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L'émotion identitaire en Corse. Un territoire au coeur
Pesteil Philippe
L'HARMATTAN
26,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782296128842
Ce travail étudie, à partir d'un support journalistique local (Corse-matin), les modes de penser et d'exprimer le territoire corse à partir d'un fil d'Ariane: l'emploi de la métaphore "au coeur de". Le recensement de deux années de parution (1996 et 2006) dégage un corpus d'articles qui cadre l'utilisation et met en évidence des orientations. Loin de ne désigner que des centres, l'expression nous conduit à considérer l'espace largement investi par l'émotion. L'usage métaphorique s'insinue en différentes catégories spatiales que sont le village, la ville, la nature, la Corse, la Méditerranée. Les articles concernés font d'abord l'objet d'une analyse littérale, puis d'une approche plus distanciée consistant à mettre le texte en perspective avec les données sociologiques et anthropologiques. Les thématiques récurrentes mises au jour par l'analyse des articles révèlent l'entrelacement d'une pensée attachée à la tradition et des modus vivendi orientés par la modernité. L'originalité de la démarche réside dans: la prise en compte du support journalistique (non militant) pour saisir les façons de dire le territoire et l'identité locale; le croisement et la complémentarité des niveaux d'analyse permettant de dégager les imbrications étroites entre les questions économiques et sociales et celles plus symboliques de la représentation collective du soi pouvant ouvrir vers des pistes interprétatives novatrices; une mise en perspective des représentations et des réalités de la société corse actuelle.
Nombre de pages
250
Date de parution
13/10/2010
Poids
325g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296128842
Titre
L'émotion identitaire en Corse. Un territoire au coeur
Auteur
Pesteil Philippe
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
325
Date de parution
20101013
Nombre de pages
250,00 €
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Après la période d'indépendance sous le gouvernement paoliste la Corse devient une Région française et connait les tribulations des régimes successifs qui se succèdent à la tête de la France. L'île nouvellement conquise est l'objet de la curiosité des voyageurs mais aussi intrigue les responsables politiques, les militaires et les administrateurs qui se succèdent. Les archaïsmes des savoir-faire agricoles sont souvent jugés sévèrement et dénoncés comme entravant le développement des techniques nouvelles et l'essor général de l'économie. Reconnu pour ses richesses potentielles, ses terres littorales fertiles, son climat tempéré qui autorise les projections les plus hardies, le territoire demeure peu productif, non cultivé, insalubre et ses populations souvent rétives à accepter le changement. Ainsi, les/principaux maux de l'agriculture sont pointés (absence de bras, insécurité, abondance des communaux...) parfois de façon bienveillante, parfois de manière plus martiale et les remèdes proposés et mis en oeuvre connaissent des fortunes diverses. Des emblavures aux châtaigneraies en passant par la production d'huile d'olive et de vin cette recherche réalise un tour d'horizon complet des cultures vivrières mais aussi celles destinées à la commercialisation et suit l'émergence de nouvelles plantations (pomme de terre, maïs...). Avant même le Second Empire on découvre une Corse encore profondément attachées à assurer la continuité et la cohésion de ses anciens équilibres tout en laissant apparaître des prémices de changement. Si des documents sont célèbres et constituent une mine d'information toujours indispensables comme le plan Terrier ou le questionnaire de l'An X, d'autres sont peu connus voire inédits et apportent un éclairage important pour enrichir la connaissance des communautés rurales de cette période et des rapports qu'elles entretenaient avec les autorités. En considérant les écrits de l'administration ou des maires comme de véritables témoignages de leur époque mais aussi de la pensée des auteurs et de leurs représentations, les rapports et mémoires concernant la Corse deviennent autant de textes à valeur ethnographique. Ce travail est une contribution à une histoire économique de la Corse saisie au travers des productions alimentaires émanant des communautés agro-pastorales avant leur lent déclin. Il est également une étude de la mise en place des prémices du libéralisme tant au niveau des mesures que de l'argumentaire déployé face aux dispositifs traditionnels et usages qui cherchent à assurer leur continuité. Il vise également à discerner les forces en présence et les rapports qui sous tendent en interne les fonctionnements sociaux soumis à l'accélération des transformations économiques.
Cet ouvrage à l'iconographie inédite propose une approche cognitive et phénoménologique des empreintes lato sensu : à la fois les traces réelles laissées par les hommes ou les animaux, mais aussi les empreintes dites "merveilleuses" , généralement des signes pédiformes sur supports lithiques. Un parcours passionnant à travers les continents, les civilisations, les époques et les pratiques, des déserts africains au bitume de nos villes. Philippe Pesteil est professeur d'anthropologie à l'Université de Bretagne occidentale (Brest) depuis 2017 et membre du Centre de recherche bretonne et celtique. Spécialiste de l'anthropologie de l'alimentation et des minorités, il a effectué des recherches sur le terrain en Corse, Iakoutie (République de Sakha, Russie) et en Sardaigne.
Ce catalogue recense les incunables conservés dans les bibliothèques publiques de Corse. On désigne sous ce terme les ouvrages généralement publiés avant 1500, et qui remontent au berceau de l'imprimerie. Les notices détaillées de chaque exemplaire sont complétées de planches qui donnent du corpus répertorié une représentation plus concrète. Enfin, les commentaires des planches et les notices biographiques des auteurs situent ces éditions dans le contexte socioculturel de l'époque dont elles sont le reflet et permettent d'ouvrir un domaine de notre patrimoine aujourd'hui difficile d'accès aux non spécialistes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.