D'ordinaire, le roman historique prête à des personnages " réels " _ ayant vécu _ des paroles, pensées et sentiments fictifs. Ici, c'est de textes " réels ", poétiques ou en prose, que l'invention du romancier a fait surgir les personnages et leur histoire.C'est tout l'ailleurs du " Grand Siècle ", son envers méconnu, ses profondeurs imaginaires, ses utopies et ses délires, qui se découvre aux yeux du lecteur, au fil du destin aventureux de toute une galerie de personnages inspirés de l'oeuvre et de la vie des grands poètes baroques allemands: Andréas, l'humaniste, douteur et passionné, reflet tendu de toutes les contradictions de son temps; Quirinus, le fils de sorcière, excentrique et révolté, humoriste mystique hanté par le feu des bûchers; Corona la justicière, solitaire Antigone vouée à finir ses jours dans le tombeau de l'écrit. Mais aussi le père Strozzi, dernier géant de la Renaissance, fabuleux inventeur de machines impossibles; Molinero, l'inquisiteur subtil; le juif Esope, marchand de peaux de lapin et cabaliste, qui tire peut-être les fils de cette histoire, sans l'infléchir, comme une figure mythique du narrateur...Chacun des personnages, une fois au moins, à son heure, aura la vision d'Ouroboros, le serpent qui se dévore lui-même, emblème de l'éternel retour selon la tradition ésotérique, dont aucune interprétation en perspective n'épuise la richesse de sens ou bien, peut-être, l'inanité profonde.Picaresque, comique, érudite, poétique, cette épopée de la connaissance à l'âge baroque éclaire aussi, par un effet de miroir, le destin de l'esprit moderne: avide de savoir, sans cesse détrompé, mais indomptable, " cousin de l'Amphisbène et de l'absurde Catoblépas, mordant sa queue dans l'inutile poursuite de son ombre ".Marc PETIT, né à Paris en 1947, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, enseigne l'histoire de la littérature allemande à l'université François-Rabelais de Tours.Traducteur de Georg Trakl et des Poètes baroques allemands (F. Maspero, 1977), il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages de fiction: romans (La Grande Cabale des Juifs de Plotzk, La Morenada, Le dernier des Conquistadores) et nouvelles (La Chasse à l'hermine, Le Montreur et ses masques).
Nombre de pages
506
Date de parution
23/08/1989
Poids
690g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213023557
Titre
Ouroboros
Auteur
Petit Marc
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
690
Date de parution
19890823
Nombre de pages
506,00 €
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Il s'était suicidé à vingt-cinq ans, le 21 juin 1940, voyant son bataillon encerclé par la Wehrmacht, pour ne pas tomber aux mains des nazis. Vincent Doblin, de son vrai nom Wolfgang Doeblin - fils du célèbre romancier Alfred Döblin, mais aussi génie des mathématiques -, avait pris soin de brûler ses papiers personnels, et adressé quelques mois auparavant à l'Académie des sciences, sous pli cacheté, le texte inachevé d'un mémoire intitulé L'équation de Kolmogoroff Ce pli mystérieux ne sera décacheté qu'en avril 2000, et personne ne se doute de ce qu'il contient : un chaînon manquant dans l'histoire des mathématiques contemporaines. Sur les traces de Wolfgang, Marc Petit a enquêté en France et en Allemagne pour ressusciter l'émouvante histoire de cet homme d'exception et, ce faisant, évoque aussi la figure du père, un des plus grands et des plus singuliers écrivains du XXe siècle. A travers cet extraordinaire parcours croisé de deux êtres apparemment aussi différents que distants, c'est toute l'histoire des intellectuels et savants juifs d'Allemagne et d'Europe centrale qui se déploie sous nos yeux. Poète, conteur, romancier, essayiste, collectionneur de masques, germaniste, traducteur de Georg Trakl et des poètes baroques allemands, Marc Petit est l'auteur d'une quinzaine récits et d'ouvrages de fiction dont Ouroboros, Architecte des glaces, Le Nain Géant, Le Troisième Faust, La Compagnie des Indes, Histoires à n'en plus finir, L'utopie du docteur Kakerlak et L'équation de Kolmogoroff.
Architecte des glaces - ma vocation n'était pas de bâtir une ?uvre, mais son contraire... construire en glace, c'est édifier pour que rien ne reste. Construire un moins. Faire voir avec l'absence de la chose. Une espèce de... " c'est ainsi que Yaakov Lévinsky, la dernière nuit qu'il lui reste à vivre (la scène se passe à Szczebreszyn, en Pologne, en décembre 1942), définit son art singulier et le sens de sa quête. Le récit, plein de rebondissements, nous conduit de la cour des tsars au Berlin du IIIe Reich, de Zurich à l'époque de la fondation du mouvement Dada à la Russie de Lénine, et des icebergs du pôle Nord aux déserts du Nouveau Monde où pour Louis B. Mayer, le magnat de la MGM, notre architecte reconstruira - en glace, toujours ! - la tour de Babel à Leadville, Colorado. Joyeux sur fond de gravité, rapide et incisif comme un discret défi lancé à la face du plus lourd des siècles, ce roman aux allures d'autobiographie fictive est aussi, à sa manière, un conte philosophique de notre temps.
Weimar, 1er octobre 1831. Goethe, âgé de quatre-vingt-deux ans, vient de ficeler le deuxième Faust, mettant un terme à l'?uvre de sa vie. A moins que... ? Un étrange personnage qui se fait passer pour un journaliste américain s'introduit subrepticement dans l'univers protégé du grand homme. Qui est-il ? Que cherche-t-il ? De l'?uvre ou de la vie, quelle est la séductrice la plus fatale ? Quand le mythe investit l'Histoire et la fiction la biographie.
Sommée, voici trente ans, de prendre le pouvoir, l'imagination n'est plus très en faveur par les temps qui courent. Les arts et les lettres portent la marque de la glaciation ambiante. Confondant réalité et vérité, le vécu et le sens, la sainte alliance du minimalisme, du misérabilisme et du nombrilisme menace de réduire le paysage du roman français à un champ de ruines. Repenser la fiction littéraire, redéfinir son sens et sa vocation, dans un monde fasciné par le vide d'une réalité transformée en spectacle ou le louche simulacre du virtuel, voilà qui est devenu, pour tous ceux qui ne séparent pas le plaisir de la lecture du vertigineux frisson de l'inconnu, une tâche des plus urgentes. Dans cet essai plein d'humeur et d'humour, de passion et d'ironie, Marc Petit, le conteur du Nain Géant, d'Architecte des glaces, du Troisième Faust, d'Histoires à n'en plus finir et de La Compagnie des Indes, donne quelques-unes des clefs permettant de comprendre l'enjeu du débat ouvert entre les gestionnaires du nihilisme esthétique et les écrivains qui oeuvrent au renouveau de la Fiction.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).