Professeur honoraire de l'Université Libre de Bruxelles, Paul Philippot y a enseigné, de 1949 à 1990, l'histoire de l'art médiéval et moderne, l'esthétique et la technologie des arts plastiques. Il est également directeur honoraire de l'ICCROM (Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels, Rome). Principales publications : La Peinture dans les anciens Pays-Bas, XVe etXVle siècles, éd Flammarion, Paris, 1994, rééd coll Champs, Paris, 1998 ; La Conservation des Peintures Murales (en collaboration avec Paolo et Laura Mora), Rome-Bologne 1977, trad anglaise Conservation of Wall Paintings, Butterworths, London - Boston - Durban - Singapore - Sidney - Toronto - Wellington, 1984 ; Die Wandmalerei, Entwicklung, Eigenart, Technik, éd Scholl, Vienne, 1972 ; Pittura fiamminga e rinascimento italiano, Einaudi ed, Torino, 1970 ; Pénétrer l'art, Restaurer l'oeuvre, Une vision humaniste. Hommage en forme de florilège, éd par C Périer-D'Ieteren et Br D'Hainaut-Zveny, Groeninghe EDS, 1990 ; Saggi sul restaure e dintorni, Antologia, Università degli studi di Roma "La Sapienza", éd Bonsignori, Rome, 1998 ; en collaboration avec U Coekelberghs, P Loze et D Vautier, L'architecture religieuse et la sculpture baroques dans les Pays-Bas méridionaux et la principauté de Liège, 1660-1770, Mardaga, Sprimont, 2003 ; Jalons pour une méthode critique et une histoire de l'art en Belgique, La Part de l'Oeil, Bruxelles, 2005.
Nombre de pages
784
Date de parution
05/09/2013
Poids
1 660g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782930174440
Titre
La formation de l'art européen
Auteur
Philippot Paul
Editeur
PART DE L OEIL
Largeur
180
Poids
1660
Date de parution
20130905
Nombre de pages
784,00 €
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Le développement d'une "tradition nationale" d'abord dominé par le Sud, qui constitue en Europe l'alternative la plus avancée offerte par le monde gothique au Quattrocento italien.
Les textes réunis dans cet ouvrage ont été rédigés entre 1962 et 1999 soit sur demande, soit spontanément. Mais dans l'un et l'autre cas, ils s'inscrivent dans le fil d'une même recherche, poursuivie sur deux plans parallèles. Il s'agit de la spécificité de l'art des anciens Pays-bas méridionaux, telle qu'elle peut être saisie dans son développement historique, en rejetant d'une part l'idée de constante historique nationale à fondement ethnique, d'autre part celle d'un déterminisme du milieu à la façon de Taine. Un tel programme impliquait évidemment une idée de l'art et de son historicité. D'où une enquête méthodologique parallèle qui conduit à l'interrogation des principaux maîtres de la Kunstwissenschaft germanique et de la pensée esthétique et critique italienne. A l'assimilation de ces courants fondateurs de l'approche moderne de l'art s'ajoute la circonstance que les considérations sur l'art des anciens Pays-Bas ont été mûries et développées soit pendant, soit après un séjour de vingt ans en Italie, précisément à Rome, et donc à partir d'une familiarité quotidiennement cultivée avec l'art italien, et en particulier l'architecture et le problème de la perspective. Dans cette mesure, l'art des anciens Pays-Bas et de la Belgique du XIXe siècle est vu bien moins à partir d'une tradition de pensée nationale, que plutôt du dehors, ce qui entraînait naturellement un changement radical de point de vue. A la recherche traditionnelle des sources et influences italiennes s'est subrepticement substituée celle de la spécificité des modes de réception et d'interprétation de celles-ci, dans un échange dialectique à échelle européenne où chaque culture trouve son accent propre, qu'elle développe à travers les vicissitudes de sa situation historique, dans un jeu continu de réceptions et de dons, c'est-à-dire de sélection orientée, de création et de rayonnement.
Né en 1914 à Affori près de Milan, pratiquement inconnu en France, Emilio Villa est l'un des plus grands poètes contemporains. Son travail sur la polyphonie des langues le rend comparable à Joyce et à Arno Schmidt. Rarement l'expression "alchimie du verbe" a paru mieux appropriée. Pour Villa la poésie trouve son agir dans sa propre énergie, destituée de tout lien logique d'ordre grammatical, de toute rationalité qui renverrait à du signifié originel. Doit dominer la stratification mobile d'un alogisme dans ses moments de ruptures. D'où le glissement vers une "zérolangue" traitée en tant que matériau infiniment plastique et déformable.