Des générations d'historiens de la philosophie ont toujours vu en Kant un penseur ignorant la tragédie de l'existence - son rationalisme a été compris par certains comme un renouveau inconscient de la scolastique - son refus de céder à la sentimentalité fut compris comme l'acte d'un homme qui ignorait la souffrance du coeur humain. On n'a pas compris Kant : incapable d'expliquer la source de l'ennui, il a indiqué l'unique méthode d'y remédier : c'est le primat de la raison morale et pratique. Kant fut un penseur serein qui savait pourquoi les hommes ne sont pas sereins et qui l'a dit. Ainsi est brisé le mythe du Kant n'ayant pas connu la tragédie de l'existence. Ceci nous impose un difficile devoir et une tâche pénible : débuter ce second volume par une analyse de la pensée anthropologique de Kant. Et nous devrons nous battre avec l'idée de progrès qui est, contrairement à ce que l'on croit, une des plus difficiles de la pensée kantienne". Le second volume de cet ouvrage est consacré à l'analyse de la pensée morale et politique de Kant. On trouvera dans le premier volume l'examen de la période dite pré-critique et la Critique de la Raison Pure.
Date de parution
08/11/1990
Poids
500g
Largeur
180mm
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EAN
9782711606030
Titre
L'OEUVRE DE KANT T 2, MORALE ET POLITIQUE
ISBN
2711606031
Auteur
PHILONENKO
Editeur
VRIN
Largeur
180
Poids
500
Date de parution
19901108
Nombre de pages
0,00 €
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Le présent travail est essentiellement consacré à l'interprétation de l'ouvrage qui constitue le coeur de la première philosophie de Fichte, le " Grundlage der gesamten Wissenschafteslehre " (1794). Les problèmes considérés sont divers et nombreux ; le problème de la connaissance notamment est étudié d'une manière détaillée et occupe une place importante. En effet, ce qui caractérise la philosophie fichtéenne de la vie est que tous les problèmes qu'elle examine et surtout le problème de la connaissance débouchent sur une certaine conception de la liberté humaine. Ainsi la théorie du savoir n'est en vérité qu'une théorie de la liberté. Fichte lui-même définissait ainsi sa philosophie : " Mon système, du début à la fin, n'est qu'une analyse du concept de la liberté ".
Nous avons étudié la pensée de Kant et de Fichte pendant l'année 1793. En ce temps-là naissait un monde nouveau. Le 20 septembre 1792 se livre la célèbre bataille de Valmy. Valmy, défaite de la monarchie du point de vue de la stratégie, était d'abord une défaite morale, la ruine d'un monde éthique. A Kant, le plus grand philosophe du XVIIIeme siècle, se posa la question : " Qu'est-ce que la Révolution ? " A Fichte, encore inconnu, la même question se posa. Leurs réponses bien différentes symbolisent et expriment le sens de la transformation du monde qui s'effectua alors. Fichte se sépara de Kant dans la pensée politique et ainsi, alors qu'un monde nouveau s'annonçait, une nouvelle philosophie prit naissance. Ainsi, si Fichte n'est pas le plus grand des philosophes modernes, il est le premier d'entre eux. S'attacher à sa pensée ce n'est pas seulement le comprendre ; c'est aussi nous comprendre nous-mêmes.
Dans le premier volume de cet ouvrage consacré à la philosophie kantienne, ne sont étudiées que la période dite pré-critique et la Critique de la Raison pure. On trouvera dans le second volume l'analyse de la pensée morale et politique de Kant
Ces essais ont l'ambition de cerner chez les philosophes modernes, de Machiavel à Tolstoï, en passant par Kant, Fichte, Hegel et d'autres, les grandes thèses susceptibles de contribuer à l'élaboration d'une philosophie de la guerre. Mis en même temps ils veulent contribuer à une section de la théorie de la guerre dans la mesure où la stratégie classique ou encore conventionnelle redevient un problème fondamental. On s'étonnera certes que le philosophe dont la vocation est la recherche de l'Etre se penche avec soin sur la guerre. Mais le philosophe ne serait pas philosophe si ainsi il n'allait à la rencontre de l'homme saisi par la violence et en proie à l'angoisse, au destin, à la mort. On envisage de compléter ce volume par un second, déjà avancé et comprenant notamment une analyse de la pensée de Clausewitz, et des études consacrées à des aspects plus modernes de la philosophie et de la théorie de la guerre.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.