You remind me of my uncle's brother. He was always on the move, that man. Never without his passport. Had an eye for the girls. Very much your build. Bit of an athlete. Long-jump specialist. He had a habit of demonstrating different run-ups in the drawing-room round about Christmas time. Had a penchant for nuts.In a dilapidated house in West London, three men - kind but damaged Aston, the shambling tramp he invites to stay, and Aston's violently unpredictable brother Mick - fall into an unsettling and darkly funny tussle for power.The Caretaker was first performed at the Arts Theatre, London, in April 1960.'There's such craft and concision to Pinter's depiction of a triangular territorial battle in a run-down West London attic that it still sets the bar inspirationally high. The play is both of its period and timeless, conveying the wider human condition in its tightly particular evocation of hardship and dispossession, its dialogue so wryly attuned to the way ordinary speech can be loaded and weaponised that it even got its own classification: "the comedy of menace".' Daily Telegraph'A modern classic, a spiritual shocker, tough, cruel and brutally funny . . . Pinter transfixes the modern human condition in which people are both intruders and prisoners, aggressors and victims, pushers and fantasists. This is your life.' Sunday Times
Date de parution
01/04/2001
Poids
400g
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EAN
9780571160792
Titre
CARETAKER
ISBN
0571160794
Auteur
PINTER HAROLD
Editeur
FABER ET FABER
Largeur
0
Poids
400
Date de parution
20010401
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le théâtre de Harold Pinter découvre un univers singulier, à la fois comique et terrifiant, fait de sous-entendus, de mal-entendus et de pas-entendus du tout. On y voit, comme à travers un microscope, des personnages qui végètent confusément, dont on ne sait presque rien et qui sont soudain - le temps de la pièce - agressés, violés et réduits à un autre néant. On y parle un dialogue quotidien, savoureusement banal, d'une économie précise et pourtant sibylline, qui débouche sur un impitoyable affrontement dans lequel les mots sont des armes mortelles. On prêche le faux pour savoir un vrai qui est encore plus faussé. Les questions que l'on pose ne sont pas celles qu'on a en tête, et la réponse, ou le refus de répondre, ne fait qu'accroître le gouffre d'incompréhension. La pudeur se fait violence, le sourire menace, le désir impuissance, la victoire défaite. Le choix des oeuvres qui composent ce recueil montre bien le parcours accompli par Pinter. Les premières oeuvres (Une petite douleur, Le monte-plats) appartiennent à ce qu'on a appelé le théâtre de la menace : un micro-univers calfeutré, apparemment serein, qui est ravagé par un envahisseur mal défini, tout ensemble jovial et terrifiant. Les oeuvres plus récentes (Paysage, No man's land) ajoutent un nouvel élément : la mémoire. Les souvenirs avec lesquels on jongle, ceux que l'on retrouve ou que l'on modifie ou que l'on invente, ceux qu'on vole à autrui, ceux qu'on mélange délibérément et qui se télescopent et se contredisent, jusqu'à l'effondrement du ou des jongleurs. Et le rire s'étrangle, ripe comme un saphir sur un disque usé, et se change en cri d'agonie.
Avec L'anniversaire, Harold Pinter a créé le modèle de ce qu'on a appelé le théâtre de la menace, et qui a suscité de nombreux disciples, tant en Angleterre que dans le monde entier. On y voit confrontés deux univers antinomiques : d'une part, des personnages apparemment banals, qui vivent tant bien que mal dans une sorte de cocon grisâtre, faux refuge contre le monde extérieur ; et d'autre part, des inconnus apparemment dangereux, qui font irruption dans ce sanctuaire pour s'emparer d'une victime terrorisée et, étrangement, presque consentante. Et pourtant, ce qui pourrait être un drame macabre baigne dans un humour de tous les instants, fait de jeux de mots et de décalages absurdes entre le comique et le tragique.Cette pièce date de 1958, et lors de sa création à Londres (de même qu'à Paris, une dizaine d'années plus tard) elle est apparue quelque peu obscure à la critique comme au public. Les ?uvres postérieures de Pinter, de Hot-House à Un pour la route, ont précisé la nature de ces envahisseurs insolites : exécuteurs de quelque mafia toute-puissante ou, plutôt, agents impitoyables, sous des dehors débonnaires, d'un mystérieux pouvoir totalitaire, digne de Big Brother.
«Ce recueil regroupe les dernières ?uvres de Harold Pinter, dans l'ordre chronologique de leur création en France, plutôt que dans celui de leur conception. Ces neuf pièces et monologues de théâtre montrent toutes les facettes du talent de l'auteur du Gardien et du Retour : du théâtre de l'absurde et de la menace (Hot-House, datant de 1958) à la parodie machiavélique des "situations" du vaudeville (Trahison) et, enfin, à la trilogie majeure de Autres Horizons, créée en langue française au Festival d'Avignon, 1987.»Éric Kahane.
Un roman de Harold Pinter ? Oui, et l'événement est d'autant plus considérable qu'il ne s'agit pas d'une ouvre récente, mais d'un texte écrit au début des années cinquante, dont l'auteur a attendu presque quarante ans pour autoriser la publication. Les nains raconte une sorte d'errance à la fois intellectuelle et réaliste à travers le Londres des pubs et des jardins publics, des garçonnières, des boîtes de nuit et des rues de banlieue. Là se croisent, se quittent et se retrouvent trois amis, âgés d'une trentaine d'années, dont les rapports sont assez ambigus, faits de curiosité mutuelle, de complicité, d'agressivité et de diatribes contre toutes sortes d'ennemis réels ou invisibles. Il y a les questions auxquelles on ne répond pas, ou à côté, et les silences plus chargés que des discours ; l'entendu, le malentendu et le pas-entendu-du-tout... Il y a les souvenirs, personnels ou communs, qui dérapent, se télescopent ou se contredisent. Il y a les jeux de bascule entre dominant et dominé, entre le fort et le faible, le calme et le tourmenté... Et, partout, l'humour de Pinter, et les éclats de rire - un rire qui, souvent, se change en menace ou en erreur irraisonnée.
Anyone who's never watched someone die is suffering from a pretty bad case of virginity.Look Back in Anger premiered at the Royal Court Theatre, London, in 1956. 'John Osborne didn't contribute to British theatre: he set off a landmine called Look Back in Anger and blew most of it up.' Alan Sillitoe 'A story of youthful insecurity inflamed by lack of opportunity and the terrifying, destabilizing force of love . . . Jimmy Porter could fill an opera house with his bellowing hunger for a bigger, better life and a loyal love to share it with.' New York Times 'Look Back in Anger presents post-war youth as it really is. To have done this at all would be a signal achievement; to have done it in a first play is a minor miracle. All the qualities are there, qualities one had despaired of ever seeing on the stage - the drift towards anarchy, the instinctive leftishness, the automatic rejection of "official" attitudes, the surrealist sense of humour, the casual promiscuity, the sense of lacking a crusade worth fighting for and, underlying all these, the determination that no one who dies shall go unmourned . . . I doubt if I could love anyone who did not wish to see Look Back in Anger. It is the best young play of its decade.' Kenneth Tynan, Observer'How bracing, and, yes, even shocking, its white-hot fury remains.' The Times This edition includes an introduction by Michael Billington and an afterword by David Hare.