Une fois il y avait, une fois il y aura, c'est le commencement de tous les contes. " Comme un monde souterrain qui n'attend que d'être redécouvert et de nous enchanter, la féerie vit avec nous, prête à nous séduire si nous nous laissons tenter par le " monde secondaire " du conteur. Ce royaume de l'enchantement n'est pourtant pas né avec le conte de fées littéraire. Le conte est d'abord oral, et donc universel. Il a habité notre Moyen Age en unissant hommes et fées, comme dans Mélusine. Le genre littéraire ne naquit véritablement qu'avec un poète officiel, auteur d'un opuscule, Histoires ou Contes du temps passé : Charles Perrault. Paradoxe qui voit l'écrivain du Roi-Soleil célébrer les humbles avec Poucet ou moquer les rois avec le marquis de Carabas. Les " esprits guindés " pouvaient bouder leur plaisir, un genre était né, un feu d'artifice littéraire dont les bonnes fées avaient pour noms Aulnoy, L'Héritier, Mailly, Murat... : une perle de plus sur la couronne des lettres de Louis XIV. Un siècle plus tard, les romantiques Jacob et Wilhelm Grimm fondèrent une science et un nouveau genre littéraire. Avec eux le conte perdit ses fées étincelantes et sa décoration rococo pour gagner en saveur populaire et réinvestir les noires forêts. Andersen quant à lui fit du conte de fées une pure ?uvre littéraire, plaçant le merveilleux dans l'esprit du conte et dans son époque. Parallèlement, Doré, Bilibine, Rackham, Dulac, Lorioux..., visionnaires de féerie, surent relever le défi d'illustrer ce merveilleux. Depuis, le cinéma, de Disney à Demy, la télévision, Internet aujourd'hui, sont devenus des lieux majeurs de diffusion du conte de fées, au risque d'uniformiser les versions et d'unifier notre culture. En même temps, les motifs du conte, nouveau langage, commentent le monde, dans la publicité notamment. C'est un peu comme si le conte nous parlait, traversant à son tour le miroir, dans l'autre sens. Cependant les Français continuent de préférer Boileau à Perrault dans leurs universités et oublient le tricentenaire des Contes de ma mère l'Oye. La Bibliothèque nationale de France, réparant cet oubli, nous invite à redécouvrir une tradition universelle et notre patrimoine littéraire. Des conservateurs de La Joie par les livres et de la Bibliothèque nationale de France, associés à des spécialistes internationaux, nous proposent, à travers leurs articles et près de 250 illustrations, depuis la copie manuscrite des contes de Perrault jusqu'au costume de Peau-d'Ane, en passant par les dessins de Marillier, Doré, Rackham et Claverie, de pénétrer dans la forêt des contes, guidés par la foule des conteurs et conteuses, au risque peut-être de rencontrer Ogre ou Fée..., et de continuer la chaîne infinie des " Mère l'Oie " ainsi que nous y invitait Perrault en conclusion de son " Peau d'Âne " : Mais tant que dans le Monde on aura des Enfants, Des Mères et des mères-grands, On en gardera la mémoire.
Nombre de pages
573
Date de parution
15/03/2001
Poids
1 240g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782020491846
Titre
Il était une fois... les contes de fées
ISBN
2020491842
Auteur
Piffault Olivier
Editeur
SEUIL
Largeur
160
Poids
1240
Date de parution
20010315
Nombre de pages
573,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Vous êtes proche de Spiderman ou plutôt de Fantômette, vous lisez Harry Potter en anglais, vous êtes adepte de Moustache et Trotinette mais pour endormir vos enfants, qui cachent Titeuf sous l'oreiller, vous choisissez Max et les Maximonstres? Vous préférez Lucky Luke aux Pieds Nickelés, vous vous sentez plus Fifi Brindacier que petite fille modèle, vous pleurez en lisant Le Petit Nicolas et vous abordez L'île au trésor comme Jim Hawkins, "glacé d'épouvante et en même temps dévoré de curiosité"? Ouvrez ce livre! Vous avez grandi dans Babar, appris à lire avec Delphine et Marinette, vous connaissez par coeur les Malheurs de Sophie? Avec le "Chat qui s'en va tout seul" de Kipling vous avez parcouru "les Chemins Mouillés du Bois Sauvage", vous vous souvenez de vos premiers Club des cinq, de Zig et Puce ou de Bicot, mais vous n'avez jamais entendu parler des Moumines, ni de Macao, ni de Casseboufigue et encore moins de Longue-Carabine? Feuilletez ce livre! Parents, enfants, spécialistes de l'éducation, formateurs, bibliothécaires, écrivains ou illustrateurs, amateurs de Jules Verne, collectionneurs des cartonnages de Hetzel, vous êtes férus de Rousseau ou de Fénelon mais vous n'avez jamais fabriqué une tête de moine dans un marron d'Inde et vous ignorez tout de Zénaïde Fleuriot comme de Zulma Carraud? Lisez ce livre! Vous aimez les surprises ou vous ne savez pas lire? Déployez l'ABC de Babar! En même temps qu'elle reçoit le don exceptionnel des dessins originaux de trois albums de Babar par la famille de Brunhoff, la Bibliothèque nationale de France accueille la Joie par les livres, créant ainsi le Centre national de la littérature pour la jeunesse. Après De Balzc à Jules Verne, un grand éditeur du XIXe siècle, PJ Hetzel (1966), Maîtres de la bande dessinée européenne (2000), puis Il était une fois les contes de fées (2001), ce volume nous invite à découvrir sous une forme synthétique et à travers 300 illustrations un patrimoine qui touche en chacun de nous une part des plus sensibles.
Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
XVIIe siècle. Aux Antilles. C'est la nuit sur une plantation où se déroule une veillée mortuaire. Un vieux-nègre esclave entre dans le cercle des flambeaux. Dès ses premiers mots, il se métamorphose en " maître-de-la-Parole ". Comment ce vieil homme a-t-il pu s'ériger en père fondateur de la littérature des Amériques ? Quels sont les secrets de cet improbable résistant à l'esclavage et à la colonisation ? D'où lui vient cette assignation à ne conter que la nuit, sous peine d'être transformé en panier ? Et pourquoi un panier ? Partant de l'extraordinaire émergence du conteur créole, Patrick Chamoiseau interroge son propre travail d'écrivain, sa mémoire intime et les mystères de la création. Quels sont les grands enjeux de la littérature contemporaine ? En quoi rejoignent-ils ceux de ce vieux maître-de-la-Parole ? ... " Chaque création est une avancée de la réflexion, de la connaissance, du rapport désirant avec cet horizon sans horizon qu'est la Beauté. " Patrick Chamoiseau, né en 1953, a élargi la portée de la littérature antillaise à un niveau mondial. Prix Goncourt pour Texaco (Gallimard, 1992), il est l'auteur d'une oeuvre narrative et théorique majeure où se mêlent imaginaire foisonnant et conscience politique. Sa voix est aujourd'hui l'une des plus influentes de la Caraïbe. Au Seuil ont récemment paru La Matière de l'absence (2016), Frères migrants (2017), Contes des sages créoles (2018) et, en Points Thriller, J'ai toujours aimé la nuit (2018).
Disjoindre le sexe et le genre est un geste éminemment moderne, théoriser cette dissociation l'est plus encore.Ce livre est d'une certaine manière l'histoire de ce geste. Il nous mène des grandes entreprises déconstructrices de la Modernité des années 1960-1980 jusqu'au triomphe contemporain de la théorie du genre : de Sartre, Lacan, Deleuze, Barthes, Derrida ou Foucault jusqu'à Judith Butler.Pourtant, parce qu'il s'agit d'un objet aussi fuyant que précieux, le sexe des Modernes est aussi un révélateur. Loin d'être tout à fait commun aux deux espaces intellectuels que sont l'Europe et les États-Unis, il est peut-être témoin de leurs divisions : disputes, équivoques, héritages détournés, et guerres silencieuses ou avouées...Il s'agit ici non seulement d'éclairer des doctrines récentes que la confusion des temps travaille à obscurcir, mais d'explorer ce qui s'est déplacé au tournant des XXe et XXIe siècles entre le continent européen et le continent américain. Transmission ou au contraire fracture ...Car le moment est venu d'interroger le partage du sexe et du genre sous l'angle de son histoire puisque cette histoire est la nôtre, et sans doute plus que jamais.E.M.
Excédés par le présumé laxisme des tribunaux, les justiciers autoproclamés s'évertuent à punir par eux-mêmes les fauteurs de trouble. Violant la loi pour maintenir l'ordre, ils s'improvisent détectives, juges et bourreaux. Adeptes du lynchage et autres châtiments spectaculaires, ils trouvent un nouveau public sur les réseaux sociaux. Des groupes d'autodéfense du Far West aux chasseurs de pédophiles en Russie contemporaine, les justiciers hors-la-loi sont typiquement des hommes blancs, réactionnaires et xénophobes. Toutefois, mouvements révolutionnaires et défenseurs des dominés ne s'interdisent pas de manier, à leur tour, le fouet et le feu. L'auto-justice compte en outre de fervents zélateurs dans les services répressifs. Et quand policiers et paramilitaires s'affranchissent du cadre légal pour nettoyer la société, ils précipitent l'avènement de l'Etat justicier. Cet essai comparatif s'aventure dans les eaux troubles de la justice sommaire. Au terme d'un périple dans le monde perturbant des redresseurs de torts, une question s'impose : la France est-elle immunisée contre cette fièvre punitive ...