Auguste Poulet-Malassis (1825-1878). Ce nom évoque, certes, celui de Baudelaire et provoque: " Ah! oui! Coco mal perché! ", à la suite de quoi, c'est le silence. Pourtant, peu après sa mort, hommages et études paraissaient, prouvant qu'il n'était pas un éditeur comme les autres, qu'il se distinguait de ses confrères. A l'exception de Flaubert, Malassis a, parmi les quelque trois cents livres inscrits à son catalogue, opéré le choix que la postérité a consacré: il a accueilli dans sa propre maison ceux que les manuels du tournant du siècle allaient appeler les parnassiens et, d'autre part, les réalistes.On doit à Claude Pichois sa première vraie biographie: écrivain _ il fut un écrivain de race, nourri aux bonnes lettres du XVIIe et surtout du XVIIIe siècle: il a été à l'école de Voltaire, de Chamfort et de Rivarol _, érudit sans pédantisme, éditeur hardi, maître des élégances typographiques, bibliophile lui-même, découvreur de talents _ le seul " qui ait eu le respect des poètes ", dit Banville au moment de sa mort _, ami des artistes, homme pudique, intègre, fidèle jusqu'à l'intransigeance. La vie de Poulet-Malassis se confond avec l'histoire du livre, avec l'évolution de l'édition, superbement décrite dans cet ouvrage riche de documents nouveaux.Claude Pichois est connu pour ses éditions de Baudelaire, de Nerval et de Colette dans la " Bibliothèque de la Pléiade ", ses travaux sur ces écrivains, le romantisme et la littérature comparée. En 1995, il a publié chez Fayard, en collaboration avec Michel Brix, une remarquable biographie de Gérard de Nerval.
Nombre de pages
286
Date de parution
03/01/1996
Poids
460g
Plus d'informations
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EAN
9782213596006
Titre
AUGUSTE POULET-MALASSIS. L'éditeur de Baudelaire
Auteur
Pichois Claude
Editeur
FAYARD
Largeur
0
Poids
460
Date de parution
19960103
Nombre de pages
286,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Baudelaire est mort en 1867. Ses ?uvres complètes furent publiées avant la guerre de 1870 en sept volumes. Dès 1868, son ami Asselineau lui consacrait une biographie en forme d'hommage. Il fallut attendre 1887 pour qu'Eugène Crépet, disposant de nombreux documents, mît au jour de précieux inédits, les Journaux intimes et des correspondances, le tout précédé d'une étude biographique où il précisait le portrait psychologique du poète. Cette étude a été légèrement remaniée au début du XXe siècle parJacques Crépet, fils d'Eugène. Depuis lors, toutes les vies de Baudelaire s'inspirent de cette étude. Le Baudelaire de Claude Pichois et Jean Ziegler a profité de nombreuses recherches menées depuis un siècle sur l'?uvre et la vie de Baudelaire. Cesrecherches, ils les ont eux-mêmes poussées dans différentes directions. Le portrait s'est donc enrichi d'éléments nouveaux. Un portrait? Non, plusieurs portraits. On peut voir maintenant le collégien aux prises avec ses traîtres, le dandy qui s'intéresse à Lola Montès, le poète en proie aux incessantes difficultés d'argent, l'exilé volontaire de Bruxelles.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).