Le mépris de la cour. La littérature anti-aulique en Europe (XVIe-XVIIe siècles)
Peyrebonne Nathalie ; Tarrête Alexandre ; Thomine
SUP
24,99 €
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EAN :9791023105902
Face à l'émergence de la société de cour, telle que Norbert Elias l'a analysée, les écrivains hésitent entre fascination et dénonciation. Avec ironie et parfois cynisme, la poésie, les narrations, le théâtre dépeignent à la fois les attraits et les dangers de la vie curiale. Face aux traités qui enseignent comment réussir dans le monde, de Castiglione à Gracian, fleurit aussi une littérature du refus ou de la satire, qui vilipende les valeurs de la cour et fait l'éloge de la retraite ou appelle à la révolte. Bien des oeuvres sont traversées par ces deux postulations contradictoires, hésitant entre la recherche d'une morale adaptée aux contraintes sociales et la tentation de la fuite loin des cours corrompues et corruptrices. La publication de l'ouvrage classique d'Antonio de Guevara, Le Mespris de la cour et l'éloge de la vie rustique (1539), puis ses traductions en France (1542) et en Europe, a cristallisé un thème déjà très vivant dans la littérature antique puis médiévale : celui de la satire du milieu urbain, des sphères du pouvoir et de la cour, conjuguée à l'éloge d'une vie simple, "médiocre" et rustique. Cette topique morale et politique traverse ensuite toute l'Europe, de la Renaissance à l'Age classique.
Nombre de pages
331
Date de parution
17/05/2018
Poids
586g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791023105902
Titre
Le mépris de la cour. La littérature anti-aulique en Europe (XVIe-XVIIe siècles)
Auteur
Peyrebonne Nathalie ; Tarrête Alexandre ; Thomine
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
586
Date de parution
20180517
Nombre de pages
331,00 €
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Son enfance, elle l'a passé dans un petit pays d'Amérique centrale. Seuls perdurent de ces lointaines années tropicales quelques souvenirs heureux. Jusqu'au jour où une image aperçue sur un écran de télévision fait tout tanguer. Au beau milieu d'un reportage sur les services secrets français, cet homme qu'elle reconnaît, qui "travaillait avec son père". Ses parents auraient-ils pu être liés au service de renseignement à la fin de la guerre froide ? Son paradis enfantin baigné de soleil cacherait-il un arrière-fond plus trouble ? Ne lui reste plus qu'à fouiller sa mémoire et à remonter le temps, suivre les pistes des vieilles connaissances pour découvrir la vérité. Nathalie Peyrebonne, dans ce roman sur la quête de l'enfance et de ses rêves étincelants, interroge les mystères de la mémoire, ses pièges et ses tours de force.
Résumé : Commander une cocotte en fonte rouge sur Internet, l'attendre, adresser une réclamation au service clientèle en regardant d'un oeil Senior Story, la nouvelle et déroutante émission de téléréalité, lire, s'inventer une existence, inviter Lucia au Pays basque pour fêter l'arrivée de la cocotte : ainsi va, paisiblement, la vie d'Eugène. Puis surviennent les premiers incidents. Et le monde entier semble pris de hoquet. Jubilatoire, inattendu, mordant, le roman de Nathalie Peyrebonne est un conte de fée où les héros prennent leurs désirs pour des réalités.
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Il s'est passé quelque chose, un petit accroc dans les habitudes, rien de grave, et pourtant... Un footballeur refuse de tirer un penalty crucial et quitte le terrain, une conductrice de métro laisse sa rame à quoi pour remonter flâner dans les rues, le Premier ministre lui-même reste couché plutôt que d'enchaîner les réunions... C'est sans agressivité ni revendication que toute la France s'arrête progressivement et se met à rêver d'une vie différente, où tout ne tournerait pas autour des mots martelés quotidiennement de "travail" et d'"efficacité". Une sorte de rébellion évidente, comme une épidémie salvatrice : une maladie sans ordonnance dont personne ne voudrait guérir...
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.