De la société japonaise d'aujourd'hui, que peut nous donner à entendre la mort volontaire, quand on la saisit comme symptôme, dans la rumeur des statistiques ? Mais rien n'existe qu'à être devenu : l'enquête sociologique trace la ligne de départ d'une généalogie. D'un siècle à l'autre, il s'agit alors de parcourir ce pays dont parle Nietzsche, «l'énorme, le lointain et le si mystérieux pays de la morale - de la morale qui a vraiment existé et qui a été véritablement vécue», en explorant sur documents les pratiques diversifiées de la mort volontaire au Japon : comme apothéose de la carrière du guerrier, comme horizon du détachement bouddhique, comme clef de voûte du système féodal, comme épreuve à la mesure de l'amour, comme exaltation sacrificielle, comme conclusion du désespoir et du déracinement. Chaque fois, le choix de la mort volontaire éclaire le milieu humain d'où lui vient son sens, et de proche en proche c'est tout le passé japonais qui se trahit dans ses contradictions, dans ses égarements et dans ses déchirements.
Nombre de pages
392
Date de parution
17/09/1991
Poids
393g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070723683
Titre
La mort volontaire au Japon
Auteur
Pinguet Maurice
Editeur
GALLIMARD
Largeur
135
Poids
393
Date de parution
19910917
Nombre de pages
392,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De Maurice Pinguet, grand connaisseur du Japon, on pourrait dire exactement ce que lui-même écrivait de son ami Roland Barthes: « Le travail intellectuel est souvent comparable à l'agriculture la plus sédentaire: on se taille un champ bien borné, on le laboure pesamment pendant des années, puis on engrange la récolte du savoir avec la satisfaction d'un propriétaire ? sans jamais lever les yeux vers l'horizon. La pratique de Barthes est bien différente, c'est une pratique mobile, vagabonde. Il voyage en nomade d'un domaine à l'autre. Il se plaît à naviguer et multiplie les échanges et les emprunts. » C'est par trois hommages à des visiteurs émérites du Japon que s'ouvre ce recueil: Barthes, donc, mais aussi Foucault et Lacan. Savant et spontané, cultivé sans être pédant, Pinguet sait partager avec eux, comme avec nous, son expérience de la vie quotidienne, de l'esthétique et de la culture japonaises. Maurice Pinguet (1929-1991) a publié en 1984 La Mort volontaire au Japon, essai qui fit date. Directeur de l'Institut franco japonais de Tôkyô de 1963 à 1968, il y invita Roland Barthes qui écrivit, après son séjour, L'Empire des signes, qui lui est dédié. Il enseigna à la Sorbonne de 1968 à 1979, puis à partir de 1979 successivement aux universités Tôdai et Waseda de Tôkyô.
La présente anthologie vous invite à voyager dans l'histoire littéraire - et amoureuse - du XIVe au XXIe siècle grâce à une sélection de cent cinquante poèmes de langue française. Bonheur, souffrance, jalousie, folie, inconstance, joie, deuil, espoir : Amour et Poésie dialoguent sur tous les tons.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.