L'équation de Kolmogoroff. Vie et mort de Wolfgang Doeblin, un génie dans la tourmente nazie
Petit Marc
FOLIO
10,50 €
Epuisé
EAN :9782070304950
Il s'était suicidé à vingt-cinq ans, le 21 juin 1940, voyant son bataillon encerclé par la Wehrmacht, pour ne pas tomber aux mains des nazis. Vincent Doblin, de son vrai nom Wolfgang Doeblin - fils du célèbre romancier Alfred Döblin, mais aussi génie des mathématiques -, avait pris soin de brûler ses papiers personnels, et adressé quelques mois auparavant à l'Académie des sciences, sous pli cacheté, le texte inachevé d'un mémoire intitulé L'équation de Kolmogoroff Ce pli mystérieux ne sera décacheté qu'en avril 2000, et personne ne se doute de ce qu'il contient : un chaînon manquant dans l'histoire des mathématiques contemporaines. Sur les traces de Wolfgang, Marc Petit a enquêté en France et en Allemagne pour ressusciter l'émouvante histoire de cet homme d'exception et, ce faisant, évoque aussi la figure du père, un des plus grands et des plus singuliers écrivains du XXe siècle. A travers cet extraordinaire parcours croisé de deux êtres apparemment aussi différents que distants, c'est toute l'histoire des intellectuels et savants juifs d'Allemagne et d'Europe centrale qui se déploie sous nos yeux. Poète, conteur, romancier, essayiste, collectionneur de masques, germaniste, traducteur de Georg Trakl et des poètes baroques allemands, Marc Petit est l'auteur d'une quinzaine récits et d'ouvrages de fiction dont Ouroboros, Architecte des glaces, Le Nain Géant, Le Troisième Faust, La Compagnie des Indes, Histoires à n'en plus finir, L'utopie du docteur Kakerlak et L'équation de Kolmogoroff.
Nombre de pages
440
Date de parution
30/06/2005
Poids
216g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070304950
Titre
L'équation de Kolmogoroff. Vie et mort de Wolfgang Doeblin, un génie dans la tourmente nazie
Auteur
Petit Marc
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
216
Date de parution
20050630
Nombre de pages
440,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Architecte des glaces - ma vocation n'était pas de bâtir une ?uvre, mais son contraire... construire en glace, c'est édifier pour que rien ne reste. Construire un moins. Faire voir avec l'absence de la chose. Une espèce de... " c'est ainsi que Yaakov Lévinsky, la dernière nuit qu'il lui reste à vivre (la scène se passe à Szczebreszyn, en Pologne, en décembre 1942), définit son art singulier et le sens de sa quête. Le récit, plein de rebondissements, nous conduit de la cour des tsars au Berlin du IIIe Reich, de Zurich à l'époque de la fondation du mouvement Dada à la Russie de Lénine, et des icebergs du pôle Nord aux déserts du Nouveau Monde où pour Louis B. Mayer, le magnat de la MGM, notre architecte reconstruira - en glace, toujours ! - la tour de Babel à Leadville, Colorado. Joyeux sur fond de gravité, rapide et incisif comme un discret défi lancé à la face du plus lourd des siècles, ce roman aux allures d'autobiographie fictive est aussi, à sa manière, un conte philosophique de notre temps.
Weimar, 1er octobre 1831. Goethe, âgé de quatre-vingt-deux ans, vient de ficeler le deuxième Faust, mettant un terme à l'?uvre de sa vie. A moins que... ? Un étrange personnage qui se fait passer pour un journaliste américain s'introduit subrepticement dans l'univers protégé du grand homme. Qui est-il ? Que cherche-t-il ? De l'?uvre ou de la vie, quelle est la séductrice la plus fatale ? Quand le mythe investit l'Histoire et la fiction la biographie.
D'ordinaire, le roman historique prête à des personnages " réels " _ ayant vécu _ des paroles, pensées et sentiments fictifs. Ici, c'est de textes " réels ", poétiques ou en prose, que l'invention du romancier a fait surgir les personnages et leur histoire.C'est tout l'ailleurs du " Grand Siècle ", son envers méconnu, ses profondeurs imaginaires, ses utopies et ses délires, qui se découvre aux yeux du lecteur, au fil du destin aventureux de toute une galerie de personnages inspirés de l'oeuvre et de la vie des grands poètes baroques allemands: Andréas, l'humaniste, douteur et passionné, reflet tendu de toutes les contradictions de son temps; Quirinus, le fils de sorcière, excentrique et révolté, humoriste mystique hanté par le feu des bûchers; Corona la justicière, solitaire Antigone vouée à finir ses jours dans le tombeau de l'écrit. Mais aussi le père Strozzi, dernier géant de la Renaissance, fabuleux inventeur de machines impossibles; Molinero, l'inquisiteur subtil; le juif Esope, marchand de peaux de lapin et cabaliste, qui tire peut-être les fils de cette histoire, sans l'infléchir, comme une figure mythique du narrateur...Chacun des personnages, une fois au moins, à son heure, aura la vision d'Ouroboros, le serpent qui se dévore lui-même, emblème de l'éternel retour selon la tradition ésotérique, dont aucune interprétation en perspective n'épuise la richesse de sens ou bien, peut-être, l'inanité profonde.Picaresque, comique, érudite, poétique, cette épopée de la connaissance à l'âge baroque éclaire aussi, par un effet de miroir, le destin de l'esprit moderne: avide de savoir, sans cesse détrompé, mais indomptable, " cousin de l'Amphisbène et de l'absurde Catoblépas, mordant sa queue dans l'inutile poursuite de son ombre ".Marc PETIT, né à Paris en 1947, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, enseigne l'histoire de la littérature allemande à l'université François-Rabelais de Tours.Traducteur de Georg Trakl et des Poètes baroques allemands (F. Maspero, 1977), il est aussi l'auteur de plusieurs ouvrages de fiction: romans (La Grande Cabale des Juifs de Plotzk, La Morenada, Le dernier des Conquistadores) et nouvelles (La Chasse à l'hermine, Le Montreur et ses masques).
Sommée, voici trente ans, de prendre le pouvoir, l'imagination n'est plus très en faveur par les temps qui courent. Les arts et les lettres portent la marque de la glaciation ambiante. Confondant réalité et vérité, le vécu et le sens, la sainte alliance du minimalisme, du misérabilisme et du nombrilisme menace de réduire le paysage du roman français à un champ de ruines. Repenser la fiction littéraire, redéfinir son sens et sa vocation, dans un monde fasciné par le vide d'une réalité transformée en spectacle ou le louche simulacre du virtuel, voilà qui est devenu, pour tous ceux qui ne séparent pas le plaisir de la lecture du vertigineux frisson de l'inconnu, une tâche des plus urgentes. Dans cet essai plein d'humeur et d'humour, de passion et d'ironie, Marc Petit, le conteur du Nain Géant, d'Architecte des glaces, du Troisième Faust, d'Histoires à n'en plus finir et de La Compagnie des Indes, donne quelques-unes des clefs permettant de comprendre l'enjeu du débat ouvert entre les gestionnaires du nihilisme esthétique et les écrivains qui oeuvrent au renouveau de la Fiction.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys