Je cherche les traces de ma mère. Chroniques des archives
Piketty Caroline
AUTREMENT
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EAN :9782746707917
-Je voudrais le 97, rue de Charonne. [...] C'est pour les spoliations. [...] Marcel quitte la salle de lecture et je ne le reverrai jamais. l'ignore s'il a trouvé une fiche au 97, rue de Charonne. le sais seulement qu'à cette adresse s'est figé quelque chose de lourd et d'immuable [...]. L'un de ses parent a-t-il été arrêté, interné ou déporté? Cela ne me regarde pas, mais je suis curieuse et rarement indifférente aux questions qui me sont posées. Je n'ai pas à poursuivre à son insu la recherche qui l'habite je suis seulement témoin de multiples arrêts sur image." De 1997 à 2ooo, Caroline Piketty a travaillé au sein de la Mission d'étude sur la spoliation des juifs de France, mieux connue sous le nom de mission Mattéoli. Après les résultats de celle-ci, ceux qui sont venus la voir aux Archives nationales pour leur famille spoliée ou exterminée sous l'Occupation énonçaient avec pudeur et émotion des mots semblant émerger après de longues années d'un deuil lourd à porter et à assumer. En 42 "chroniques', l'auteur nous fait vivre cette expérience, partager ces émotions et cette mémoire. L'Occupation, mais pas seulement: c'est le monde infini des archives que l'on entrevoit, chaque question de visiteur vous transportant sur un continent différent, de la littérature libertine du XVIIe siècle à la rue des Rosiers en 1942. Dévoilant avec pudeur et justesse des tranches de vie d'hier ou d'aujourd'hui, Caroline Piketty nous fait partager son métier d'archiviste, accompagnatrice de ses interlocuteurs dans leur quête d'un passé toujours présent. Biographie de l'auteur Conservateur du patrimoine, Caroline Piketty a été mise à disposition de 1997 à 2000 auprès des services du premier ministre dans le cadre de la Mission d'études sur la spoliation des Juifs de France présidée par Jean Mattéoli. Aux archives nationales, elle a été successivement responsable des archives des spoliations et de l'épuration judiciaire, puis du service d'aide à la recherche et du bureau des recherches administratives et familiales. Depuis août 2005, elle est adjointe à la directrice du musée de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration."
Nombre de pages
109
Date de parution
05/01/2006
Poids
140g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782746707917
Titre
Je cherche les traces de ma mère. Chroniques des archives
Auteur
Piketty Caroline
Editeur
AUTREMENT
Largeur
130
Poids
140
Date de parution
20060105
Nombre de pages
109,00 €
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Résumé : Avril 1945 : les pianos spoliés des familles juives françaises reviennent d'Allemagne avant les premiers survivants des camps d'extermination. Leurs propriétaires sont Blum, Jankélévitch... Pour ce récit, Caroline Piketty s'est appuyée sur des sources rares : dossiers de réclamation et de restitution des pianos, fonds du Commissariat général du Service des restitutions... Comment Léon Blum, Vladimir Jankélévitch, Mireille et tant d'autres ont récupéré (ou non) leur piano après la guerre. Préfacé par Jean-François Zygel Début avril 1945, les milliers de pianos volés aux familles juives reviennent d'Allemagne et des territoires occupés par les nazis, avant même que les premiers survivants soient rentrés des camps d'extermination. D'abord entassés au Palmarium du Jardin d'acclimatation, certains instruments parviennent à regagner leur foyer, alors que plusieurs membres de la famille n'auront jamais cette chance. Au fil d'une enquête au long cours, s'entrouvrent dans ces pages les appartements pillés dès septembre 1940, surtout à Paris. Caroline Piketty retrace le parcours des pianos, de leurs propriétaires et parfois de leurs délateurs. Ils s'appellent Léon Blum, Vladimir Jankélévitch, Mireille Berl, Gaston Calmann-Lévy, Aron Lustiger, Béatrice de Camondo, Vidal Modiano. Mais aussi, bien plus nombreux, les anonymes naufragés de la Shoah suspendus à l'espoir de récupérer leur instrument, précieux vestige des temps heureux et de l'harmonie familiale. Pour raconter cette histoire oubliée, Caroline Piketty s'est fondée sur les dossiers de réclamation et de restitution des pianos. Elle a puisé aux sources conservées aux Archives nationales, notamment les six mille cartons du fonds du Commissariat général aux questions juives et du Service des restitutions. Un travail de mémoire aussi minutieux que bouleversant. Un ouvrage soutenu par la Fondation pour la mémoire de la Shoah et de l'association " Musique et spoliations ".
Une brève histoire de l'égalité "Les questions économiques sont trop importantes pour être laissées à une petite classe de spécialistes et de dirigeants. La réappropriation citoyenne de ce savoir est une étape essentielle pour transformer les relations de pouvoir". T. P. En présentant l'évolution en longue durée des inégalités entre classes sociales dans les sociétés humaines, Thomas Piketty propose une perspective nouvelle sur l'histoire de l'égalité. Il s'appuie sur une conviction forte forgée au fil de ses recherches : la marche vers l'égalité est un combat qui vient de loin, et qui ne demande qu'à se poursuivre au XXIe siècle, pour peu que l'on s'y mette toutes et tous. Thomas Piketty Directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales et Professeur à l'Ecole d'économie de Paris, il est notamment l'auteur, chez Points, du Capital auXXIe siècle et de Capital et idéologie.
Ultimes violences et atteintes à l'environnement, politiques d'occupation et d'épuration, retours de celles et ceux que le conflit a déplacés, reprise d'une vie intime de temps de paix, démobilisation culturelle, prise en charge de séquelles physiques et psychologiques, processus de deuil et de mémoire : il est aujourd'hui admis qu'une sortie de guerre débute avant la fin officielle des hostilités et qu'elle se poursuit longtemps après que les armes se sont tues. Qu'il s'agisse des conflits religieux ou étatiques qui déchirèrent l'Europe du XVle au XIXe siècle, des profondes meurtrissures de la guerre civile américaine, des bouleversements provoqués par les deux conflits mondiaux ou encore des lourdes conséquences des conflits asymétriques du second XXe siècle, sortir de la guerre fut et demeure un mécanisme complexe. Il était donc nécessaire de l'envisager sur la longue période à la fois comme objet d'histoire et parce que les résonances actuelles, de l'Ukraine au Proche-Orient, sont nombreuses. C'est toute l'ambition des auteurs dirigés par Guillaume Piketty dans cet ouvrage aussi complet et original que novateur.
Depuis son entrée dans la vie active, Hu Anyan a occupé pas moins de dix-neuf emplois. Troquant sa casquette d'employé de supérette pour celle de vendeur de vélos, d'agent de sécurité pour celle de livreur, il a, chaque fois que le travail est devenu insupportable, plié bagage pour tout recommencer ailleurs, emportant ses précieux exemplaires de Joyce et de Carver. Des centres logistiques infernaux à la bureaucratie kafkaïenne des services de recrutement chinois, il nous donne à voir sans fard le quotidien de ceux qui font tourner notre monde et met en lumière les existences invisibilisées des travailleurs qu'il côtoie. Plongée fascinante au coeur de la Chine contemporaine, ces chroniques pétries d'humanité et d'humour rappellent aussi combien la littérature peut être source de réconfort et insuffler dans la vie de chacun une plus grande liberté.
Comment les histoires que nous racontons - et celles que nous taisons - façonnent-elles notre perception du monde ? C'est la question que Ta-Nehisi Coates, l'un des écrivains américains majeurs de son époque, pose dans son nouvel essai, en arpentant trois lieux de conflits. A Dakar, au Sénégal, il explore la problématique de l'identité africaine et se réapproprie son histoire familiale ; à Columbia, en Caroline du Sud, il analyse les répercussions de la récente prise de conscience d'un pays marqué par l'héritage de la ségrégation ; en Palestine, enfin, il observe le contraste tragique entre l'histoire présentée par les récits nationalistes et la réalité du terrain. Essai vibrant et incarné, Le Message interroge intimement le pouvoir de la littérature et met en évidence la nécessité impérative de nous défaire de l'emprise destructrice des mythes. Il nous rappelle que, face à la frénésie guerrière qui agite le monde, il est urgent d'embrasser le pouvoir libérateur des vérités, même les plus difficiles à entendre.
Résumé : Sybylla Melvyn naît en 1880 dans une famille de propriétaires terriens déclassée de l'outback australien. Elle abhorre ces interminables journées de labeur durant lesquelles, se morfond-elle, son esprit ronge des chaînes que rien ne peut briser. Elle rêve plutôt de devenir écrivain - au grand dam de sa mère, qui déplore d'avoir enfanté une fille caractérielle, laide avec cela, et sans aucun avenir. Lorsqu'elle l'envoie vivre chez sa grand-mère, sur la riche propriété de Caddagat, la jeune fille est ivre de joie. Entre deux cavalcades endiablées, elle rencontre bientôt l'héritier du ranch voisin, Harold Beecham, qui semble apprécier son tempérament rebelle et ses reparties malicieuses. Et c'est heureux, car entre ses désirs d'émancipation et ses ambitions littéraires, Sybylla entend bien vivre libre, en traçant son propre chemin. Tour à tour drôle et touchant, ce roman d'apprentissage porté par la voix unique de Miles Franklin est devenu un classique de la littérature australienne. Pionnière du féminisme dans son pays, à l'image de son héroïne, la toute jeune écrivaine de vingt-deux ans met en lumière dans Ma brillante carrière des personnages inoubliables de vérité et de fougue.