On ne naît pas féministe, alors comment le devient-on ? Précurseure de l'histoire des femmes, Michelle Perrot, 94 ans, livre ici un magnifique texte à la fois intime et théorique, livre d'histoire et autobiographie. Celle à qui son père conseillait de ne pas se mettre trop tôt un homme sur le dos, qui se rappelle avoir toujours voulu être comme les autres, abolir les différences avec les hommes, aborde son cheminement, de l'engagement chrétien au féminisme en passant par le communisme. Son itinéraire intellectuel, depuis sa thèse où elle voit rétrospectivement un regard presque masculin sur les femmes, donne à voir un siècle de changements sociétaux et la profondeur historique des luttes qui agitent aujourd'hui nos sociétés. Première historienne à enseigner l'histoire des femmes en France, en 1973, Michelle Perrot nous emmène dans une épopée au féminin en explorant toutes ses ramifications : l'histoire de l'accession à l'égalité, l'histoire du patriarcat, l'histoire du mouvement féministe et des grands débats qui l'ont parcouru et structuré, sur le corps, le genre, l'universalisme contre le différentialisme, la sororité, MeToo. Dans ces pages, la grande histoire se mêle au destin des femmes qui ont porté leur cause et l'on voisine avec Artemisia Gentileschi, Olympe de Gouges, Lucie Baud, Christine Bard, Hubertine Auclert ; l'on dialogue avec Monique Wittig, Arlette Farge, Yvette Roudy, Antoinette Fouque... La pensée lumineuse de Michelle Perrot, sans rien omettre des sujets les plus épineux, permet de déconstruire et parfois même de dépasser les clivages du féminisme contemporain. Le livre essentiel d'une pionnière, témoin d'un siècle de féminisme, dont l'engagement n'a d'égal que sa hauteur de vue.
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Nombre de pages
208
Date de parution
18/01/2023
Poids
262g
Largeur
140mm
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EAN
9782246830276
Titre
Le temps des féminismes
Auteur
Perrot Michelle ; Castillo Eduardo
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
262
Date de parution
20230118
Nombre de pages
208,00 €
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Archiviste paléographe, formée par l'Ecole des chartes, Edith Thomas s'est fait connaître d'abord comme auteure de romans. Rapidement engagée dans la presse de gauche pendant la guerre d'Espagne, membre active de la Résistance, au sein de laquelle elle fonde, avec Jean Paulhan et Claude Morgan, le Comité national des écrivains, elle adhère au Parti communiste en 1942 ; elle le quittera en 1949. Historienne et féministe, elle publie Les Femmes de 1848, avant d'enquêter sur le rôle des révoltées pendant la Commune. D'où son livre fameux Les "Pétroleuses" (1963). L'une d'elles, qui assume carrément ce terme injurieux infligé par les Versaillais, était Louise Michel, devenue une figure emblématique de l'insurrection parisienne de 1871. Dans cette biographie célèbre, jamais remplacée, Edith Thomas retrace la vie de cette femme hors du commun, avec sympathie mais aussi avec la rigueur qu'impose le métier d'historien, servie par une écriture de romancière. Comment la modeste institutrice Louise, qui s'essaie à la poésie et entretient une correspondance affectueuse avec Victor Hugo, est-elle devenue une combattante de la Commune ? Comment, après sa déportation en Nouvelle-Calédonie, s'est-elle lancée dans une infatigable campagne en faveur du socialisme anarchiste ? Edith Thomas raconte cette vie exaltée dans un ouvrage pionnier à tant d'égards. Paru en 1971, l'année du centenaire de la Commune, il était posthume : Edith Thomas l'avait achevé juste avant de mourir. Le voici réédité avec une préface inédite de Michelle Perrot.
Résumé : On ne naît pas féministe, alors comment le devient-on ? Et comment le féminisme est-il arrivé jusqu'à nous ? Michelle Perrot, une des premières universitaires à enseigner l'histoire des femmes en France au début des années 1970, revient avec Eduardo Castillo sur ce qui a construit son engagement et commente avec justesse les luttes qui agitent aujourd'hui nos sociétés. Cet ouvrage explore l'histoire du patriarcat et des progrès vers l'égalité, mais aussi les grands débats sur le droit à disposer de son corps, l'essentialisme, l'universalisme, #MeToo. On y dialogue avec Olympe de Gouges, Hubertine Auclert ou encore Simone de Beauvoir, ainsi qu'avec la nouvelle génération de penseuses et de militantes. Théorique autant qu'autobiographique, Le Temps des féminismes met en perspective les clivages du féminisme contemporain, avec la générosité et la distance d'historienne de Michelle Perrot.
Navarre Maud ; Perrot Michelle ; M'Bondjo Maud ; W
Un livre pour rendre visibles des figures féminines qui ont jalonné l'histoire des idées, alors qu'elles ont été peu considérées, voire évincées de la mémoire collective. Que nous enseignent les quatre-vingt-sept figures féminines qui ont jalonné l'histoire des idées ici rassemblées ? Leurs réflexions ont emprunté des voies différentes de celles des hommes, comme la philosophie de l'amour, la littérature romanesque, les sciences de l'éducation, la psychologie et la psychanalyse, l'étude des discriminations, des minorités et du genre, le care... Une situation due sans doute aux centres d'intérêt de ces femmes, à leur rôle assigné, mais aussi aux résistances masculines auxquelles elles se sont heurtées, et qui les ont incitées à inventer leurs propres sujets de recherche. Cet ouvrage montre la richesse de la production féminine, encore perçue parfois comme moins légitime que celle des hommes.
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...
J'en arrive au principal, à la raison pour laquelle nous sommes au tribunal : le "passionnément antisémite". Allons au fond des choses. L'éventuel antisémitisme de La France insoumise et de son chef serait un problème crucial pour les juifs de ce pays mais, bien au-delà, pour nous tous, catholiques, musulmans, athées ; l'antisémitisme étant toujours, en Europe, un avertissement d'incendie, pour citer le philosophe Walter Benjamin. Alors, de quelle base factuelle disposons-nous pour justifier ce "passionnément antisémite" ? " . R. M.