Le style indirect libre. Naissance d'une catégorie (1894-1914)
Philippe Gilles ; Zufferey Joël
LAMBERT-LUCAS
30,00 €
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EAN :9782359352405
Pour se faire catégorie et rendre évidents des phénomènes dont l'existence n'était encore que pressentie, le style indirect libre devait recevoir un nom. Le moment décisif, celui du baptême, eut lieu en octobre 1912, lorsque Charles Bally proposa pour la première fois cette expression. Bien qu'il désignât ainsi un fait langagier plus étroit que ce que l'on nomme aujourd'hui style indirect libre, le terme allait se maintenir au-delà du siècle. Le présent volume réunit les neuf textes qui, entre 1894 et 1914, ont lancé puis entretenu le débat autour de la définition, de la délimitation et de la dénomination du style indirect libre. On y voit d'éminents maîtres de la romanistique allemande et suisse (Adolf Tobler, Theodor Kalepky, Charles Bally, Etienne Lorck, Eugen Lerch) se confronter, en une joute fascinante, à d'épineuses questions linguistiques et littéraires. Enlisés dès l'entame dans les malentendus, les échanges érudits tournent bien souvent à la dispute, au sarcasme ou encore au dialogue de sourds. Le lecteur de langue française assistera ici à la naissance, parfois hésitante, d'une catégorie que la littérature du tournant du XXe siècle exigeait de la linguistique.
Nombre de pages
280
Date de parution
26/05/2018
Poids
440g
Plus d'informations
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EAN
9782359352405
Titre
Le style indirect libre. Naissance d'une catégorie (1894-1914)
Auteur
Philippe Gilles ; Zufferey Joël
Editeur
LAMBERT-LUCAS
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Poids
440
Date de parution
20180526
Nombre de pages
280,00 €
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C'est en linguiste et en historien que Gilles Philippe fait apparaître dans cet ouvrage une dimension fondamentale, et pourtant largement inaperçue, de notre passé littéraire : le souci prioritairement accordé aux questions de grammaire de la fin du XIXe siècle au lendemain de la Grande Guerre, et même au-delà, jusqu'à Jean-Paul Sartre. De Maupassant au jeune Barthes, en passant par Proust et Claudel, on s'est inquiété de la place des adjectifs, disputé pour des problèmes de conjugaison, en une sorte de polémique sans cesse relancée et à laquelle tous ont voulu prendre part : historiens de la langue et de la littérature, comme Brunot et Lanson ; critiques et linguistes, tels Thibaudet et Bally ; pontifes de l'Académie française et de l'institution scolaire, grands prêtres de La Nouvelle Revue française. De cette querelle récurrente Flaubert émerge ici comme le héros paradoxal. Faire de la littérature, était-ce écrire " bien ", en respectant les préceptes farouchement défendus par les puristes, ou alors tordre la syntaxe jusqu'à la rendre expressive ? Prendre des libertés avec la norme vous excluait-il du panthéon des vrais écrivains ou vous y menait-il tout droit ... La question peut sembler futile, et d'un autre temps. Elle fonde pourtant notre rapport moderne aux textes et reste capitale pour un abord de la littérature qui, derrière la langue, sa correction et ses audaces, renvoie à un ordre rhétorique et social. Et cet ordre va très loin : au c'ur de l'identité même de la France, cette nation littéraire.
On a longtemps cru que l'histoire des discours sur le français se résumait à une longue suite d'éloges. Or, vers le milieu du XVIIIe siècle, alors que l'Europe semble adhérer à l'idée que les qualités propres de la langue française lui valent toute suprématie sur ses voisines, on commence à s'interroger sur d éventuelles faiblesses de notre idiome: Voltaire regrette la pauvreté de son vocabulaire, Rousseau le peu de musicalité de sa mélodie, La Harpe la rigidité de sa grammaire... D'autres voix tout aussi importantes, d'abord venues de France ou d'Italie, plus tard d'Allemagne ou de Suisse, ajouteront à ces regrets d'autres regrets en une déploration qui atténue l'enthousiasme général pour les vertus du français. Ce livre reconstitue, sur trois siècles, l'histoire de ces discours oubliés, en suivant plusieurs trames: chronologiques, géographiques, linguistiques et surtout littéraires.
Gilles Philippe est professeur à l'université de Lausanne. Il est notamment l'auteur de Le Français, dernière des langues. Histoire d'un procès littéraire, paru aux Presses universitaires de France en 2010. Il dirige par ailleurs l'édition des Oeuvres complètes de Marguerite Duras pour la « Bibliothèque de la Pléiade » (Gallimard).
Professeur d'allemand enseignant au lycée de Troyes mais resté attaché à son village natal de Chantemerle-les-Blés (Drème), Eloi Abert (1848-1914) a écrit dans son parler maternel occitan des poèmes. des pièces de théâtre (notamment Lou Faust poison), mais aussi des textes en prose et des poèmes. La présente publication contient une cinquantaine de textes - les thèmes sont ceux de la vie quotidienne à Chantemerle-les-Blés, des saisons, de la vie amoureuse, des jeux et plaisirs d'enfants -, fables, histoires et chansons inspirées de la tradition orale. Eloi Abert fait une peinture haute en couleurs de la société rurale de son époque. Il relate des faits historiques ou dramatiques qui ont marqué la mémoire collective de sa région. Homme de grande culture, il a aussi puisé son inspiration dans la littérature ancienne et contemporaine ainsi que dans la mythologie classique. Dans le cadre des recherches menées à l'Institut Pierre-Cardette de l'Université catholique de Lyon. Claudine Fréchet a établi l'édition plurilingue (occitan de Chantemerle-les-Blés, graphie classique occitane, français) de ces textes.
Twain Marc ; Heyer Theresa ; Collectif (traduit pa
Aussi modeste soit-il, ce livre, lecteur, lectrice, est une perle qui mérite toute ton attention. Déclaré dès le titre, le parti pris humoristique court-circuite habilement les préventions contre la langue allemande qu'il prétend étayer chez ses·lecteurs de langue anglaise. Tant de francophones partagent les mêmes préjugés qu'il est juste de leur proposer enfin cette cure d'humour « à domicile ». Plus encore que l'édition bilingue inédite d'un essai politically incorrect de l'un des plus grands humoristes de langue anglaise, tu tiens en main le résultat d'une expérience de traduction qui fut aussi une expérience de vie pour les étudiants qui ont entrepris cette initiation. «?Ils ignoraient que c'était impossible, alors ils l'ont fait?» ? ?They did not know it was impossible so they did it??: la célèbre formule attribuée à Mark Twain trouve sa parfaite illustration dans ce travail. En français comme en anglais, cette édition bilingue invite à abandonner tout esprit de sérieux sans pour autant cesser d'en apprendre. Produite par l'Université de Strasbourg à l'occasion du Congrès 2022 de l'Association nationale des langues étrangères appliquées, la première édition bilingue anglais-français de The Awful German Language a vite été épuisée. Elle est ici reprise dans un nouveau format.
Vygotsky est un génie ! " Cette affirmation d'Alexandre Romanovitch Luria prend tout son sens aujourd'hui qu'est enfin redécouverte dans toute son ampleur l'oeuvre de l'auteur de Pensée et langage. En dix ans de carrière scientifique (1924-1934), ce psychologue qui était aussi éducateur, critique d'art et épistémologue, a formulé un ensemble de propositions théoriques et méthodologiques qui restent d'une brûlante actualité. Dans son analyse de la crise de la psychologie, dans son affirmation de l'origine sociale des fonctions psychiques supérieures, dans l'accent porté sur le rôle des significations verbales se développe une pensée d'une profondeur et d'une exigence rares. Une pensée décapante aussi, dont la psychologie devra s'inspirer pour atteindre enfin son objet et son autonomie.