Mythes et tabous des relations franco-allemandes au XXe siècle
Pfeil Ulrich
P.I.E. P. LANG
81,30 €
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EAN :9783034305921
Depuis la fin du XVIIIe siècle, la France et l'Allemagne se sont retrouvées face à face, opposées l'une à l'autre selon un schéma qui s'est constamment nourri de symboles et de récits de nature antagoniste. Dans la mesure où les mythes décrivent « ce qui n'a jamais existé et ce qui se perpétue », ils constituent un matériau servant à forger sa propre identité en se démarquant de celle du voisin. Par la suite, les relations franco-allemandes furent toujours et encore marquées par des conflits et des guerres, de telle sorte que l'image de l'autre comme « ennemi héréditaire » s'est solidement ancrée dans la perception mutuelle, de part et d'autre du Rhin, jusqu'au milieu du XXe siècle. Mais si les mythes politiques, en tant qu'armes mentales, peuvent être des forces motrices des conflits, ils peuvent aussi contribuer - à l'exemple des relations franco-allemandes après 1945 - à transformer les anciens « ennemis » en « amis » héréditaires. Cet ouvrage analyse les perceptions, la construction des stéréotypes, les mises en scène politiques, mais aussi les tabous et parfois les retours du refoulé. Seit dem Ende des 18. Jahrhunderts standen sich Deutschland und Frankreich feindlich gegenüber. Ihr Antagonismus wurde von einem Schema bestimmt, das sich beständig durch gegensätzliche Symbole und Narrative nährte. Indem Mythen beschreiben, «was niemals existiert hat und was weiter fortlebt», bilden sie ein identitätsstiftendes Material, mit dem sich beide vom Nachbarn abgrenzten. In der Folge blieben die deutsch-französischen Beziehungen von Konflikten und Kriegen bestimmt, so dass das Bild vom «Erbfeind» bis zur Mitte des 20. Jahrhunderts tief in der wechselseitigen Perzeption auf beiden Seiten des Rheins verankert blieb. Aber wenn politische Mythen als mentale Waffen Katalysatoren für Konflikte sein können, so können sie auch dazu beitragen - wie die deutsch-französischen Beziehungen nach 1945 zeigen -, aus ehemaligen Feinden «Erbfreunde» werden zu lassen. Dieser Band untersucht Perzeptionen, Konstruktionen von Stereotypen, politischen Inszenierungen, aber auch Tabus und bisweilen die Rückkehr von bereits überwunden geglaubten Repräsentationen.
Nombre de pages
312
Date de parution
27/10/2010
Poids
390g
Largeur
210mm
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EAN
9783034305921
Titre
Mythes et tabous des relations franco-allemandes au XXe siècle
Auteur
Pfeil Ulrich
Editeur
P.I.E. P. LANG
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210
Poids
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Date de parution
20101027
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Premier à présenter cette approche comparée de l'évolution en France et en Allemagne, ce livre sur " Football et identité " expose les résultats de la recherche récente, afin de faire découvrir aux lecteurs que le football est, dans sa diversité et ses contradictions, un miroir de nos sociétés contemporaines : " Le Monde ne se résume sans doute pas au football, mais dans le football, et ce n'est pas un secret, se retrouve toute une partie du monde ". L'origine de l'engouement pour le foot doit être recherchée dans les conditions sociales, économiques, politiques et culturelles de son développement et, par conséquent, prend sens dans un système de relations extérieur au sport. Le lecteur peut appréhender la construction d'identités avec leurs spécificités nationales, régionales et culturelles et le football reste à analyser en tant que phénomène de masse, qu'il faut resituer dans son contexte afin d'éclairer les interactions entre ce sport et les autres secteurs de la société. Le football, en tant que sport global, et la mondialisation qui l'affecte exigent de surcroît de porter le regard au-delà des frontières nationales des deux pays.
En 1945, l'Allemagne est en ruine. Après une "guerre totale", le pays est occupé par les quatre Alliés et doit retrouver sa place parmi les peuples civilisés. En 1949 la Guerre froide conduit à la division de l'Allemagne. En 1961, le Mur de Berlin devient réalité pour tout un peuple et le symbole de l'Europe divisé en deux blocs. Au coeur de ce conflit global s'accentue la rivalité entre la RFA à l'Ouest et la RDA à l'Est, deux pays qui, dans leur affrontement politique, social et culturel, ne cessent de se comparer l'un à l'autre et prétendent chacune incarner la nation dans son entier. Sans passer sous silence les points qui séparent les deux Allemagnes, cet ouvrage se propose de mettre l'accent sur deux entités certes structurellement antithétiques et politiquement rivales, mais qui restent à bien des égards tributaires l'une de l'autre. Premier à présenter en France cette approche intégrée de l'histoire allemande, ce livre expose les résultats de la recherche récente dans des domaines choisis, afin de faire découvrir aux lecteurs l'Allemagne des années 1950 dans sa diversité et ses contradictions. Cet ouvrage comprend une bibliographie choisie et une chronologie qui en font un manuel accessible à tous ceux qui s'intéressent à l'Allemagne. Biographie de l'auteur Jean-Paul Cahn, professeur de civilisation allemande à l'université de Paris IV. Ulrich Pfeil, professeur de civilisation allemande à l'université Jean Monnet, Saint-Etienne et chercheur associé à l'institut historique allemand de Paris.
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, le régime est-allemand érigea un mur dans l'ancienne capitale du Reich pour endiguer l'hémorragie de ses citoyens vers la RFA. Des familles furent déchirées et, au moment de sa destruction, en 1989, ce mur avait tué une centaine de personnes. Sa construction sembla cimenter l'ordre binaire de la Guerre froide et la division de l'Allemagne, mais il fut surtout la césure la plus profonde de l'histoire allemande entre 1945/49 et 1989/90. Cependant après quelques mois de colère et d'indignation, les nouvelles réalités provoquèrent une réorientation au sein de la classe politique occidentale, incitant Bonn à redéfinir ses rapports avec l'" autre Allemagne ". Celle-ci poursuivit ses efforts en vue de s'affirmer aux plans intérieur et extérieur. Le Mur mit fin à la crise de Berlin dans sa phase spectaculaire, mais il n'atténua guère la rivalité entre les deux Allemagnes qui s'installèrent à des degrés divers et de manière différente dans la division déclenchant un long processus de démarcation. Au début des années 1970, force était de constater que les divergences allaient croissant entre les projets politiques des uns et des autres, l'incompatibilité des structures sociales et les contrastes dans les usages linguistiques constituaient des frontières invisibles, tout comme les représentations culturelles qui se caractérisaient par des approches concurrentes. Ces éloignements politiques, sociétaux et culturels se trouvent à l'origine de l'Ostpolitik de Willy Brandt, lequel considéra que les deux États allemands ne pouvaient pas être étrangers l'un pour l'autre, si bien que leurs relations ne pouvaient que revêtir un caractère particulier. A partir des résultats de la recherche récente, cet ouvrage se propose d'analyser les spécificités d'une histoire intégrée des deux Allemagne caractérisée tout à la fois par des interdépendances et des démarcations.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.