Ce livre pose de manière abrupte la question : que savait-on du Congo, à Bruxelles, en 1959-1960, au moment du violent affrontement entre la Belgique et ce pays ? Que pouvait-on en connaître chez les socialistes, chez les libéraux, chez les communistes, chez les catholiques conservateurs... Sous les oppositions tranchées des partis, de leurs journaux, des groupes de pression, comme au sein des différents gouvernements belges, ce qui circule en fait - et ce livre le prouve - c'est un savoir unique, un savoir minimal, invérifié, invérifiable, et passablement chimérique... Loin de permettre aux divers responsables politiques de négocier avec une société réelle, ce a bricolage intellectuel s, cependant rigide et contraignant, va les conduire ensemble à un vaste dérapage, puis à un gigantesque carambolage. Crise internationale de première grandeur, la crise du Congo est peut-être, avant tout, la crise d'une certaine vision du monde. A propos du cas zaïrois, l'ouvrage propose donc une approche nouvelle et décapante des fondements de nos relations avec les sociétés non-occidentales. Il étudie la formation d'un état des connaissances et des mentalités, et les confronte a une série de décisions politiques et militaires. Où s'élabore la connaissance occidentale du monde extérieur ? Comment se forge notre perception du lointain ...
Nombre de pages
285
Date de parution
03/05/2000
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738414168
Titre
Congo-Zaïre 1874-1981. La perception du lointain
ISBN
2738414168
Auteur
Piniau Bernard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20000503
Nombre de pages
285,00 €
Disponibilité
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Pendant 10 ans, principale d'un collège de la banlieue parisienne, Geneviève Piniau a mené un combat conte l'échec scolaire et l'exclusion. Grâce à son énergie, sa passion et son charisme, elle a réussi à sauver de nombreux enfants en grande difficulté en leur proposant de découvrir un métier dès la classe de 4e. Elle a osé alléger le poids de l'école et bouleverser les programmes. Une méthode révolutionnaire qu'elle raconte à travers des portraits à la fois émouvants et cocasses d'adolescents, qui sans elle, auraient sombré dans la délinquance. Elle lance un message d'espoir à tous les parents en prouvant qu'aucun enfant n'est nul ou condamné à l'échec.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...