Durant la Seconde Guerre mondiale la résistance au nazisme en France a été l?oeuvre d?hommes et de femmes de toutes origines sociales, politiques et nationales. Parmi ceux-ci les étrangers ont occupé une place décisive. Venus en France pour des raisons économiques ou politiques, beaucoup fuyaient les fascismes, ils se sont battus pour le pays qui les avait accueillis. Ce fut aussi le cas de nombreux combattants africains et maghrébins issus des colonies, simples sujets de l?Empire français. La résistance de ces milliers d?étrangers, souvent anonymes, a été longtemps effacée d?une mémoire et d?une histoire qui se voulaient exclusivement nationales. Cet ouvrage retrace les raisons et les étapes d?un engagement pour la liberté dans lequel beaucoup laissèrent leur vie. Cet épisode héroïque a été d?évidence un facteur d?intégration après la guerre. Sa mémoire doit l?être également aujourd?hui. Illustré par une abondante documentation iconographique, souvent inédite, le récit historique de Denis Peschanski met en lumière l?une des pages les plus tragiques et les plus belles de l?histoire contemporaine : le combat de résistants venus d?ailleurs qui, dans la tourmente ont fait leur la phrase de Goethe : "Tout homme a deux patrie, la sienne et la France". Le film de Jorge Amat, placé en fin d?ouvrage, raconte de façon passionnante la lutte, la traque et la chute du groupe de l?Affiche rouge de janvier à novembre 1943. À la manière d?une enquête documentaire le film propose une reconstitution historique croisée de la traque des membres du groupe Manouchian par la police française à partir des archives judiciaires et policières de l?époque et des archives de combattants. En bonus DVD : Un entretien avec Irma Mico, résistante de la Main d?oeuvre Immigrée (M.O.I.) et le témoignage de Jean-Jacques Thiéfine, commissaire honoraire.
Nombre de pages
115
Date de parution
24/10/2013
Poids
532g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782708242470
Titre
Des étrangers dans la Résistance. Avec 1 DVD
Auteur
Peschanski Denis
Editeur
ATELIER
Largeur
210
Poids
532
Date de parution
20131024
Nombre de pages
115,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre le décret du 12 novembre 1938, qui permit d'interner les " indésirables étrangers " dans des centres spécialisés, et la libération du dernier interné en 1946, six cent mille hommes, femmes et enfants ont été enfermés dans les camps français. Denis Peschanski fait ici l'histoire d'un phénomène à la fois durable et massif, que de rares ouvrages pionniers n'avaient abordé que partiellement. Républicains exilés de la guerre d'Espagne, puis " ressortissants des puissances ennemies " - qui, pour la plupart, avaient fui les persécutions antisémites et la répression politique -, enfin quelques centaines de communistes français furent les premiers à subir des mesures d'exception nées de situations d'exception. Avec l'instauration du régime de Vichy et l'occupation, communistes, Juifs et Tsiganes, ainsi que les droits-communs et les marché-noir devinrent les victimes de la politique d'internement. A partir de l'été 1942, suivant la logique d'extermination de la Solution finale, les camps se transformèrent en antichambres de la mort pour soixante-quinze mille Juifs de France déportés à Auschwitz. Ils furent remplacés, à la Libération, par tous les suspects de la Collaboration. La France des camps, à partir d'une cartographie précise, dessine ainsi la géographie inattendue d'un archipel. Deux cents camps, avec leurs bâtiments, leurs aménagements, une administration, des ministères de tutelle aux gardiens, des rapports socio-économiques avec leur région, une société internée, des solidarités, une entraide officielle et non officielle, dont la description concrète est permise par des archives abondantes, auxquelles s'ajoutent les témoignages poignants des internés eux-mêmes. Un épisode crucial de l'histoire de la France en guerre est là retracé, face aux simplifications des reconstructions mémorielles, dans sa diversité, sa complexité : son exacte réalité.
Comment peut-on penser la mémoire comme objet des sciences sociales sans prendre en compte les dynamiques cérébrales ou cognitives? Comment peut-on penser la mémoire comme objet des sciences du vivant sans prendre en compte les dynamiques sociales inscrites dans l'histoire? La double question est iconoclaste pour des champs disciplinaires restés trop longtemps cloisonnés. Nous postulons pourtant qu'elle est valide et permet d'explorer les frontières de la connaissance. Nous faisons donc le pari que d'une double confrontation naîtra une meilleure connaissance des phénomènes mémoriels.
Depuis les années 1980, Denis Peschanski s'attache à mieux comprendre la France des années noires. Il s'est attaché à visiter ou revisiter la France de Vichy, avec des études sur la répression, la politique antisémite et la déportation des juifs de France. Il a étudié la Résistance, celle des communistes sur fond de stratégie mouvante, celle des étrangers comme celle des " vichysto-résistants " (on lui doit la formule aujourd'hui largement répandue). Mais, on le sait, les comportements des Français ne se réduisent ni à la collaboration ni à la Résistance et il propose une autre grille de lecture que celles habituellement reprises. Au c'ur de ces comportements se pose la question des représentations, question qu'on retrouve après l'événement, quand vient le temps de la mémoire, à laquelle il consacre ses travaux les plus récents dans une perspective transdisciplinaire. L'ensemble forme donc un tout cohérent. Denis Peschanski s'inscrit dans la nouvelle école historiographique de la France des années noires, une France dont il dessine au cours des années un tableau abouti alors même que cette période reste cruciale dans la construction identitaire du pays et dans les références de son peuple.
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.