Pourquoi les sciences économiques nous conduisent "dans le mur" ? Reconsidérer nos visions du monde,
Perrin Jacques
L'HARMATTAN
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EAN :9782296552630
Peut-on sortir du dilemme entre croissance économique (PIB) pour lutter contre le chômage et décroissance pour préserver notre environnement ? Pour dépasser ce dilemme il nous faut changer notre manière d'apprécier la richesse et changer notre mode de développement. La force du PIB est de refléter une convention socio-économique qui fait de l'argent la mesure de la valeur des choses. Il nous faut arrêter d'identifier la valeur des biens et des services à leur seule valeur d'échange, c'est-à-dire à leur prix. Pour reconsidérer la richesse, il nous faut aussi prendre en compte la valeur d'usage et notamment l'utilité sociale dans notre manière d'apprécier la valeur économique des biens et services produits. Il nous faut donc remettre la valeur économique au centre de nos réflexions. A travers l'histoire de nos sociétés, on peut découvrir que la notion de richesse a évolué en fonction de l'évolution des systèmes de valeurs de ces sociétés, et plus encore en fonction des "visions du monde" qui orientent et organisent les comportements des individus au sein de chaque société. L'ambition de cet ouvrage est de faire des propositions pour réfléchir aux principales caractéristiques que devrait avoir la notion de valeur et de richesse économiques pour répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux de nos sociétés au début de ce XXIe siècle. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur les moyens à mettre en oeuvre, aujourd'hui, pour permettre aux générations futures : d'habiter une planète Terre qui soit encore écologiquement accueillante ; de vivre au sein d'organisations sociales et politiques qui soient "force de vie" c'est-à-dire qui donnent envie de vivre ensemble tout en favorisant le plein développement des potentialités de chaque individu.
Nombre de pages
225
Date de parution
21/09/2011
Poids
355g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296552630
Titre
Pourquoi les sciences économiques nous conduisent "dans le mur" ? Reconsidérer nos visions du monde,
Auteur
Perrin Jacques
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
355
Date de parution
20110921
Nombre de pages
225,00 €
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La conception est au cœur de l'innovation. Les performances et la compétitivité des firmes innovantes se construisent aujourd'hui à partir de leur capacité à organiser et à gérer leurs processus de conception et de développement de nouveaux produits. Pour les entreprises, les enjeux sont de plusieurs ordres. Il s'agit d'abord de réussir à développer une compétence collective à partir de contributions et d'expertises éclatées dans des fonctions, des personnes et des métiers différents. Il faut ensuite, pour cela, organiser de nouvelles formes de travail permettant de renforcer la coopération entre individus et entre organisations distinctes. Cet objectif amène à revoir, d'une manière fondamentale, les méthodes de pilotage des processus de conception et le choix des critères d'évaluation de ces processus. C'est à cette tâche que tente de répondre le présent ouvrage, d'un point de vue qui relève à la fois des sciences économiques et des sciences de l'ingénieur. L'organisation et le management des activités de conception ont fait en France l'objet de différents travaux. Aucun travail systématique n'avait cependant encore été entrepris dans le domaine du pilotage et de l'évaluation des processus de conception. Cet ouvrage est la production d'un réseau scientifique, le groupe ECOSIP (Economie des Systèmes Intégrés de Production). Cette association réunit des praticiens gestionnaires et des universitaires intéressés par l'analyse des transformations en cours dans l'organisation et l'instrumentation du pilotage d'entreprise. Sept grandes entreprises se sont impliquées dans le programme, les partenariats se concrétisant notamment sous la forme d'accueil de doctorants dans le cadre de conventions CIFRE.
La différence majeure entre les sciences fondamentales et les sciences de l'ingénieur tient au fait que les finalités de ces dernières sont la conception et la réalisation concrète d'objectifs. Pourtant, si les formations d'ingénieur ont beaucoup évolué depuis les dernières décennies et que les formalisations mathématiques et les analyses technologiques y ont pris une place prépondérante, la formation à la conception a régressé, à tel point que les élèves ingénieurs peinent aujourd'hui à utiliser leurs connaissances pour concevoir de nouveaux composés, procédés ou systèmes. L'ambition de cet ouvrage est d'apporter une contribution au repérage et à la définition de pistes de prospection. Il met en lumière la double caractéristique de la démarche de conception, reposant autant sur la rigueur et le raisonnement scientifique que l'imaginaire et la créativité, et située à l'exacte croisée des chemins de la science et de l'art. Cet ouvrage intéressera en particulier les épistémologues et tous ceux faisant de la question de la conception l'objet de leur réflexion ou de leur action.
Le processus central de l'innovation n'est pas la science mais la conception ", la conception d'objets ou de systèmes matériels ou immatériels. En se basant sur ce constat établi par Nathan Rosenberg, économiste et historien des techniques, ce livre a pour objectif de rendre compte des processus de production des innovations à partir des connaissances développées au sein des sciences de la conception. Inventer, innover, c'est concevoir de nouveaux objets techniques, c'est en même temps produire de nouvelles connaissances techniques dans le cadre d'objectifs et au sein d'une pratique, d'une action. L'innovation n'est donc pas le fruit du hasard, les processus d'innovation peuvent être modélisés, organisés et pilotés grâce aux méthodes de conception. L'approche suivie dans cet ouvrage est illustrée par de nombreux exemples empruntés à l'histoire des techniques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...