Appeler à ce que "vive la République ! ", c'est rappeler qu'elle peut mourir. La réduire à un slogan, c'est perdre de vue l'idée forte qui la guide : la recherche du bien commun. Ancrée dans la longue histoire européenne, cette idée n'a pas attendu la Révolution française pour s'incarner, sous sa forme moderne, dans les Provinces-Unies du XVIe siècle. Bien avant 1789, ce sont les révolutions anglaises et américaine qui ont fait émerger les grands principes de vie collective. En France, proclamée trois fois, la République a souvent vacillé, et il a fallu attendre la troisième du nom pour que les grandes libertés publiques soient instaurées. Il est important de garder à l'esprit cette histoire tumultueuse si nous voulons préserver l'héritage républicain. La République est fragile et doit sans cesse s'adapter : inscrire son avenir dans l'Europe, rééquilibrer ses institutions, inventer des modes de décision plus proches des citoyens, redonner à l'école sa puissance d'intégration, faire vivre la laïcité, répondre au défi écologique. Autant de chantiers politiques à venir.
Nombre de pages
264
Date de parution
04/02/2021
Poids
266g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782724627053
Titre
La République. La force d'une idée
Auteur
Picq Jean
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
125
Poids
266
Date de parution
20210204
Nombre de pages
264,00 €
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Face au réveil des intégrismes et de la violence extrême, Jean Picq nous invite à relire notre histoire. A repérer les temps forts qui ont permis de définir de nouveaux rapports entre le spirituel et le temporel et de voir triompher la raison au service de la paix civile.
Airbus fête cette année ses vingt ans. Vingt ans pour enfoncer un coin dans un quasi-monopole américain. Le temps nécessaire pour convaincre près de cent compagnies aériennes des cinq continents et pour leur offrir ce qui constituait l'une des clefs de la réussite: une gamme complète d'avions. L'alliance européenne a plus d'une fois failli tourner court, mais elle a vaincu finalement l'épreuve du temps, grâce à l'audace _ industrielle, technologique et commerciale _ de nouveaux pionniers de l'aéronautique soutenus par quelques hommes d'Etat décidés. Cette aventure, qui tient à certains égards de l'épopée, montre au reste du monde ce dont le Vieux continent est capable quand il s'unit.Airbus est aujourd'hui en passe d'atteindre ce qui fonde un succès durable. Mais le chemin qui conduit à la rentabilité passe par un renforcement de l'organisation actuelle et la création d'une véritable société européenne: entre le repli sur soi et le partage des fruits d'une volonté commune, il n'y a pas lieu d'hésiter. Les pères fondateurs ont choisi de forger les ailes de l'Europe. Airbus, entreprise européenne, doit désormais voler de ses propres ailes. Belle leçon et beau défi pour l'Europe de demain...Jean Picq, quarante-cinq ans, ancien élève de l'ENA et maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris, a suivi, depuis près de dix ans, l'aventure Airbus au sein de plusieurs cabinets ministériels et comme directeur financier de l'Aérospatiale. Conseiller du Premier ministre, il a pris une part active, en 1987, dans le lancement de l'A330 et de l'A340.
Biographie de l'auteur JEAN PICQAuteur d'un rapport remarqué surl'État, Jean Picq est magistrat à laCour des comptes. Il est égalementprofesseur à Sciences Po-Paris, où ilenseigne l'histoire de l'État et desrapports entre politique et religion
Si l'Occident ne tire pas les leçons de notre expérience qui nous a montré où mène l'orgueil de l'homme [...], il lui en coûtera cher. " Près de dix ans après l'effondrement du communisme, l'avertissement prophétique de Vaclav Havel a-t-il été entendu ? Depuis ses premières pièces de dramaturge jusqu'à ses discours les plus récents, le président tchèque ne cesse d'évoquer ce qu'il appelle l'identité humaine, produit d'une civilisation technique qui a oublié que l'homme n'est pas Dieu. " Il faudra se révolter contre le rôle qui nous est assigné où nous ne sommes plus qu'une pièce d'une gigantesque machine lancée dans une direction inconnue : il faudra retrouver le sens de la responsabilité envers le monde ". Cette question de la responsabilité est le fil rouge qui établit un lien entre l'auteur dramatique qu'il a été, le dissident qu'il fut et l'homme politique qu'il est devenu. C'est par le courage dont Havel et ses compagnons de la Charte 77 ont fait preuve pour dénoncer les mensonges du pouvoir et le contraindre, par le recours au droit, à respecter les engagements internationaux auxquels il avait souscrit en matière de droits de l'homme que les dissidents ont fini par avoir raison d'un régime fondé sur la peur. Ils ont légué à nos démocraties assoupies un trésor qu'il nous faut méditer. La force des sans-pouvoir appartient à chacun d'entre nous quand il ose crier une parole de vérité et la mettre en acte. Telle est la grande leçon politique qui nous vient de l'est de l'Europe. Devenu chef d'Etat, Havel incarne aujourd'hui l'exigence morale en politique : " la politique n'est pas une sale affaire dans son principe. Ce sont les gens qui la rendent ainsi ".
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.