A l'ère des idéaux de justice internationale et d'actions humanitaires, il est impératif d'empêcher les atrocités de masse et de s'opposer aux idéologies tyranniques. Mais, pour y parvenir, la solution n'est-elle que militaire, le salut ne passe-t-il que par de lointaines expéditions punitives et des guerres humanitaires ?". Eclipse sur l'Afrique illustre avec force d'exemples comment le monde occidental veut imposer la supériorité de son modèle aux plus faibles et particulièrement à l'Afrique. Une doctrine de la canonnière préférée à la palabre, les armes à la négociation. L'auteur, Jean Ping, dont toute la carrière a été consacrée à la diplomatie jusqu'à présider l'Assemblée générale des Nations-Unies, était récemment encore à la tête de l'Union Africaine (UA) en tant que président de la Commission. A ce titre, il a eu à cohabiter avec le "guide" Mouammar Kadhafi. Sans ambiguïté, il raconte les frasques de celui qui se prétendait le "roi des rois". Il en a été, si ce n'est la victime, son souffre-douleur souvent. Malgré tout, l'Otan devait-il lancer ses raids aériens alors que l'UA était sur le point de trouver un compromis dans le conflit libyen ? Combien de morts sous Kadhafi, combien de morts sous les bombes occidentales ? Cette stratégie à courte vue avec pour premier objectif la fin du leader libyen a déstabilisé l'ensemble du monde sahélien voire au-delà. Fallait-il tuer Kadhafi ...
Nombre de pages
220
Date de parution
03/04/2014
Poids
250g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782841867417
Titre
Eclipse sur l'Afrique. Fallait-il tuer Kadhafi ?
Auteur
Ping Jean
Editeur
MICHALON
Largeur
132
Poids
250
Date de parution
20140403
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ministre gabonais des affaires étrangères (1999-2008), Jean Ping vient d'être désigné Président de la commission de l'Union africaine (avril 2008). Qui mieux que lui pouvait analyser le nouveau virage du développement en Afrique ? Faut-il remettre en cause le modèle unique imposé par le monde occidental jusqu'à la fin du XXè siècle ? Jean Ping illustre à foison ses réponses d'exemples et d'anecdotes personnelles.
Jean PING analyse en profondeur les liens du triptyque paix-développement-démocratie. S'il refuse la " diabolisation " systématique de la classe politique africaine, l'auteur n'en souligne pas moins les contradictions voire les errements. Jean Ping s'interroge : pourquoi ? Comment ? La réponse se trouve dans les rapports entre les hommes et leur sens du dialogue, dans les institutions et leur stabilité, dans le partage des valeurs.
Les navigateurs du siècle dernier appelaient Cama la côte allant du cap Lopez au cap Sainte-Catherine, légèrement au sud de l'Equateur. C'était le pays des Nkomi, une ethnie dont l'originalité consistait en un système politique construit autour de la personne d'un monarque nommé Rengondo. En recherchant les origines de ce royaume, François Gaulme a choisi le terroir, centré autour de la lagune Fernan Vaz, et non pas le groupe humain, l'ethnie ou l'ensemble linguistique, comme cadre de l'analyse historique et anthropologique. En sollicitant les traditions orales et les documents européens, cette méthode a permis de remonter jusqu'au XVIe siècle. Les principaux résultats de cette recherche sont une démonstration de l'influence ancienne des peuples Kongo, par l'intermédiaire du royaume de Loango, le long de la côte gabonaise, et du recul de cette influence avec l'arrivée des Européens. L'auteur montre aussi qu'il y a eu sur cette côte deux strates bien distinctes d'acculturation européenne, l'une à la suite de l'arrivée des Portugais (XVIe-XVIIe siècles) et l'autre avec la colonisation et ses prémices (deuxième moitié du XIXe siècle). Dans sa démarche, cet ouvrage s'appuie sur les analogies de l'anthropologie historique avec l'archéologie. Son ultime but était de produire une reconstitution des sociétés de la côte gabonaise juste avant l'arrivée des Européens. La leçon qui s'en dégage, c'est la prudence qu'il convient d'avoir pour qualifier de traditionnelles les sociétés africaines.
Tout le monde est unanime à reconnaître l'immensité des ressources en tout genre dont regorge l'Afrique pour devenir un des géants de la planète. Et pourtant elle ne parvient toujours pas à se positionner sur la voie de la croissance forte et du développement durable. Que faire pour sortir de cet immobilisme aux relents pathologiques ? Cet ouvrage propose à l'Afrique de reprendre tout à zéro et met en lumière des thérapies appropriées qui lui permettront d'avoir une voix audible et respectée.
En 1944, Raphaël Lemkin est le créateur du concept juridique de génocide et des notions de « crimecontre l'humanité ». De la Société des Nations à l'Organisation des Nations Unies, en passant par le tribunal de Nuremberg, ce juif polonais réfugié aux Etats-Unis a été un acteur fondamental du développement d'un droit international humanitaire.
Du Mutterrecht, l'oeuvre majeure de Bachofen, Walter Benjamin écrivait qu'il s'agissait d'une "prophétie scientifique". De prime abord, il s'agit là d'une étrange définition pour un ouvrage qui, loin de se tourner vers l'avenir ou d'en délinéer les formes, explore les confins du passé pour esquisser, par le biais de l'étude des mythes, le contour de l'origine de nos sociétés. La pensée de Bachofen est prophétique car révolutionnaire, et par là même porteuse de fruits pour l'avenir. Il a en effet avancé une thèse bouleversante : les premières sociétés humaines auraient été régies par un droit maternel, l'organisation patriarcale n'étant qu'une forme plus avancée, certes, mais plus tardive de l'évolution spirituelle et sociale de l'humanité. Sa pensée permet de ainsi de réfléchir à la prégnance de l'opposition masculin/ féminin, maternel/ paternel dans les fondements mêmes de nos sociétés, mais aussi de considérer l'importance que la notion d'origine, et la représentation, pour erronée qu'elle soit, qui en est faite, revêt pour la construction et le maintien de la société et de ses structures. C'est bien là une réflexion avec laquelle, aux dires de Bachofen lui-même, "on n'est pas près d'en finir".
Savez-vous que votre enfant peut vous être enlevé parce que vous l'aimez trop, parce que vous êtes en conflit avec votre conjoint, victime de violences ou simplement parce qu'un motif aura été " trouvé " par les services sociaux ? Le placement d'un enfant est de plus en plus fréquemment décidé par la justice pour des motifs qui n'ont rien à voir avec un danger, et de très nombreux enfants sont retirés à leur famille aimante et bientraitante. Le placement des enfants est aussi la double peine des femmes victimes de violences conjugales, ou des enfants victimes d'inceste. La CIIVISE, le mouvement #metoo ont mis en lumière le faible poids de la parole des victimes. Pour la première fois, une avocate dénonce ce fléau, à l'origine de véritables drames : le placement abusif d'enfants. A travers des récits de dossiers typiques et l'analyse des influences qui s'exercent sur un système judiciaire dépendant des services sociaux, elle pointe du doigt des dysfonctionnements majeurs affectant la protection de l'enfance. Dotée d'un budget de plus de 8 milliards annuels, l'intervention majoritaire d'acteurs du secteur privé introduit dans ce système socio-judiciaire peu contrôlé une inquiétante notion de rentabilité. Appuyée par la contribution scientifique du Dr Isabelle Salmon, docteur en médecine et docteur en sciences sociales et humaines, Christine Cerrada signe un document édifiant, véritable pavé dans la mare, qui dénonce une atteinte sans précédent à la liberté fondamentale de vivre en famille.
Le malaise de Stendhal (1783-1842) face à l'autorité est une dimension essentielle de son oeuvre. Rétif à la subir, il se sent également inapte à l'exercer. Son oeuvre constitue une vaste insurrection imaginaire contre l'ordre établi, assise sur les moyens du burlesque, de la dérision et de l'ironie. Ce n'est pas seulement l'Ancien Régime que ce libéral combat, mais le pouvoir en général, envers lequel il exerce son scepticisme. C'est cette insoumission fondamentale qui confère à l'oeuvre de Stendhal sa puissance de séduction et sa force subversive.