Pippin Steven ; Ollivier-Caudray Marie ; Paul Fréd
XAVIER BARRAL
35,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782365111355
Aberration optique La révolution numérique est déjà en marche quand Steven Pippin se fait connaître par ses proto-photographies argentiques prises à l'aide d'objets du quotidien transformés en chambres noires : de l'armoire à la baignoire, en passant par la machine à laver, qui représente pour Pippin le parfait objet capable de capter l'environnement qui l'entoure. Tel un ingénieur, il va tenter de redéfinir ce qu'est l'appareil photo en élaborant des systèmes de prise de vues et en créant des machines artisanales hybrides, qu'il appelle des non-appareils. Il présente alors son invention et le résultat côte à côte, un tirage souvent imparfait, lié dans son esthétique à l'appareil qui l'a créé. Steven Pippin ira même jusqu'à tirer au revolver dans un appareil photo pour capter l'image de la balle traversant le film photographique.
Nombre de pages
298
Date de parution
08/06/2017
Poids
580g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782365111355
Titre
Aberration optique
Auteur
Pippin Steven ; Ollivier-Caudray Marie ; Paul Fréd
Editeur
XAVIER BARRAL
Largeur
150
Poids
580
Date de parution
20170608
Nombre de pages
298,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
On comprendra bien mieux Nietzsche si, cessant de voir en lui un métaphysicien allemand ou le défenseur d'une doctrine naturaliste des instincts, on le considère comme un des grands moralistes français. Comme eux, il est d'une totale lucidité sur la fragilité et les défauts humains, mais sans le désespoir de Pascal et sans le mépris glacial de La Rochefoucauld pour " l'humain, trop humain ". A l'instar de Montaigne, il a voulu devenir un esprit sensé, férocement honnête et joyeux, quelqu'un qui parvienne à " s'acclimater sur terre ".
Résumé : On assimile souvent les westerns hollywoodiens à de simples divertissements commerciaux véhiculant les clichés les plus éculés de la modernité américaine. N'est-ce pas réducteur ? Certains westerns ne sont-ils pas d'authentiques "formes de pensée " portant un regard distancié, démystificateur et ironique sur la fondation épique du "Nouveau Monde" ? Dans ce livre captivant, Robert Pippin s'interroge sur l'apport des grands westerns à la philosophie politique. Ceux-ci mettent en scène le grand mythe américain de la conquête de l'Ouest, le passage de la "Frontière" à une vie civilisée régie par l'Etat de droit. Ils donnent à voir les tensions de la modernité sous l'angle de la psychologie politique et proposent un traitement nuancé et critique des grands thèmes de l'imaginaire américain : la vie démocratique, les rapports entre les races, les sexes et les classes sociales dans une communauté nationale, le passage de la domination violente à un gouvernement rationnel et partagé. Par la prise en compte des coûts psychologiques de la transition vers la modernité capitaliste, ils nous invitent à réfléchir aux ambiguïtés du mythe américain.
Je suis partie sans idée préconçue lorsque j'ai entrepris ce long voyage en Orient, j'ignorais que je deviendrais photographe. Je cherchais simplement à découvrir le monde et moi-même. Une photographie n'est pas nécessairement un mensonge mais ce n'est pas la vérité non plus. [...] Il faut être prêt à saluer l'inattendu. Saluer l'inattendu, c'est ce qu'entreprend de faire Martine Franck tout au long de son oeuvre. En témoigne sa pratique photographique, caractérisée par son attrait pour l'instantané, malgré le soin apporté à la composition et au cadrage. Cette monographie, la plus exhaustive à ce jour, est dirigée par Agnès Sire. Le choix des images résulte d'une collaboration avec Martine Franck, avant son décès. La construction chronologique met en lumière l'approche singulière de la photographe, dont les images en noir et blanc sont marquées par la géométrie, les courbes et les lignes. Parmi ses portraits de personnalités et d'artistes, ses photographies des manifestations de Mai 1968 et de carnavals, son étude sur la vieillesse ou encore ses nombreux voyages aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande ou en Asie, on retrouve ses photos emblématiques et d'autres moins connues. Relatant son engagement, ses rencontres, ses idées et cette élégance qui la caractérise si bien.
À la suite d'un déménagement, Bruce Gilden découvre dans ses archives personnelles des centaines de pellicules et de négatifs d'un travail réalisé à New York, sa ville natale, entre 1978 et 1984.Parmi ces milliers d'images inédites qu'il n'avait pour la plupart jamais vu lui-même, Gilden en a sélectionné une centaine. Émanant du désir de revisiter son oeuvre de jeunesse, cette archive historique, qui refait surface quarante ans plus tard telle la Valise Mexicaine, constitue un trésor inestimable. Il s'y dessine le portrait d'un New York hors du temps et dévoile par ailleurs un pan inconnu du travail de Gilden. Dans le plein élan de la trentaine, il s'était alors lancé sans flash (avant de devenir célèbre pour son usage quasi systématique) à l'assaut des New Yorkais, dans une ambiance visiblement tendue qui ne l'empêchait pas de bondir à un rythme frénétique sur ce que cette scène, à la fois familière et exotique, avait à lui offrir. Dans cette extraordinaire galerie de portraits, les compositions, la plupart horizontales, bouillonnent d'énergie et débordent de personnages les plus divers, comme si Gilden entendait inclure dans le cadre tout ce qui attirait son oeil. Dans Lost & Found, on perçoit déjà le fil conducteur du travail qui rendra Bruce Gilden célèbre : un mouvement et une tension continus, une fougue sans pareil, une affection instinctive et irrévérencieuse pour ses sujets ? en parfaite connivence avec sa ville.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès