Qu'est-ce qu'un événement littéraire au XIXe siècle ?
Perrin-Saminadayar Corinne
PU SAINT ETIENN
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EAN :9782862724799
La notion d'événement littéraire est née au dix-neuvième siècle, au moment où la littérature se constitue en objet historique, cependant que la médiatisation croissante du champ culturel entraîne des pratiques et des stratégies radicalement nouvelles. La conception événementielle de la littérature met au premier plan les critères d'écart, d'originalité ou de rupture, que ce soit dans l'appréhension des chefs-d'œuvre du passé ou la réception des productions contemporaines : La reconnaissance de ce qui fait événement engage nécessairement une (re)définition de la littérature. Question lourde d'enjeux, au moment où l'essor de la presse et les bouleversements du marché culturel imposent des règles inédites, souvent ressenties comme traumatisantes : la valeur d'une œuvre est-elle réductible à son impact événementiel ? Celui-ci constitue-t-il une instance de légitimation ? Un événement littéraire est-il encore possible dans le système éditorial moderne qui s'esquisse alors ? Le débat est aussi complexe que décisif : il questionne les effets sociaux de la littérature, et, au-delà, son possible impact sur l'histoire. L'événement littéraire oblige à se demander ce qu'est, ce que vaut, ce que fait la littérature.
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Nombre de pages
318
Date de parution
15/05/2008
Poids
570g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782862724799
Titre
Qu'est-ce qu'un événement littéraire au XIXe siècle ?
Auteur
Perrin-Saminadayar Corinne
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
158
Poids
570
Date de parution
20080515
Nombre de pages
318,00 €
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1866. Un jeune machineur au chômage, Etienne Lantier, se fait embaucher aux mines de Montsou, dans le nord de la France. Il fait connaissance avec une famille de mineurs, les Maheu, et tombe amoureux de leur fi lle Catherine, convoitée par un ouvrier violent, Chaval. Indigné par les conditions de travail exténuantes et la famine qui sévit chez les mineurs, Lantier insuffl e des idées révolutionnaires, et la mine se révolte. La grève s'installe, et tout devient permis : espoir, lutte, envie de justice... jusqu'à l'inévitable catastrophe. Sombre et dense, à la tension palpable, Germinal n'a rien perdu de sa force dénonciatrice de l'injustice sociale et se lit comme un fl amboyant plaidoyer pour les valeurs de la classe ouvrière.
La trilogie de Vallès - L'Enfant, Le Bachelier, L'Insurgé - apparaît, à maints égards, comme l'oeuvre d'une vie. Ces trois romans imposent leur auteur comme un écrivain de premier plan ; ils marquent le bilan (et le couronnement) d'un itinéraire révolutionnaire. Le jeu des titres et des dédicaces souligne le double objectif du romancier : la "fiction autobiographique" construit un moi en prise directe sur le présent, l'histoire, la révolution ; le destin individuel du protagoniste dessine d'autre part, en creux, le parcours de toute une génération en butte à un "monde mal fait", dans lequel l'affirmation heureuse de l'individu ne peut passer que par l'insurrection. Autobiographie romanesque et contre-roman d'apprentissage, la trilogie n'a cependant rien d'une oeuvre à thèse, monolithique et dogmatique : elle se caractérise avant tout par la polyphonie, le croisement des discours, le perpétuel vacillement des registres et des tonalités narratives. Ecrire la révolution passe nécessairement, pour Vallès, par une révolution de l'écriture : c'est ce que donne à lire, exemplairement, le récit fondateur qu'est L'Enfant". Corinne Saminadayar.
Jules Vallès (1832-1885) a, toute sa vie, défendu la «liberté sans rivages». Cette passion libertaire en fait l?un des premiers avocats des droits de l?enfant et lui inspire une inépuisable indignation contre les enfers sociaux où croupissent les victimes d?un «monde mal fait».
L'étude de l'architecture du XIXe siècle a atteint un stade où s'opère un virage méthodologique, deux générations d'historiens et de critiques de l'architecture ont réhabilité ce siècle qui avait été réduit à une caricature par les polémiques du modernisme architectural. Cette réhabilitation a débouché sur une représentation beaucoup plus complexe des questions théoriques et une redéfinition formelle de la période. Ces dernières années de nombreux chercheurs - notamment des historiens plus jeunes attirés par le XIXe siècle - ont commencé à poser une série de questions de plus en plus interdisciplinaires, cherchant à situer les thèmes et défis principaux de la pensée et de la pratique architecturales par rapport aux préoccupations culturelles et épistémologiques plus vastes de cette période. Plutôt que l'époque du revivalisme banal, le XIXe siècle pourrait maintenant se caractériser comme l'une des périodes d'expérimentation les plus dynamiques de l'histoire de l'architecture qui a exploré sans relâche le statut épistémologique même de l'architecture en tant que discipline et a mis en question sa propre autonomie en cherchant de nouvelles alliances ou inspirations dans d'autres disciplines, modes d'interrogation ou systèmes de classification.
Comme architecte-urbaniste de Brasilia, Lucio Costa a dessiné l'acte de naissance de la civilisation brésilienne. La plus grande ville-parc du monde, reconnue par l'UNESCO patrimoine de l'humanité, 27 ans après sa fondation, propose " une nouvelle alliance " entre patrimoine et modernité, nature et urbanité : une alternative d'écologie urbaine. Par sa pensée transdisciplinaire mûrie au c?ur des interactions de la triple dimension de son métier - technique, politique, artistique - Lucio Costa suggère un autre paradigme pour déchiffrer notre époque : " Théorie des Résultantes Convergentes ". Par la courbe de sa vie - 1902-1998 - fondée sur une éthique du dépouillement, de la confiance et de l'ouverture, il nous offre plus qu'un témoignage humaniste, peut-être une sagesse de XXe siècle. Jean-Loup Herbert.