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RIEN QU'UN MORT DE PLUS
PINILLA RAMIRO
TEMPS CERISES
17,00 €
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EAN :9782370710192
Le jeune Sancho Bordaberri, librairie à Getxo, au Pays basque, écrit des romans policiers. Il rêve d'égaler ses modèles (Hammet, Chandler, Cain...) mais tous ses textes sont refusés par les maisons d'édition. Il manque de renoncer mais se ravise et décide de remettre au jour une vieille affaire : un crime réel dont le coupable n'a jamais été découvert. Les jumeaux Altube, escrocs notoires, piliers du marché noir dans la région, ont été, dix ans auparavant, enchaînés à une roche pour que la mer les noie à marée montante. Un seul en a réchappé. Sancho mène l'enquête, le libraire se transforme en détective et vit son roman ; narrateur, protagoniste et écrivain se confondent. Tel don Quichotte, il se fond dans les lectures qu'il a idéalisées et adopte une nouvelle identité, celle du détective Samuel Esparta, clin d'oeil au personnage de Dashiell Hammett, Sam Spade. Rien qu'un mort de plus est un hommage malicieux au roman policier, qui renvoie aussi à l'histoire ténébreuse de l'après-guerre et du régime franquiste, où la toute-puissance et l'impunité des phalangistes contraste avec la misère des "rouges" vaincus, et des Basques accablés par les représailles.
Date de parution
04/12/2014
Poids
306g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782370710192
Titre
RIEN QU'UN MORT DE PLUS
Auteur
PINILLA RAMIRO
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
140
Poids
306
Date de parution
20141204
Nombre de pages
0,00 €
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La construction en 1966 d'un nouveau Collège à Getxo, au Pays basque, fait ressurgir l'histoire de Rogelio Ceron, cet homme solitaire arrimé à un terrain isolé et au seul figuier qui y pousse depuis la fin de la guerre civile. Rogelio Ceron est un ancien phalangiste, de ceux qui, à la nuit tombée, allaient de maison en maison débusquer les " rouges " pour les fusiller sans autre forme de procès. Au cours d'une de ces " expéditions " punitives, Ceron est marqué par le regard de haine que lui jette un enfant, Gabino, à qui il vient d'enlever son père et son frère. Le phalangiste se persuade aussitôt que cet enfant finira par le tuer. Le lendemain, Ceron s'aperçoit que les deux corps ont été enterrés sous un monticule de terre où a été plantée une pousse de figuier. Il se transforme alors, rompt avec les phalangistes, pour se consacrer à la mission tacitement ordonnée par l'enfant, de veiller le figuier. Il est persuadé que l'enfant et lui sont liés par le destin. Pourtant, pendant trois décennies, Rogelio et Gabino n'échangent pas un mot. Le silence est un personnage de plus dans cette tragédie. A l'image du silence des familles des victimes de la guerre civile qui ont enduré quarante ans d'un exil intérieur, sans pourvoir exprimer leur douleur. Rogelio et Gabino représentent les deux Espagne, mais au fil des années, ils sortent peu à peu du cadre initial de chacun de leurs camps. Le figuier incarne l'oubli impossible, le souvenir vivant et silencieux. Le figuier pousse et ses racines se nourrissent des morts de la guerre.
Trente-trois poèmes aux titres explicites, comme celui qui donne son nom à ce recueil "Toutes Eves, toutes Maries" qui se réfère à la spoliation originelle de la femme, à son désir diabolisé, comme une manière radicale de la déshumaniser, la transformer en plaie ouverte et la faire fonctionner comme une usine à reproduire l'espèce. Rien n'échappe à l'inspiration de la poétesse, pas même la capitale littéraire du féminicide qui a ses vers où les rimes avec des consonnes sourdes suggèrent les tourments des corps de centaines de femmes et de jeunes filles assassinées dans la tristement célèbre Ciudad Juarez. La poétesse nous donne là un parcours désolant de la cruauté humaine qui va de la torture physique et morale en passant par la mutilation et jusqu'à leur élimination finale.
On suit l'histoire d'un immigré espagnol, de sa famille, de sa communauté pour s'interroger sur le parcours d'immigration en général. A la manière d'une pièce en trois actes, on se penche sur la période dans l'Espagne franquiste, sur l'expérience d'immigration en Belgique ainsi que sur le retour en Andalousie. Trois périodes pour dérouler les fils de trois générations et donc un questionnement sur notre temps qui concerne l'immigration au sens large, y compris non-européenne.
Simonov Constantin ; Pirez Simone ; Eychart Franço
La guerre de l'Union soviétique contre l'Allemagne nazie n'a longtemps été connue que par le nom de quelques batailles et le chiffre terrible de 25 millions de victimes. Elle pèse encore lourdement dans les décisions géopolitiques de la Russie actuelle. Le rôle de Staline a donné lieu à de violentes polémiques. Etait-il incompétent, aveuglé par ses certitudes ? Comment s'expliquent les désastres, notamment ceux du début ? Pour éclairer ces questions Constantin Simonov, l'auteur de Les Vivants et les morts, a réalisé des entretiens avec Joukov, Koniev, Vassilievski et d'autres officiers. Tous ont été aux côtés de Staline pour diriger l'Armée rouge. Ce qu'ils exposent permet de mieux comprendre la réalité de cette guerre, et comment, enfin devenu compétent, Staline a contribué à ouvrir le chemin de la victoire et à débarrasser notre continent du nazisme.
Une grande rafle. Dans l'Espagne des premiers rois Bourbons, alors que la cour, entre folie et décadence, use et abuse des richesses extraites de ses colonies, il est décidé d'éliminer le peuple gitan. Tous. Hommes femmes et enfants. Ce peuple gitan venu de loin, ayant déjà subi d'autres persécutions, et qui connaitra de nouveau, récemment, un génocide, ces Gitans gênent. Leurs vêtements colorés, leurs chants, leurs pratiques religieuses si contraires aux dogmes, gênent. Les hommes seront un réservoir de main d'oeuvre pour les chantiers navals qui doivent construire les vaisseaux supposés permettre à l'Espagne de retrouver sa grandeur. Des esclaves. Aussi. En Espagne même.