
Le concept de tradition
Découvrir la pensée de Josef Pieper (1904-1997), c'est mieux comprendre celle de Benoît XVI. Ce professeur allemand fut pour le pape un maître en philosophie. Opposant au régime nazi, et réduit au silence, Pieper connut une consécration universitaire tardive, publiant plus de soixante livres avec une égale connaissance de Platon, d'Aristote et de saint Thomas d'Aquin. Avec une très grande clarté, Pieper s'interroge dans ce petit livre sur le concept de tradition. Pourquoi tient-il une telle place dans l'Eglise? Parce qu'il est structurant, non seulement pour la religion, mais aussi pour la philosophie et pour l'histoire. Ainsi Pieper met-il en lumière - avec le discernement critique nécessaire - l'accord profond entre le grand mythe platonicien (création, chute, salut et immortalité de l'âme) et la doctrine chrétienne. La tradition n'est donc pas un attachement au passé, mais une « précompréhension » de la vérité, un principe premier, avant la révélation elle-même. Autant le texte de Josef Pieper se lit aisément par sa grande concision, autant les 39 premières pages d'introduction par Kenneth Schmitz s'adressent plus au philosophe et à l'universitaire.
| Nombre de pages | 84 |
|---|---|
| Date de parution | 06/02/2008 |
| Poids | 150g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782940402052 |
|---|---|
| Titre | Le concept de tradition |
| Auteur | Pieper Josef ; Champollion Claire ; Blanc Pierre ; |
| Editeur | AD SOLEM |
| Largeur | 135 |
| Poids | 150 |
| Date de parution | 20080206 |
| Nombre de pages | 84,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le loisir, fondement de la culture
Pieper Josef ; Schumacher Bernard N.Qu'est-ce que le loisir ? Quel sens peut-il avoir aujourd'hui, dans notre société consommatrice de divertissement ? Platon et Aristote ont toujours vu dans le loisir, au sens de la skholè grecque (l'otium latin), un temps consacré à ce qui était pour eux la plus noble activité de l'homme : la contemplation du monde et des dieux. Ecrit au sortir de la guerre, alors que l'Europe était à reconstruire, cet essai met en lumière la nature véritable du loisir et sa part indispensable dans l'élaboration d'une société respectueuse de la personne humaine et de ses aspirations les plus profondes. Dans un monde qui a fait du travail lui-même un culte, face aux falsifications modernes du loisir avec ses jours de fête artificiels fabriqués par les pouvoirs publics, Josef Pieper rappelle que c'est uniquement au sein du temps de fête que l'essence du loisir peut se déployer et s'accomplir. Séparé du domaine du culte, de sa célébration et de sa force de rayonnement, le loisir ne peut pas plus éclore que la fête: sans lien avec le culte, le loisir devient oiseux et le travail inhumain.Josef Pieper (1904-1997) a consacré sa vie à la recherche de la vérité par l'exercice de la philosophie. Il fut en Allemagne l'un des grands connaisseurs de Platon, Aristote et saint Thomas d'Aquin. Opposant au régime nazi et réduit au silence, ce n'est qu'après la guerre qu'il trouva une consécration universitaire. On lui doit plus de soixante ouvrages, remarquables par leur concision. Une belle filiation philosophique relie Romano Guardini, inspirateur de Josef Pieper, à Benoît XVI, qui a reconnu en Pieper un maître en philosophie.EpuiséVOIR PRODUIT14,60 € -

De la divine folie. Sur le Phèdre de Platon
Pieper Josef ; Gandillac Maurice de ; Blanc PierreL'historicisme, à force de nous égarer dans des horizons sans fin, nous interdit de retrouver le chemin de chez nous. C'est ce que montre, avec une audace toute philosophique, Josef Pieper, en présentant son interprétation de la "divine folie", theia mania, du Phèdre. Le propos est aussi modeste que la taille du livre, l'auteur ne nous offrant que ses "réflexions sur le Phèdre de Platon"; pourtant, il s'agit là d'une attaque en règle contre une autre manie, celle des érudits de notre époque, qui consiste à ne trouver dans les textes du passé que ce qui ne nous parle plus puisque notre perspective sur le monde a changé. On ne s'intéresse plus au sens de l'?uvre, un sens qui ne peut être que présent dés lors qu'il révèle un sens éternel à un homme éternel. Que pourrions-nous sentir en effet d'un parfum évanoui dont il ne reste que l'alcool? Toute la grandeur du platonisme, et au-delà de lui, de la philosophie, est là. Dévoiler une présence au c?ur de cette absence creusée par le temps, par la grâce de l'anamnèse de ce qui dépasse en nous l'humain et que les Grecs qualifiaient justement de "divin". Jean-François MattéiEpuiséVOIR PRODUIT12,35 € -

De l'amour
Pieper Josef ; Ide PascalSi "Dieu est amour" , comme le révèle saint Jean, pour aimer en vérité un être, ne doit-on pas l'aimer en Dieu, dans la source de son être, le sien et le mien ? C'est cette nouveauté du christianisme, entrevue par Platon et éprouvée par de vrais aimants, que veut rendre compréhensible ce livre. Comment aimer en vérité ? Josef Pieper répond : en trouvant bon, magnifique, merveilleux quelque chose tombant sous notre regard (avant tout, bien sur, un visage humain, celui de l'ami, du compagnon de toute une vie ; mais aussi le fait même que nous existions) nous devons devenir conscients que nous accueillons et prolongeons, réellement, le "oui" divin manifesté dans la création, par lequel toute créature "aimée de Dieu" est donc "bonne" . Nous devons joindre notre voix au "oui" créateur et nous allier intérieurement à cet acte d'approbation originel ; autrement dit, aimer celui qui est le "Premier Amant" . Par là, notre propre amour envers les choses et les êtres se transformerait. L'être aimé apparaîtrait soudain comme un être inestimable, qui justement nous est destiné, à nous personnellement et tout exprès, comme un point lumineux dans un tissu de lumière infini. Parmi les grandes figures qui ont éprouvé cette forme d'amour radical pour leur frère en humanité, Josef Pieper s'arrête à la fin du livre sur Mère Teresa de Calcutta, qui la première a mis en pratique cet amour-agapé en tant que prolongement du oui divin dans la création reconnu dans le visage de nos frères. Dans sa préface, Pascal Ide met en lumière l'influence que la pensée de Joseph Pieper a exercée sur Benoît XVI.Impression à la demandeCOMMANDER17,95 €
Du même éditeur
-

L'intuition sacramentelle. Et autres essais
Lacoste Jean-YvesVoir, laisser voir, faire voir ; apparaître, laisser apparaître, faire apparaître ; nous ne résumons pas ainsi la tâche de la pensée, mais il n'y aurait pas pensée si cela n'avait lieu. Voir la "chose" que nous disons dissimulée derrière le sacrement. "Voir" l'existence telle quelle distribuée en manières d'exister, communes ou moins communes. "Faire apparaître" l'amour, tel que le masquent les jeux du sentiments et tel que le vouloir le restitue à sa destinée propre. "Laisser apparaître" paix et guerre, qui ne sont pas d'abord des phénomènes politiques mais des heurs et malheurs ancrés en nous-mêmes. Et puisque le travail du "faire voir" ne peut se passer des textes qui nous l'apprennent, "voir" aussi comment des textes, malgré les maladresses du dit, font apparaître exactement ce dont ils parlent et prolongent l'intuition. Ce livre constitue un recueil d'exercice en phénoménologie. Qui dit phénoménologie ne dit pas une manière de philosopher ou de théologiser, mais une manière de s'essayer à penser sur un fondement inébranlable d'intuition. Les questions traitées en ce livre sont philosophiques, elles sont théologiques, elles sont le plus souvent l'un et l'autre, et cela n'importe pas. A chaque fois, le cahier des charges était simple : fournir une réponse, ou l'esquisse d'une réponse, à la mesure de la question. Et à la mesure de questions telles qu'elles nous permettent de reconduire le questionneur dans les parages de l'intuition.EpuiséVOIR PRODUIT25,80 € -

L'absent en toutes lettres
Marion Corinne ; Hadjadj FabriceNe pas mentir, et ainsi creuser jusqu'au roc pour se frotter à la vérité résistante, voilà ce que réussissent parfois les grands écrivains. On ne s'étonnera donc pas qu'à ce niveau de sérieux, la littérature finisse toujours - explicitement ou non, selon un regard de croyant ou non (nul ne peut en décider, surtout pas le lecteur et pas même l'auteur) - par renvoyer à Dieu, la dernière instance en matière de lettres et de vérité, la dernière et donc la première. Sans récupération forcée, ni apologétique indiscrète, on a tenté d'ainsi identifier la situation spirituelle des personnages de la littérature, selon le postulat herméneutique que nul n'est en un lieu neutre par rapport au Christ, lui qui connaît les coeurs et les raisonnements des hommes (Luc 9, 47 ; 16, 15). Si la vie est bien, comme le dit Paul Claudel, un "drame qui se joue sous le regard de Dieu et qui a pour objet l'élucidation de ce grand problème qu'est l'existence", alors la littérature reste une voie royale, pour avancer dans cette élucidation. Sous le regard de Dieu, elle offre l'occasion de nous comprendre nous-mêmes et de comprendre autrui, ou du moins de pénétrer un peu - sans bien sûr prétendre le saisir complètement et le dominer - le mystère des êtres et de soi-même.EpuiséVOIR PRODUIT23,55 € -

Les Trente Glorieuses. Articles et entretiens de France catholique 1957-1987
Bouyer Louis ; Bureau SandraArticles parus dans France Catholique réunis et présentés par Sandra Bureau. Ces articles constituent une page de l'histoire de l'Eglise - de ces années pré- et post- conciliaires. Ils y sont une entrée en matière. Ils ouvrent aux débats théologiques qui y ont vu le jour, aux tensions liturgiques et pastorales qui se sont parfois déclinées en scission douloureuse, mais aussi en redécouvertes spirituelles qui, presque par nécessité, s'imposaient. Loin cependant de laisser ces pages au seul fil de l'Histoire, Sandra Bureau a fait choix de les regrouper autour de quelques thématiques, révélatrices de la figure de Louis Bouyer et de sa pensée : l'oecuménisme, l'Eglise, la liturgie rénovée, la sécularisation et son nécessaire pendant : le rapport au monde, l'homme, le mystère du Christ, la spiritualité. C'est un véritable maître spirituel qui offre aux lecteurs de France catholique ses analyses, qui ne sont jamais un regard extérieur sur le Mystère mais regard de celui qui, profondément, en vit. Le Père Bouyer, maître spirituel incontesté, n'aurait pas totalement dévoilé qui il était si, en ces quelque vingt années de collaboration à l'hebdomadaire catholique, il n'avait adressé un dernier appel : celui de l'ascèse. Pour lui comme pour toute la tradition spirituelle, il ne peut y avoir de vie authentiquement chrétienne sans cette croix qui vient pénétrer jusqu'en la chair pour y laisser jaillir la lumière du Ressuscité.EpuiséVOIR PRODUIT34,80 € -

Saint Philippe Neri. Un socrate romain
Bouyer LouisQuel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515-1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien du XVIe siècle était un homme libre et qu'il peut nous apprendre le sens de la vraie liberté. Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'"armure de la Contre-Réforme", pour reprendre une formule de Newman. Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grand-chose à envier à celle de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne "s'adapter", selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres qui s'est spontanément constituée autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. C'est la conviction que Louis Bouyer veut faire partager dans cette biographie, qui reparaît pour le 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Néri.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,85 €

