Pour une nouvelle narration du monde / Humanité, biens communs, vivre ensemble
Petrella Riccardo
ECOSOCIETE
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EAN :9782923165363
Aujourd'hui l'humanité n'est pas titulaire de droits et de devoirs, l'humanité n'existe pas en termes de pouvoirs juridiques et politiques. Voilà pourquoi le Président des États-Unis peut continuer à faire ce qu'il veut en Alaska, ou que le Président russe peut continuer à opprimer la population tchétchène, légitimement en apparence, sur la base du principe de la souveraineté nationale, parce que l'humanité n'existe pas. Ainsi, les États « souverains » peuvent faire, abusant bien souvent de leurs « peuples », ce qu'ils veulent, de l'atmosphère, de l'eau, des forêts, de la paix. - Extrait L'humanité vit une crise sans précédent où le sens est subordonné aux chiffres, où même le respect du vivant s'efface devant les règles économiques. Selon certains, il n'existerait plus aucune alternative au capitalisme, et la globalisation, inéluctable, est un signe de « progrès ». En outre, la complexité du système mondial économique actuel rendrait impossible tout changement. C'est ainsi que de façon imperceptible, nous est imposée une vision marchande du monde, unique et réductrice. Dans cet ouvrage, Riccardo Petrella analyse cette « narration dominante », qu'il nomme « la Théologie universelle capitaliste ». Il démontre que la construction d'un monde différent passe d'abord par l'invention d'une autre façon de voir les choses et de les nommer. La « narration de l'humanité » qu'il propose redéfinit le champ des possibles et réinvente un avenir en modifiant l'ordre des priorités. Il met de l'avant des principes fondateurs d'humanité, de solidarité, de paix, de droit de tous à la vie sur terre ? donc déclarer illégale la pauvreté ? qui doivent devenir des priorités tout en respectant notre bien commun, la Terre. Si Désir d'humanité nous conviait au rêve, cet ouvrage est celui d'un économiste lucide qui ancre sa réflexion dans une réalité à changer. Il revendique des mesures concrètes, tant au niveau politique que juridique, pour construire une société différente. De plus, la rédaction sous forme d'entretiens rend la lecture de ce livre agréable et dynamique.
Date de parution
24/01/2008
Poids
262g
Largeur
140mm
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EAN
9782923165363
Titre
Pour une nouvelle narration du monde / Humanité, biens communs, vivre ensemble
Auteur
Petrella Riccardo
Editeur
ECOSOCIETE
Largeur
140
Poids
262
Date de parution
20080124
Nombre de pages
0,00 €
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Pourquoi les classes dirigeantes actuelles sont-elles incapables de résoudre les problèmes mondiaux ? A l'ère de la globalisation, les enjeux et les défis sont de plus en plus mondiaux mais élites parlent et agissent uniquement au nom de Dieu, au nom de la Nation et surtout au nom de l'Argent. Les Etats militairement et économiquement les plus forts ainsi que les grands groupes économiques privés mondiaux ne veulent pas d'une humanité reconnue en tant que sujet politique et juridique à laquelle confier le pouvoir de régulation du monde dans le but de garantir le bien-être de tous les habitants de la Terre, autres espèces vivantes comprises. Personne ne peut aujourd'hui parler "au nom de l'humanité". Le sens de la vie et du monde a été réduit à la sauvegarde des intérêts des puissants. L'humanité a besoin d'une révolution, comme aux 18ème et 19ème siècles. Avec clarté et rigueur, le livre décrit les chantiers audacieux du ?Contrat Mondial de l'Humanité? grâce auxquels elle pourra construire un nouveau devenir fondé sur la sécurité d'existence collective, la liberté et la citoyenneté universelles plurielles, la justice sans privilèges, l'égalité de tous les êtres humains devant les droits et les responsabilités, la démocratie effective. L'humanité n'a pas besoin de porteurs d'intérêts mais de nouveaux porteurs de sens.
Rien n'est inévitable dans la "crise" de l'eau. Le futur n'est pas écrit. Le défi du droit à la vie pour tous est mondial et global. Pour y faire face, les "réformes" ne constituent pas une véritable réponse. Les solutions doivent être courageuses, structurelles, au niveau des racines de la "crise'. Tel est l'essentiel de la réflexion que propose Riccardo Petrella dans Le manifeste de l'eau pour le XXIe siècle. Ce manifeste se veut un instrument pour assurer la liberté des générations futures. Sans l'accès à l'eau, il n'y a pas de liberté possible. Biographie de l'auteur Politologue et économiste, professeur émérite de l'Université catholique de Louvain, en Belgique, Riccardo Petrella est actuellement professeur à l'Académie d'architecture de l'Université suisse italienne où il enseigne"l'écologie humaine'. Fondateur et président du Groupe de Lisbonne, il a également été président de l'Université européenne de l'environnement depuis 1992 à 2000. Il a fondé en 1997 le Comité international pour un contrat mondial de l'eau, dont il est le secrétaire général. On lui doit de nombreuses publications, dont Les écueils de la mondialisation (Fides, 1997), Le manifeste de l'eau. Pour un contrat mondial (Labor, 1998), L'éducation, victime de cinq pièges (Fides, 2000), Désir d'humanité. Le droit de rêver (Ecosociété, 2004) et Pour une nouvelle narration du monde (Ecosociété, 2007).
Dans Lettre aux enfants et aux petits-enfants, Riccardo Petrella transmet un héritage intellectuel et éthique. Il revient sur les luttes qu'il a menées, de la défense des biens communs à la justice sociale, tout en alertant sur les dangers de la finance prédatrice et de la marchandisation de la vie. Il exhorte les générations futures à résister à la domination des marchés et à promouvoir une action collective pour l'égalité, la justice et le bien-être de tous. En complément, son essai Pour le refus intégral de la guerre est un plaidoyer courageux pour l'abolition de la guerre, dénonçant son caractère destructeur et moralement inacceptable. Cet ouvrage offre une vision ambitieuse pour un futur fondé sur la paix, la justice et la solidarité mondiale.
Biehl Janet ; Bookchin Murray ; Stevens Annick ; D
A quelques semaines des élections municipales, la réédition de ce classique de la pensée libertaire tombe à point nommé. Janet Biehl retrace la ruine de nos démocraties représentatives et présente un programme réaliste de démocratie directe profondément décentralisée. L?auteur propose ainsi un guide de la pensée politique du philosophe écologiste Murray Bookchin, dans une synthèse accessible, à la fois théorique et pratique. Après un portrait historique de la démocratie municipale, de la cité athénienne à l?urbanisation actuelle en passant par les cités médiévales, l?auteure nous met en garde devant les institutions étatiques et urbaines qui entravent la démocratie directe.
Au lieu de voir la nature comme extérieure, comme un réservoir de ressources, il faut l'envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C'est un autre mode de relation qu'il faut développer et ce sont les voies pour y arriver qu'explore ce livre. L'auteur préconise un respect sans idolâtrie de la nature et une véritable symbiose entre la Terre vivante et les êtres humains.
Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires ? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité? Au contact de citoyennes et de citoyens issu. e. s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance : une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre. Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société. A nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.
Est-ce que les idées et les pratiques défendues par l'anarchisme et le socialisme trouvent encore un écho aujourd'hui ? Ces courants de pensée nous aident-ils toujours à penser la domination et la transformation sociale ? Leurs visions opposées du rôle de l'Etat sont-elles irréconciliables ? Est-il possible de transcender leurs clivages historiques pour bâtir une gauche apte à relever les défis du XXle siècle ? C'est à cet exercice que se sont prêtés Marcos Ancelovici et Pierre Mouterde dans cette stimulante série d'entretiens dirigés par Stéphane Chalifour et Judith Trudeau. Héritage des luttes, stratégies politiques, pouvoir des urnes et de la rue, nation, horizons révolutionnaires, ces thèmes clivants sont au coeur d'un dialogue vigoureux et fécond. Une discussion franche, riche en références historiques, qui révèle l'actualité de ces perspectives politiques radicales et une volonté de tirer des leçons du passé afin de construire des ponts, de faire "cause commune".