Expositions universelles. Le procès perdu de l'architecture moderne
Pesztat Yaron
CFC
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EAN :9782875720764
En 1894, L'architecte belge Paul Hankar - un des trois pères de l'Art Nouveau, avec Victor Horta et Henry van de Velde - conçoit un projet de "Quartier moderne" pour l'Exposition universelle de 1897 à Bruxelles. Il le présentera également pour l'Exposition de 1900 à Paris. Dans une architecture de fer et de verre d'expression Art nouveau, Hankar et son complice, le décorateur Adolphe Crespin, imaginent une petite ville articulée autour d'une place publique bordée de magasins, d'hôtels et de restaurants, d'une salle d'exposition, d'une salle de théâtre ainsi que d'une salle de sports. Juste à côté, ils disposent des quartiers d'habitation constitués de petites maisons ouvrières avec jardin mais également de grandes villas, sans oublier, à la périphérie, une piscine, un gymnase et un vélodrome. On accède au quartier par une ligne de tram et un canal, alors qu'une centrale électrique assure son autonomie énergétique. En somme, c'est ce qu'on appelle aujourd'hui un morceau de ville mixte et compacte. Le projet ne verra jamais le jour, ni à Bruxelles ni à Paris, mais donnera lieu à une intense polémique avec un projet "concurrent" de "Quartier XXe siècle" , une polémique qui débouchera sur un procès que Hankar et Crespin perdront. L'analyse détaillée des documents d'archives et de la presse de l'époque éclaire les enjeux des débats sur l'architecture dite moderne en ce XIXe siècle finissant, où les styles néo-historiques font florès. Ce siècle au sujet duquel Viollet-le-Duc demandait s'il était "condamné à finir sans avoir possédé une architecture à lui" . Ensuite, dans une seconde partie, l'auteur s'interroge sur les Expositions universelles d'une manière plus générale et sur la criante absence de l'architecture moderne en leur sein, ceci pouvant expliquer l'échec du projet d'Hankar et Crespin. Temples de l'accumulation des marchandises, lieux du spectacle de l'innovation mais aussi de la tradition, les Expositions universelles, ont concentré bon nombre des contradictions du XIXe siècle. Etaient-elles compatibles avec l'architecture moderne ? Et inversement ?
Nombre de pages
160
Date de parution
17/06/2022
Poids
376g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782875720764
Titre
Expositions universelles. Le procès perdu de l'architecture moderne
Auteur
Pesztat Yaron
Editeur
CFC
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172
Poids
376
Date de parution
20220617
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160,00 €
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En juillet 2013, trois camions se présentent devant les portes des Archives d'Architecture Moderne à Bruxelles. Ils apportent les archives de l'entreprise bruxelloise de travaux publics Blaton créée en 1865. Celles-ci contiennent des plans signés par les plus grands architectes et ingénieurs belges, Victor Horta, Henry van de Velde, Victor Bourgeois, Michel Polak, Paul-Amaury Michel, Gustave Magnel... et des milliers de dossiers et photographies relatifs à des constructions diverses : ports, ponts, gares, usines, brasseries, écoles, châteaux d'eau, garages, hangars pour avions, hôtels, sanatorium... Ce livre rend compte, à l'occasion de son 150ème anniversaire, de l'empreinte laissée en Belgique par une des plus anciennes et grandes firmes de construction, pionnière de la précontrainte et qui érigea des bâtiments aussi emblématiques que le palais des Beaux-Arts de Victor Horta, le garage Citroën, la Banque Lambert, le pavillon américain à l'Exposition de Bruxelles 1958...
Il y a dix ans, la Région bruxelloise acquiert l'ancien garage Citroën, bâtiment iconique construit en 1934, place de l'Yser à Bruxelles. L'objectif est de transformer cet ancien espace industriel - un bâtiment moderniste se déployant sur plus de 40 000 m2 - en un ambitieux musée d'art moderne et contemporain, le projet Kanal - Pompidou. Avant le démarrage des travaux et en partenariat avec le Centre Pompidou, la Fondation Kanal, chargée de piloter le projet, ouvre le bâtiment au public et y propose une importante programmation. Le CIVA - aujourd'hui Kanal Architecture - est sollicité pour la réalisation d'expositions telles qu' As Seen. Photographies d'architecture, point de départ de ce livre. L'idée de l'exposition est double : faire découvrir une sélection d'architectures des années 1930, de styles moderniste et Art déco, et tirer parti de la monumentalité de l'immense show-room du bâtiment Citroën, vitré sur 22 m de hauteur, pour y installer des montages visuels de grand format. Une trentaine de photographies de l'entre-deux-guerres extraite des riches collections de Kanal Architecture, imprimées sur d'amples toiles ont été présentées suspendues au plafond du premier étage de l'impressionnante verrière cathédrale. Dans MODERN, on retrouve pour la première fois cette sélection de photographies, au départ de négatifs sur plaques de verre dont les dimensions généreuses permettaient des agrandissements de qualité, enrichie d'une vingtaine de clichés supplémentaires, toujours issus des mêmes collections. Modern. Architecture & société dans les années 1930 est un beau livre de photographies, publié à l'occasion de l'inauguration de Kanal-Centre Pompidou le 28 novembre 2026, ce lieu unique dédié à l'art contemporain avec ses fonds d'archives impressionnants consacrés à l'architecture et au paysage. Nombre de photographes de l'entre-deux-guerres entretenaient un rapport privilégié avec l'architecture. Les images sont marquées par une abstraction géométrique, une amplification de la pureté des formes avec la simplicité des lignes propres au modernisme et à l'Art déco. Parmi ces photographies, on retrouve aussi l'influence conjointe du constructivisme reconnue à la déformation imposée aux objets photographiés, saisis de biais, en forte plongée ou contre-plongée, pour obtenir un effet dynamique qui leur confère une forme d'irréalité. D'autres photographies, plus documentaires, renvoient au contexte social et économique de l'époque qui a vu l'emblématique garage Citroën sortir de terre.
Ce livre est un voyage passionnant, inédit et abondamment illustré à travers les grands travaux réalisés en Belgique et à l'étranger principalement par les entreprises membres de l'Association des Entrepreneurs belges de grands travaux (ADEB). L'association, fondée en 1936 au sortir de la crise de 1929, avait pour objectif de mieux structurer la profession et de développer des grands travaux générateurs d'emplois en Belgique et à l'étranger. Quatre-vingts ans après sa création, son objectif a été largement atteint comme en témoignent les milliers de chantiers menés à bien. Le livre, abondamment illustré, est découpé en 10 sections qui parcourent les époques depuis sa fondation : du plan du Travail au plan Marshall, la Reconstruction ou le " miracle belge ", l'Expo 58, l'Age d'or des travaux publics, Cent ans de bureaux, l'Ordinateur prend la relève, la Restauration des bâtiments anciens, le Passage à l 'Euro, l'Ecodurabilité, le Futur.
Etoile montante de l'architecture moderniste belge dès les années 1920, Stanislas Jasinski collabore avec de grands noms de l'architecture tels Henry van de Velde et Victor Horta. Il rencontre Robert Mallet-Stevens et Le Corbusier, dont Vers une architecture aura une grande influence sur lui. Il côtoie des artistes majeurs, comme René Magritte et Victor Servranckx, et prend part à la revue 7 Arts, dont les membres dialoguent avec les avant-gardes européennes. Ses réalisations, nombreuses et diversifiées, et ses projets urbanistiques témoignent d'une profonde compréhension des enjeux économiques et sociaux d'un monde en pleine mutation, de la nécessite du renouvellement permanent des villes, l'adaptation et le recyclage des centres urbains. Richement illustré de nombreux documents inédits, le présent ouvrage embrasse pour la première fois la vie et l'oeuvre de Stanislas Jasinski, le parcours flamboyant de celui qui fut en quelque sorte un " Le Corbusier belge ".
Foot sauvage est un récit BD à la croisée du témoignage personnel et de l'enquête journalistique. L'autrice retrace l'émergence d'une équipe de foot inclusive basée à Bruxelles. Celle-ci est née d'un besoin de jouer librement dans un espace ?safe? et bienveillant pour des personnes queer dont la pratique en club se voyait entravée par une multitude oppressions allant de transphobie à la grossophobie en passant par l'âgisme ou même le racisme. Le récit se base sur l'expérience de l'autrice, ses rencontres-portraits de joueur-euses du club, mais aussi un regard porté sur les autres collectifs militants français, qui de Paris à Marseille utilisent le sport et plus spécifiquement le foot et sa popularité comme outil de lutte contre les discriminations. Ce livre d'une grande bienveillance est par ailleurs une véritable déclaration d'amour au football et au plaisir de jouer ensemble. Foot sauvage explore les liens entre sport collectif, amitié, identité et engagement social. Le livre est aussi militant dans la mesure où il questionne les enjeux de la mixité choisie, du rapport au corps et de la transidentité dans le sport tout en célébrant la joie des rencontres et la puissance du collectif. Cette BD s'adresse à un public large et touchera le plus grand nombre par son approche personnelle et particulièrement humaniste.
Jannin Frédéric ; Liberski Stefan ; Abrouté Etienn
Froud et Stouf sont deux petits chiens bleus (un peu) philosophes à l'alluresympathique et débonnaire créés par Frédéric Jannin (dessins) et StéphaneLiberski (scénario). Froud et Stouf conversent et portent un regard amusantet amusé mais toujours pertinent sur le monde qui les entoure. Deux albumsde bande dessinée sont sortis par le passé, il était temps de rendre à nouveaudisponible les discussions décalées et drôles de nos chiens belges dans uneédition qui leur rend hommage. Ce volume reprend la plupart des planchesdéjà parues dans Les gens adorent et Waf waf auquelles s'ajoutent lesplanches parues dans Spirou et ailleurs ainsi que de nombreuses planchesinédites. Ces personnages connaissent aussi une version adaptée en dessinanimé qui passera dès septembre à la télévision sur BX1 en début de soirée.
Gicart Alexis ; Nicolas Noémie ; Hunt Philippe ; T
La série photographique Hinterland est un projet au long cours explorant lesdifférentes réalités d'un territoire. Ces images montrent des lieux marginaux, deszones de transition morcelées, des structures abandonnées ; des espaces entreproximité et distance, présence et absence, naturel et artificiel. Elles livrent aussiun potentiel fictionnel : un territoire situé au-delà du visible ou du connu, de cetétrange arrière-pays où la vie commence et se termine. Hinterland libère l'échodu monde dans ses failles, tels, en creux, une mémoire silencieuse de soi, unarrière-pays intérieur. Si la schizoïdie est l'incapacité de se rendre compte de sapropre solitude, Hinterland en serait le reflet ; dans et hors du monde.
La Grand-Place actuelle n'est que le dernier ensemble urbain édifié à cet endroit. Auparavant s'y dressaient des édifices à l'esthétique, aux matériaux et aux modes de construction très différents. Leur histoire peut-être retracée, malgré leur disparition, par l'étude des documents iconographiques conservés. Détruit suite aux bombardement de 1695, cet ensemble architectural est relevé à la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles. Les deux édificepublics sont en partie préservés mais les maisons, à quelques exceptions près, nécessitent une reconstruction totale. Qu'est-ce que construire ou reconstruire une maison à l'époque baroque ? Ce sujet a rarement été abordé malgré l'importance qu'il revêt, tant par la compréhension de ce patrimoine que pour la préservation matérielle. L'étude des intérieurs ne rencontre un certain succès que depuis quelques années. jusqu'à présent perçues comme décor du plus prestigieux espace public de Bruxelles, les maisons de la Grand-place attendaient que l'on rappelle qu'elles ne sont pas seulement des façades.