La science contredit-elle les données de la Bible ? Nos contemporains s'opposent sur l'Evolution (la controverse autour de Darwin est vive dans les pays anglo-saxons). Les premiers siècles du christianisme se passionnaient pour la cosmologie : monde éternel ou créé, forme de l'univers, substance des étoiles... Au 6e siècle, Alexandrie voit s'affronter deux visions des relations entre la science et la révélation. Une lecture littérale (nous dirions fondamentaliste u) de la Genèse présente l'univers comme un coffret surmonté d'un couvercle. Une lecture réfléchie, en accord avec la science d'Aristote et de Ptolémée promeut un univers sphérique. Dans ce contexte, le philosophe Jean Philopon, qui vient d'affirmer son christianisme en combattant l'éternité du monde, énonce, en commentant le premier chapitre de la Genèse, que la Bible et la science ne sont pas contradictoires.Ce qui nous vaut un fabuleux catalogue des questions que se posaient les savants de l'époque : sphéricité de la terre, trajet du soleil, mécanisme des éclipses, localisation des sources du Nil, origine des montagnes, génération spontanée... En toutes ces questions, Jean affirme l'harmonie intrinsèque entre la Bible et la science. Le traité de Jean Philopon sur la Création du monde est traduit en français pour la première fois. Jean Philopon, La Création du monde, traduit par Marie-Claude Rosset et Marie-Hélène Congourdeau
Nombre de pages
328
Date de parution
01/04/2004
Poids
501g
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EAN
9782908587500
Titre
La Création du monde
Auteur
Philopon Jean ; Rosset Marie-Claude ; Congourdeau
Editeur
MIGNE
Largeur
0
Poids
501
Date de parution
20040401
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le Traité de l'astrolabe de Jean Philopon est le plus ancien texte concernant l'astrolabe qui soit parvenu jusqu'à nous. C'est un traité d'usage de bonne facture, très didactique, qui aborde divers usages de l'instrument bien au-delà de la simple détermination de l'heure, de jour ou de nuit, puisque l'auteur termine par la détermination de la longitude écliptique des astres errants. L'étude de l'ouvrage permet de constater que l'on dispose à Alexandrie, à cette époque, d'astrolabes de bonne qualité, ancêtres directs de ceux qui feront florès ultérieurement dans les mondes arabo-persan puis occidental. Mais ce n'est cependant, en aucune façon, un traité de construction. Bien que le traité soit vraisemblablement parvenu très tôt à Byzance, où il a dû faire l'objet de quelques copies, il semble bien qu'il a été redécouvert vers la fin du XIIIe siècle. Nous n'avons pas de manuscrit antérieur à cette période, mais les copies sont très nombreuses au-delà, non seulement à Byzance, mais aussi dans le monde occidental. Nous avons basé notre édition critique sur plus de quarante manuscrits, en privilégiant les plus anciens. Nous avons pu mettre en évidence qu'il y a eu autour de ce traité, au XIVe siècle, à Byzance, une activité très brouillonne : d'un côté des copies multiples de textes fortement dégradés et donc peu exploitables, et de l'autre deux tentatives de reconstituer un texte de qualité, tentatives dont l'une, plutôt aboutie, peut être réellement qualifiée de recension. Cette dernière a été disponible aux alentours de 1360. Nous complétons notre édition critique par un rappel de l'astronomie ptolémaïque, qui est le fondement sur lequel repose la conception même de l'astrolabe, et par une description de l'instrument.
Collection : Les Pères dans la foi 47 Evagre le Pontique, moine du IVe siècle, compagnon des pères du désert d'Egypte, fut condamné au VIe siècle comme disciple d'Origène, mais lu sous le nom de Nil par des générations de moines byzantins. Il nous transmet dans ces deux textes l'expérience spirituelle du désert : Au moine Euloge enseigne à vaincre les passions de l'âme et les ruses du démon, pour accéder à la liberté intérieure, porte de la contemplation. Sur la prière est une introduction à la prière pure. Peut-on concilier expérience spirituelle et dogmatique ? C'est la question que pose l'oeuvre de cet auteur étonnant qui est à la source de la réflexion ascétique et spirituelle de l'Orient chrétien, question très actuelle, à une époque de dialogue entre les religions.Introduction, notes, guide thématique, bibliographie et glossaire par M.-H. Congourdeau
Collection : Les Pères dans la foi 49-50 Première traduction des 15 Homélies sur le Cantique des cantiques de Grégoire de Nysse, le prince des mystiques. Cet écrit trace tout l'itinéraire spirituel. Il date de la fin de l'épiscopat de Grégoire et fournit la pensée achevée de sa théologie mystique. Cette oeuvre est probablement la plus belle, la plus totalement inconnue de ce moine, de cet évêque silencieux, réservé, que le 2e concile de Nicée appelle "le Père des Pères" (Urs von Balthasar).Introduction de Hans Urs von Balthasar Traduction de Christian Bouchet et de Monique Devailly Notes et guide thématique d'A. G. Hamman"
Collection : Lettres chrétiennes 2Bienheureux, vous les pauvres! ... Malheur à vous, les riches! (Lc 6, 24). Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume des cieux (Mt 19, 24). L'Évangile condamne-t-il la richesse? Canonise-t-il la pauvreté? Un riche peut-il être sauvé? Le christianisme a-t-il quelque chose à dire sur l'économie et la société ... Ces questions, les chrétiens des premiers siècles se les sont posées. Le monde dans lequel ils vivaient offrait beaucoup de points communs avec le nôtre: de très grandes fortunes côtoyant une terrible misère, l'écrasement des classes moyennes, la plaie de l'endettement. Les Pères de l'Église auraient pu se décourager en pensant que les exigences évangéliques étaient incompatibles avec les réalités économiques et sociales. Ils ont pris le problème à bras le corps. C'est leur réflexion que nous livre ce recueil où l'on trouve les thèmes de la propriété et du partage des biens, du prêt à intérêt et du surendettement, de l'exploitation des salariés et de la spéculation, de la dignité des pauvres et de celle des riches. Il vaut la peine de s'arrêter pour les écouterVous trouverez dans ce livre :- une Préface d'Antoine Hérouard- une Introduction de Jean-Marie Salamito- un choix de textes des Pères de l'Église :
Collection : Les Pères dans la foi 67L'Evangile est venu en Gaule par la Méditerranée et le cours du Rhône. Lyon, dès le IIe siècle, possède un évêque, venu d'Asie Mineure, Pothin, qui meurt martyr en 177. L'évangélisation se poursuit aux IIIe et IVe siècles, les évêchés se multiplient. Au cours des Ve et VIe siècles, en pleine invasion barbare, un grand mouvement d'évangélisation part d'Arles et de l'Ile de Lérins.Deux évêques, tous deux venus de Lérins, occupent le siège d'Arles, ville métropole : Hilaire et Césaire. Leurs Vies, écrites par leurs contemporains dans le style panégyriste de l'Époque, nous permettent de mieux cerner la situation et la ferveur religieuses de la Provence chrétienne. Césaire d'Arles surtout apparaît comme une figure de proue très attachante de la Gaule et de l'Eglise. Nous possédons ici les archives de l'histoire religieuse de la France.Introduction par Jean-Clair GiraudGuide thématique par A.-G. Hamman