Employer un salarié étranger. Les sanctions en cas de travail illégal
Petit Lionel ; Martin Delphine
LIAISONS
76,88 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9782385361174
Quelles formalités, quelles obligations pour l'employeur ? Impact de la loi du 26 janvier 2024 Avant d'embaucher un salarié étranger (hors Union européenne, Espace économique européen et Suisse), l'employeur doit vérifier qu'il détient un titre de séjour en cours de validité et une autorisation de travail, sauf cas de dispense. Avant d'envisager l'embauche d'une personne étrangère résidant hors de France, l'employeur doit vérifier sa nationalité. Les titres et autorisations nécessaires sont aussi fonction de la durée du séjour envisagée, de sa situation personnelle et familiale, du type de poste et des conditions d'exécution du contrat de travail. Si l'intéressé réside déjà en France, l'employeur doit également vérifier sa nationalité, s'il détient un titre de séjour valide autorisant le travail ou si une procédure de changement de statut est nécessaire. La loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration et améliorer l'intégration (L. no 2024-42, JO 27 janv.) simplifie les titres de séjour anciennement nommés "Passeports Talents" , et crée une carte de séjour "Talent professions médicales et de la pharmacie" . Elle met en place un dispositif d'admission exceptionnelle au séjour pour les travailleurs relevant de métiers en tension. Cette loi renforce l'exigence d'intégration des travailleurs étrangers, concernant notamment la maîtrise de la langue française, et l'engagement à respecter les principes de la République. Pendant toute la durée de la relation de travail, l'employeur doit veiller à ce que le salarié étranger conserve l'autorisation de séjourner et de travailler sur le territoire. Si ce dernier est chargé de procéder au renouvellement de son titre de séjour avant son expiration, c'est à l'employeur de renouveler la demande d'autorisation de travail si nécessaire. En cas de refus de tels renouvellements, des recours administratifs ou contentieux sont possibles. Les dispositions du Code du travail s'appliquent de la même manière quelle que soit la nationalité du salarié, néanmoins quelques particularités sont à signaler. Ainsi, le défaut de titre de séjour en cours de validité constitue un motif de rupture du contrat de travail.
Nombre de pages
98
Date de parution
15/03/2025
Poids
240g
Largeur
208mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782385361174
Auteur
Petit Lionel ; Martin Delphine
Editeur
LIAISONS
Largeur
208
Date de parution
20250315
Nombre de pages
98,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Fondateur du Bauhaus qu'il dirigea de 1919 à 1928, Gropius a été le ferment d'une synergie des différentes formes d'expression artistique, peinture, théâtre, photographie, typographie... De ce fait, et bien plus que Le Corbusier, il a été au coeur de "l'esprit nouveau" dont les nazis ont bloqué l'essor. Fondamentalement démocratique, sa réflexion vise à mettre l'architecture au service du logement du plus grand nombre, et, dans cette perspective, à préciser les rapports entre activité artistique et production industrielle. C'est ce qui rend ces textes des années vingt aussi actuels.
Après les ouvrages fruits des réflexions et analyses de nos principaux grands champions, il est bon de revenir à ce qui peut s'apparenter à un traité sur le Billard. II y a à la lecture du livre de Régis Petit un gisement de progrès pour la compréhension de notre sport. Ce livre permet à l'amateur de billard de mieux mesurer l'importance des gestes qu'il effectue. En effet, avec cette étude théorique et rigoureuse des mécanismes qui régissent le billard, chacun à son niveau de jeu, saura trouver l'élément qui lui permet d'améliorer sa technicité. La Fédération Française de Billard se félicite d'apporter son cautionnement au livre de Régis Petit car cet ouvrage montre, si besoin en était, que notre sport ne laisse aucune place ni au hasard ni à la chance.
Montvalon Luc de ; Limou Sandra ; Nassiri Amini Fa
Les risques psychosociaux La crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 est à l'origine de nombreux burn-out et de souffrance au travail. Les causes sont multiples : télétravail forcé engendrant un isolement des salariés, surcharge de travail ou au contraire sous-charge en raison du ralentissement de l'activité de l'entreprise, retour sur site difficile pour certains... Depuis 2002, date de l'entrée dans le Code du travail de la notion de "santé mentale", l'obligation de prévention des risques professionnels à la charge de l'employeur concerne aussi bien les risques physiques ou matériels que les risques psychosociaux (RPS). Or cette dernière notion reste difficile à appréhender, tout comme les moyens d'action à la disposition de l'employeur. Ce numéro de Liaisons sociales - Les Thématiques, dans une approche tout à la fois juridique et opérationnelle, détaille les outils pour agir en amont du risque, mais aussi pour prendre les décisions adéquates face à une situation de souffrance au travail, de harcèlement moral ou sexuel. Point spécial : L'entreprise et les addictions La consommation de tabac, d'alcool ou de drogues par les salariés peut être à l'origine de maladies ou d'accidents du travail. Elle peut aussi induire une baisse de la qualité du travail et de la productivité, des relations professionnelles dégradées, voire des conflits entre salariés. En pratique, le sujet reste souvent tabou et les moyens d'action peu maîtrisés. Si l'employeur est souvent tenté d'agir uniquement sur le terrain disciplinaire, une approche à la fois préventive et répressive est indispensable. L'action contre les addictions passe donc par la définition d'une politique de prévention, en collaboration notamment avec le comité social et économique et le médecin du travail.
Ce dispositif consiste à décompter le temps de travail non pas selon une référence horaire, mais selon le nombre de jours travaillés dans l'année. Ne sont pas applicables aux salariés concernés les dispositions relatives à la durée légale hebdomadaire de 35 heures, celles relatives aux heures supplémentaires, aux durées maximales quotidienne et hebdomadaire. En revanche, ils bénéficient du repos quotidien minimum de onze heures, du repos hebdomadaire, des jours fériés et des congés payés. Depuis sa création en 2000, le succès du forfait en jours ne se dément pas. Et pourtant, les règles en la matière sont particulièrement complexes, et les risques juridiques nombreux : inopposabilité ou nullité des conventions individuelles de forfait ayant pour conséquence le paiement de toutes les heures supplémentaires accomplies au-delà de 35 heures, versement de dommages-intérêts pour manquement au droit au repos, sanctions pénales et civiles ou encore administratives en cas de travail dissimulé... Bien connaître le cadre juridique du forfait en jours est un impératif pour préserver la santé des salariés et éviter le risque de contentieux. Point spécial : Le forfait en heures Le forfait en heures (hebdomadaire, mensuel ou annuel) permet d'intégrer dans la durée du travail du salarié un certain nombre d'heures supplémentaires qu'il accomplit régulièrement. Ces dernières sont rémunérées avec les majorations prévues par le Code du travail. Le forfait peut aussi ne pas inclure d'heures supplémentaires. Cette hypothèse vise en particulier le forfait annuel (il est alors de 1 607 heures pour un temps complet), permettant d'adapter le rythme de travail des salariés aux besoins de l'activité. Dans le cadre du forfait en heures, la durée légale hebdomadaire de 35 heures doit être respectée, tout comme les durées maximales de travail quotidienne et hebdomadaire.
La protection des représentants du personnel Les représentants du personnel élus ou désignés bénéficient d'une protection dans le cadre de l'exécution de leur contrat de travail et à l'occasion de la rupture. Il s'agit notamment des membres du comité social et économique (CSE), des représentants de proximité, des délégués syndicaux, des représentants syndicaux au CSE et des représentants de la section syndicale. Cette protection vise aussi les salariés demandant l'organisation d'élections professionnelles et les candidats. Ainsi, une autorisation doit être demandée à l'inspecteur du travail notamment en cas de licenciement ou de transfert partiel d'entreprise, ou en cas de cessation d'un contrat de travail à durée déterminée ou d'un contrat temporaire, sous certaines conditions. Dans le cadre de leur jurisprudence, la Cour de cassation et le Conseil d'Etat ont apporté de nouvelles précisions sur ce statut protecteur. Point spécial : Les contrôles de l'inspection du travail L'inspecteur du travail contrôle l'application du droit du travail dans tous ses aspects. En cas d'irrégularité, il peut formuler des observations à l'employeur, le mettre en demeure de se conformer à la réglementation, dresser un procès-verbal, procéder à un arrêt temporaire d'activité dans certaines situations dangereuses, ou encore saisir le juge des référés en cas d'urgence. Face à certaines infractions, le Direccte, sur rapport de l'agent de contrôle, peut prononcer un avertissement ou une sanction administrative, ou proposer à l'employeur une transaction pénale. Dans le contexte de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19, l'inspection du travail est invitée à vérifier le respect du protocole sanitaire national visant à assurer la santé et la sécurité des salariés. En outre, un plan de contrôle a posteriori sur l'activité partielle est déployé.
Le licenciement d'ordre personnel repose sur un motif inhérent à la personne du salarié. Il doit être motivé et justifié par une cause réelle et sérieuse. Le motif est réel s'il est établi, ce qui suppose des éléments matériels susceptibles d'être prouvés. Il doit être objectif, exact et sérieux c'est-à-dire que les éléments qui le fondent sont suffisamment pertinents pour entraîner la rupture du contrat de travail. Il existe deux catégories : le licenciement pour faute et le licenciement non disciplinaire. L'ordonnance n° 2020-1387 du 22 septembre 2017 a assoupli l'obligation de motivation du licenciement pesant sur l'employeur. En effet, une fois le licenciement notifié, l'employeur a la possibilité de préciser le motif, de sa propre initiative ou à la demande du salarié. Le Code du travail prévoit l'attribution de dommages-intérêts lorsque le licenciement est sans cause réelle et sérieuse. L'ordonnance du 22 septembre 2017 a institué un barème d'indemnisation dont les plafonds varient en fonction de l'ancienneté du salarié. Ce barème est cependant écarté en cas de nullité du licenciement. Les irrégularités de procédure peuvent également donner lieu à indemnisation. Enfin, le salarié peut obtenir des dommages-intérêts en vue de réparer des préjudices distincts. Point spécial : L'activité partielle En 2020, de nombreuses entreprises ont eu recours à l'activité partielle afin de faire face à la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19. Ce dispositif permet à l'employeur, lorsqu'il est confronté à certaines difficultés l'obligeant à réduire temporairement son activité, de diminuer le temps de travail des salariés. Ces derniers bénéficient d'une indemnité versée par l'employeur pour les heures chômées, et celui-ci obtient ensuite une allocation financée conjointement par l'Etat et l'Unedic. La mise en oeuvre du dispositif doit être préalablement autorisée par l'Administration. L'activité partielle a connu en 2020 de nombreuses adaptations temporaires et exceptionnelles notamment pour étendre le champ des bénéficiaires et améliorer la prise en charge de l'indemnité versée aux salariés. Une réforme applicable en début d'année 2021 vise à en garantir l'économie et la pérennité.