révélateur de nos joies et de nos faiblesses, de nos attentes comme de nos terreurs. Pour le traiter, les auteurs pressentis ont eu toute l'amplitude de se prononcer avec lyrisme, poésie ou empathie sur la question ; ceci sans se limiter à ces approches qui excluraient le cynisme voire la dérision provoqués par l'expérience de la vie. Sur un thème de réflexion qui englobe les joies et les peines vécues tout au long de nos existences, il y avait de quoi s'épancher plus largement sur les objets " amour " d'une part et " partage " d'autre part. Ainsi, chaque auteur a été appelé à s'exprimer sur son ressenti au regard de son expérience professionnelle comme de son vécu personnel à propos de sujets qui habitent le genre humain depuis le début des temps et qui font de nous tous, des quêteurs éperdus d'amour et de partage.
Nombre de pages
191
Date de parution
24/11/2022
Poids
232g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782749275628
Titre
L'amour en partage. Les professionnels auprès des personnes agées au secours du lien social
Auteur
Pitaud Philippe ; Sanchez Eric
Editeur
ERES
Largeur
135
Poids
232
Date de parution
20221124
Nombre de pages
191,00 €
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Chaque année, en France, il meurt environ cinq cent mille personnes. Cet événement, à la fois exceptionnel et banal, touche donc régulièrement une part importante de la population qui doit continuer de vivre dans un environnement modifié, en assumant un nouveau manque, une absence, une séparation. Dans le langage courant, le mot "deuil" est surtout utilisé dans l'expression "faire son deuil" , c'est-à-dire renoncer : ainsi fait-on le deuil de sa jeunesse, de sa maison, de sa carrière, de ses ambitions, ou bien encore celui de ses amours et de ses espoirs. Mais comment peut-on renoncer à l'être qu'on a tant aimé ? Le deuil, c'est l'oubli de l'oubli ou plutôt la cicatrisation de l'oubli, d'une situation traumatisante jamais vraiment acceptée. C'est un processus de guérison à l'issue duquel on trouve un réconfort dans notre peine. Spécifiquement dédié aux personnes âgées, aux membres de leur entourage familial et professionnel, cet ouvrage s'intéresse à la mise en oeuvre des stratégies d'accompagnement, au domicile et en institution, à l'occasion du décès d'un proche ou d'un résident. Accompagner de la mort à la vie, tel est le défi lancé par les auteurs qui font une large place aux expériences de terrain.
La philosophie, la psychiatrie, la médecine, la psychologie des ruptures, la sociologie sont ici mobilisées pour une approche humaniste de la souffrance, générée par les situations de grande vulnérabilité (handicap, avancée en âge). Des chercheurs, des enseignants et des auteurs investis sur le terrain réfléchissent à "ce qui reste à faire quand il n'y a plus rien à faire" auprès des personnes vieillissantes, de ceux qui prennent soin d'elles, professionnels et aidants rencontrant au quotidien les affres du corps et de l'âme d'autrui. Si la douleur est souvent traitée à l'aide de soins techniques, la souffrance l'est beaucoup plus rarement car elle exige des moyens humains. La technicité omniprésente à l'hôpital, la logique des marchés financiers envahissant le champ de l'accompagnement des plus âgés, nous ont fait passer d'une politique des soins à une police des soins qui met en souffrance les professionnels, devenus agents techniques auprès des personnes âgées. Comment retrouver du sens dans l'accompagnement (care) des personnes en souffrance qui ne peuvent prétendre à une guérison (cure) ?
Les technologies numériques ont investi nos espaces quotidiens et bien évidemment celui des personnes âgées, des retraités : déclarations numériques à effectuer, utilisation d'un ordinateur, d'un téléphone portable, utilisation d'un parcmètre numérique au mode d'emploi complexe et ésotérique, disparition des guichets de banque remplacés par des machines, etc. Nous sommes à un tournant de cette révolution et nous devons prendre garde à ne laisser personne sur le bord de la route. En effet, Covid et numérisation aveugle aidant, les temps sont durs pour les échanges sociaux sous toutes leurs formes. Le confinement, les mesures de distanciation, la vie en groupe limitée au petit nombre, la persistance d'un virus plus tenace qu'on l'estimait au début de la pandémie rendent aujourd'hui la vie sociale difficile sinon angoissante et nous appellent à réduire nos interactions avec les autres. Le monde de la gérontologie dans ses pratiques n'échappe pas, bien évidemment, à ce tsunami. Les rassemblements conviviaux ou voulus comme tels, entre amis, en famille, entre collègues, etc., sont désormais réduits à leur plus simple expression. Pourtant, dans ce paysage iconoclaste et réduit aux seules limites de nos intérieurs intimes, l'intérêt pour les rencontres, les échanges sociaux s'est trouvé décuplé, comme une revanche sur l'impossible et surtout inattendue privation d'espaces de liberté. C'est principalement cette altération des existences humaines des plus fragiles qui se trouve au coeur des préoccupations des auteurs de ce livre.
L'isolement et la solitude des personnes âgées peuvent avoir de graves conséquences en termes de santé publique, comme nous l'avons vu au cours de l'été 2003 en France. Mais le problème se situe bien au delà et la question se pose de la place que nos sociétés libérales mais vieillissantes accordent à leurs aînés. Que doit faire ou ne pas faire l'Etat? Quel est le rôle de ses services et celui des associations, avec leurs salariés mal payés, souvent en situation précaire, qui les suppléent? Qu'en est-il de la cellule de base de la société, la famille, dont les évolutions récentes en termes démographiques et structurels doivent amener à repenser, voire à inventer, l'aide aux aidants? Quelle est la part des solidarités de voisinage qui, soumises aux changements sociaux (habitat urbain, éclatement des familles, disparition des petits commerces...), se sont elles aussi modifiées? Ce livre, consacré à l'isolement, à la solitude des personnes âgées ainsi qu'à leur environnement solidaire ou non, résulte des travaux menés par différentes équipes de recherche dans le cadre d'un programme de recherche-action, en France et dans trois pays de l'Europe du sud. Les questions concrètes qui y sont abordées devraient permettre de dégager les opportunités d'agir dans la Cité pour le mieux-être des plus âgés et des plus fragilisés de ses membres
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La thérapie familiale présente plus de risques de ruptures d’alliance que la thérapie individuelle. Fort de son expérience, l’auteur nous invite à créer et à consolider l’alliance thérapeutique sur base du confort du thérapeute. Cette manière originale de procéder permet l’émergence des compétences et des ressources de la famille, souvent enfouies sous les problèmes apparents ! Un livre bienveillant et incontournable en matière de thérapie familiale et systémique !
Longtemps exclue du champ de la psychanalyse, l'analyse de groupe s'est développée auprès des familles, des couples, des enfants, des institutions, dans les champs médicaux, médico-sociaux et sociaux, les espaces interculturels, en produisant de nombreux concepts permettant de mieux saisir la complexité de la réalité psychique et de la vie psychique groupale. A destination des étudiants et des cliniciens, ce vocabulaire en rassemble 96 reconnus comme utiles à la pratique psychanalytique groupale. Chacune des contributions est rédigée par un spécialiste européen, enseignant/chercheur et/ou clinicien utilisant la notion choisie dans sa pratique ou ayant contribué à la développer ou à l'enrichir dans ses propres travaux. A partir d'une définition synthétique, chaque entrée est complétée par un point historique, les débats qu'elle suscite et l'intérêt clinique qu'elle comporte. Représentant un ensemble de courants, d'écoles et d'orientations françaises et étrangères, ce vocabulaire, qui allie clarté, rigueur scientifique et historique, a pour vocation de mieux faire connaître la richesse et la complexité de l'approche psychanalytique des groupes, des familles et des institutions.
Comment se libérer des schémas familiaux qui nous entravent ? Comment sortir des cycles répétitifs qui façonnent nos relations depuis l'enfance et nous font souffrir ? Les difficultés au sein de notre couple, avec nos enfants, avec notre famille peuvent nous décider à consulter un psychothérapeute. Comment se déroule alors une psychothérapie familiale ? En quoi consiste le travail du thérapeute ? A travers des fragments de vie et de thérapies familiales systémiques, les auteurs nous plongent dans la pratique de Chloé, pédopsychiatre et psychothérapeute, experte pour aider ses patients à sortir des sentiers battus devenus, avec le temps, des ornières. Au fil des séances, nous la voyons oeuvrer avec finesse et humanité, sans jamais imposer son savoir. Son approche, directe et sensible, centrée sur les relations au sein de la famille - traditionnelle, recomposée, homoparentale, monoparentale... -,vient interroger les liens du quotidien. En prenant ses patients au pied de la lettre, elle les incite à ouvrir un espace de créativité propice au changement. Le récit de chaque consultation s'accompagne d'éclairages théoriques qui explicitent les mécanismes relationnels à l'oeuvre et donnent des repères utiles pour s'extraire des répétitions toxiques et inventer de nouvelles façons d'être en lien avec soi et les autres.