Chaque séquence de ce récit est un voyage au coeur de la guerre et de ses exactions, une aventure dont on ne connaît jamais à l'avance ni le déroulement ni l'issue. On y accompagne l'auteur, photoreporter indépendant avide de sensations fortes, couvrant des zones de conflit telles que l'ex-Yougoslavie, les territoires palestiniens, la frontière israélo-libanaise, l'Irak ou l'Afghanistan. Avec émotion, ce trompe-la-mort nous fait partager ses peurs, ses joies, ses réflexions et ses rencontres, compagnons de route ou anonymes croisés au détour de situations jamais banales. Téméraire, il fustige les nantis du journalisme, rémunérés par d'importantes primes et qui, trop souvent, exercent planqués dans leurs luxueux hôtels, ignorant le sens du mot courage et opérant avec excès la désinformation. Ce récit est abrupt, choquant, acide, provocant, déroutant. Il rappelle un certain cinéma hollywoodien où l'action règne en maître et où les principaux caractères, emprisonnés par l'obsession de la guerre, ont un regard manquant parfois d'humanité. L'auteur l'explique ainsi : "Il y a ceux qui ont approché la guerre et qui ne veulent pas y retourner, et les autres qui ne peuvent plus s'en passer comme d'une drogue qu'il leur faut snifer, même s'ils doivent se transformer en bête. Ceux-là perdent vite leurs convictions et leur coeur. Ils savent qu'à la guerre, la compassion ressemble à un suicide et l'humanité ne rapporte rien. Elle n'est utile qu'à cacher la violence et la férocité de la vie".
Nombre de pages
294
Date de parution
20/04/2011
Poids
460g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296547025
Titre
Itinéraire d'un touriste de guerre
Auteur
Picard Hubert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
460
Date de parution
20110420
Nombre de pages
294,00 €
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Résumé : A une époque où les Italo-Américains ne détenaient pas encore le monopole de la voyoucratie, de jeunes juifs utilisèrent la violence, seul moyen alors à leur portée pour passer du stade de miséreux à celui d'hommes d'affaires. Toutefois, contrairement aux mafieux italiens qui n'imaginaient pas d'autre perspective de société qu'une structure parallèle et criminelle se transmettant de génération en génération, les mafieux juifs n'ont jamais considéré le gangstérisme comme une fin en soi. Il n'a été qu'un moyen de s'élever dans la société à une époque où aucun autre moyen ne leur donnait cette possibilité. Comment trouver de l'argent pour monter un business dans un quartier où l'on passait son temps à se battre pour un bout de pain ? Les études, direz-vous. Pour les juifs, les quotas d'entrée dans les universités étaient alors extrêmement limités. Ils n'étaient pas assez américains pour y être acceptés et trop pauvres pour payer. Ainsi, demeuraient-ils un peuple à la dérive cherchant seulement à assurer sa survie, comme leurs parents avant eux, misérables réfugiés ayant fui l'enfer des pogroms sans même savoir où ils iraient. Ils avaient choisi New York et il leur a fallu un certain temps pour se rendre compte qu'ils avaient finalement débarqué dans un autre ghetto. Oui, l'argent du crime a effectivement permis de soudoyer les recteurs d'universités et d'ouvrir les portes des meilleures facultés aux enfants des gangsters juifs comme à beaucoup d'autres au sein de leur communauté. Je le répète, contrairement aux mafieux italiens, aucun des caïds juifs ne voulait de cette vie-là pour ses gamins qui se sont tous, sans exception, parfaitement intégrés dans la société américaine, accédant à des fonctions tout à fait honorables. Meyer Lansky, le trésorier de l'organistaion l'avoua lui-même : " Voyez mon fils, premier juif américain à intégrer l'académie militaire de West Point. Croyez-vous qu'ils l'ont accepté pour me faire plaisir ? Voilà pourquoi, la mafia juive n'a duré qu'une génération. "
Un garçon et une fille se retrouvent au bord d'une rivière et s'affrontent avec une violence visiblement héritée du vécu familial. Echoués sur cette rive du monde où il se pourrait qu'ils aient perdu la vie, ils s'apprivoisent peu à peu au gré des histoires qu'ils s'inventent à propos de monstres qu'ils vont devoir affronter, et des petits bleus au coeur que la vie ne leur a pas épargnés. Au retour des adultes, ils auront grandi, et sans doute compris qu'existent d'autres relations possibles que la provocation et le rejet de l'autre. Peut-être même assistera-t-on à la naissance d'une solide amitié... Une pièce simple et sensible qui s'adresse à tous les publics à partir de 8 ans.
Le parfait feel-good québécois pour vous préparer à Noël ! Ophélie déteste Noël, contrairement à sa coloc, Zoé, pour qui cette période est l'occasion de transformer leur appartement en temple à la gloire des lutins. Cette année, Ophélie se sent particulièrement dans un creux de vague, à un tel point que Zoé lui propose un défi : elle aura vingt-quatre jours pour lui faire aimer le temps des fêtes. Ophélie accepte, loin de se douter que le programme chargé comprend tous les musts de saison : chocolats chauds, sports d'hiver, films cultes... Toutefois, des imprévus forcent les amies à constater qu'il n'est pas si facile de vivre un téléfilm de Noël. Et si, en voyant plus loin que les clichés, Ophélie réussissait à se laisser emporter par la magie des fêtes et à enfin illuminer décembre ? A propos de l'auteur Benoit Picard est un grand voyageur. Il partage sa passion pour l'étranger avec ses textes. Son premier roman, Aller simple pour l'inconnu (2022), lui a valu un grand succès populaire. Il a grandi et habite encore au village de Saint-Jean-Port-Joli, à L'Islet. " Un roman positif et festif, qui mêle la magie des fêtes et la nostalgie. " Le Journal de Montréal " Une lecture qui réchauffe le coeur. " Revue Les Libraires
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.