Depuis plus de trois cents ans, on écrit des traités de civilité et de savoir-vivre dont le succès ne tarit pas. Qu'y offre-t-on ? Qu'y enseigne-t-on ? A quels besoin répondent-ils ? Les relations sociales sont ponctuées par des manifestations conventionnelles que l'on peut appeler des rituels : ceux-ci varient d'une culture à l'autre et d'un milieu à l'autre. En fait, la ritualité n'est pas simplement une des dimensions de la vie collective, mais une des bases essentielles sur laquelle se fondent les rapports sociaux. Elle permet les communications et les échanges et facilite l'établissement de liens entre les individus. La littérature du savoir-vivre représente un des rares lieux où ces règles soient codifiées et où l'on puisse directement les appréhender en tant que système normatif. Cet ouvrage, se propose donc d'analyser un corpus de traités avec l'idée sous-jacente que c'est dans leurs règles qu'on trouve les fondements, la " raison " et le sens profond des conduites sociales (un peu à la façon dont la grammaire peut rendre compte de la structure logique d'une langue). Dominique Picard présente et situe historiquement la littérature du savoir-vivre et son intérêt pour la compréhension de notre société. Elle prend en compte l'évolution des discours, puis confronte le système des valeurs et les principes du savoir-vivre aux comportement sociaux. L'auteur rend également compte d'observations tirées de la vie quotidienne (qu'elles aillent dans le sens du discours du savoir-vivre ou qu'elles le contredisent) pour bien montrer au lecteur que ce dont il est question ici, c'est de sa culture, de ses relations et de sa vie sociale. Cet ouvrage est en lui-même un véritable guide de savoir-vivre qui, par-delà les règles, en dégage les principes, les stratégies et la logique profonde.
Nombre de pages
267
Date de parution
01/01/1998
Poids
501g
Largeur
1mm
Plus d'informations
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EAN
9782020213110
Titre
Les rituels du savoir-vivre
ISBN
2020213117
Auteur
Picard Dominique
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
501
Date de parution
19980101
Nombre de pages
267,00 €
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Le savoir-vivre existe dans toutes les cultures et à toutes les époques. A l'heure des " incivilités ", la politesse reste une valeur phare dans les sondages. Preuve s'il en est de son utilité et de son actualité. Elle ne se réduit pas à une suite de prescriptions. Système de valeurs fondé sur le respect, la reconnaissance et la réciprocité, elle permet à chacun de trouver sa place, de défendre son image et de construire son identité. Code de conduite, elle régule les contacts sociaux dans l'espace privé comme dans la vie professionnelle, avec ses proches comme avec les inconnus. Connaître les enjeux et les fonctions de la politesse, c'est comprendre ce qui fonde le lien social et la convivialité. C'est aussi savoir mieux vivre ensemble.
Résumé : Le savoir-vivre existe dans toutes les cultures et à toutes les époques. A l'heure des " incivilités ", la politesse reste une valeur phare dans les sondages. Preuve s'il en est de son utilité et de son actualité. Elle ne se réduit pas à une suite de prescriptions. Système de valeurs fondé sur le respect, la reconnaissance et la réciprocité, elle permet à chacun de trouver sa place, de défendre son image et de construire son identité. Code de conduite, elle régule les contacts sociaux dans l'espace privé comme dans la vie professionnelle, avec ses proches comme avec les inconnus. Connaître les enjeux et les fonctions de la politesse, c'est comprendre ce qui fonde le lien social et la convivialité. C'est aussi savoir mieux vivre ensemble.
Le savoir-vivre n'est pas une notion désuète. D'abord parce que ses règles sont toujours en usage, même si elles évoluent. Et puis, si aujourd'hui on se plaint autant de l'"incivilité", c'est bien parce que la "civilité" reste un besoin fondamental. L'incivilité, c'est la méconnaissance, la négation et le rejet de l'autre. La politesse, elle, repose sur le respect, la reconnaissance et la réciprocité. Ensemble, ces valeurs essentielles constituent un système cohérent, qui facilite le contact et régule les relations sociales. Au-delà des variations culturelles, c'est ce système qu'on retrouve dans toutes les civilisations. En saisir les logiques, c'est comprendre la nature des liens qui nous relient aux autres; c'est devenir acteurs de notre convivialité; et c'est aussi se doter d'une clé pour accepter les différences et savoir vivre ensemble. Dans un style alerte et vivant, Dominique Picard met en perspective une analyse rigoureuse des codes du savoir-vivre avec l'observation de situations vécues prises dans la vie quotidienne. Elle en dégage les significations plurielles. Elle apporte ainsi une réponse approfondie et convaincante à la question: pourquoi la politesse?
Justine ne parle pas, elle court. Dans le petit village où elle a échoué avec Christian, tout le monde sait cela, et s'en accommode plus ou moins, c'est selon. D'ailleurs, à Nauville, près de M. , dans l'est de la France, du moins on le devine, la vie du village s'est un peu fracassée, une histoire d'association et de politique locale. Alors on ne parle plus trop non plus. Il faudra une mort brutale et inattendue, comme le prédit l'arcane Dix d'épées du tarot, pour que les bouches se rouvrent, à l'initiative d'un localier intrigué qui trouvait que "le village ne se réveillait pas de l'hiver comme d'habitude" . Un texte étrange, entre document et fiction mais ni l'un ni l'autre, tout en silences, associations, retours en arrière, la petite musique d'une basse continue qui nous dit la solitude, la difficulté à communiquer : un texte écrit comme on pense quand on court. Dominique Picard est une mathématicienne française spécialiste de statistique mathématique.
Quand j'écrivais Tombe en 1970 je voulais relever une tombe, et relever d'une mort vénéneuse. Je voulais désenfouir un secret et je l'enfouissais sous un texte. Je travaillais sans arrêt, je fouissais, Tombe faisait un travail de taupe. Curieusement l'écureuil, dans certains cas, fait aussi un travail de taupe. Ainsi l'Ecureuil de Tombe, citoyen américain par ailleurs, (j'en parlerai plus bas) est à moitié souterrien. Tombe voulait sortir vivant quand même d'un séjour aux Enfers et ne trouvait pas la sortie. La porte d'entrée refuse la sortie. Il faut trouver une autre porte. Tombe avait dû commencer à se frayer un texte sous le texte dès 1964 aux USA. Je voyais bien les textes se bosseler devant mes pages. Jusqu'au jour où il y eut une déchirure dans mes vies par où Tombe put lever. Mais seulement ce Tombe ou cette tombe. Ce n'est pas cela. Je voulais écrire un livre, ma langue a fourché, Tombe est né de cette fourche. Né fourchu. Double. Avec la mort en tiers. Tombe appartient dans mon ?uvre en général à l'espèce des Livres qui se sauvent, dès que je cherche à écrire ce livre, il détale devant moi. C'est peut-être moi qui fuis. Entre nous il y a fuite. Tombe pressent, préécrit le livre qui le hante, sans le savoir. Veille. Attend. Sans que je sache. Attend trente ans. En 2001 la scène de Tombe s'ouvre sur Manhattan, Lettres de la Préhistoire. Les Enfers ont longtemps voyagé.
Résumé : La critique empiriste des prétentions universelles de la pensée humaine est-elle réellement fondée ? On sait que c'est le problème de Kant. Mais Quentin Meillassoux montre avec une force étonnante qu'une autre compréhension de cette critique, restée en quelque sorte dissimulée, bien que plus "naturelle", aboutit à un partage des ambitions de la pensée très différent de celui proposé par Kant. Il établit en effet qu'une seule chose est absolument nécessaire : que les lois de la nature soient contingentes. Ce noeud entièrement nouveau entre les modalités contraires installe la pensée dans un tout autre rapport à l'expérience du monde, un rapport qui défait simultanément les prétentions "nécessitantes" de la métaphysique classique, et le partage "critique" entre l'empirique et le transcendantal. Cette remarquable "critique de la Critique" est ici introduite sans fioritures, coupant vers l'essentiel dans un style particulièrement clair et démonstratif. Elle autorise à nouveau que le destin de la pensée soit l'Absolu, et non la "finitude" dans laquelle nous nous complaisons en laissant la morale, ou le "retour du religieux", servir de fictif supplément d'âme. Quentin Meillassoux est né à Paris, en 1967. Il enseigne la philosophie à l'Ecole normale supérieure (Ulm), et a également publié Le Nombre et la Sirène. Un déchiffrage du Coup de dés de Mallarmé (Fayard, 2011).